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20/10/2008

Burnouté

Minée par la crise économique, une actualité plus que foisonnante, les nouvelles familiales et des projets extra-20 Minutiens, l'équipe de Starsky & Hutch met son blog en sommeil pour quelques semaines, en comptant bien retrouver l'énergie pour repartir de plus belle !

 

La reprise fera of course l'objet d'une newsletter : inscrivez-vous pour être tenus au courant !

 

A très vite et un grand merci à tous ceux qui nous encouragent à continuer !

 

Raoul Duke, cobaye Wiki-crash test

14/09/2008

Trop rare

Tagué sur un 4x3 sans affiche, à l'angle square Sébastopol - rue Monte Cristo :

"Je n'ai rien à vendre"

I see, a reflection

Mouhâhaha ! Un journaliste de 20 Minutes s'est glissé dans une photo de La Marseillaise du 13 septembre. Sauras-tu le découvrir ?

13/09/2008

On aurait pu dire, oh Dieu, bien des choses en somme en variant le ton

Dès qu'un journaliste de 20 Minutes est en société (reportage, conférence de presse, réunion de famille, soirée), il sait qu'il va être confronté à cette sempiternelle conversation :

-Et vous/tu travailles dans quel journal ?

-20 Minutes !

-Ah bon ?! Ils ont des journalistes ?! Je pensais que c'était juste des dépêches AFP !

A ce stade, plusieurs options s'offrent à nous. Par exemple tenez :

Logique

-Effectivement, je ne suis pas là. Je suis transparent, je suis concept.

Classique

-Ben non tu sais tous les journaux utilisent l'AFP. Nous on fait le plus gros des articles avec nos propres infos, et pour le reste on utilise l'AFP.

Cynique

-Ah ben oui mais tu sais faut quand même bien quelqu'un pour les sélectionner et les mettre en page les dépêches, ha ha !

Belliqueux (jetant un Perrier-citron à la figure du fat)

-Monsieur, je choisis l'épée ! Sept heures trente demain sur le pré, amenez vos témoins !

Pratique

-Merde ! Grillé... Ecoute, ça peut rester entre nous ? Sinon j'ai aucune chance de conclure ce soir...

Certaine de ces options ont déjà été testées. Malheureusement, si elles ont le mérite de remettre le maladroit à sa place, elles plombent quelque peu l'ambiance.

 

Raoul Duke, master 3 Bergerac

 

12/09/2008

Au temps pour la fancy-fair

On le craignait, et Dro Kilndjan, programmateur du festival , l'a confirmé : il n'y aura pas d'auto-tamponneuses pour la dixième édition de Marsatac. "On a encore plus de chapiteaux, on n'a plus assez de place", explique Dro. Dommage : en 2006, les auto avaient eu un très vif succès pour aider les spectateurs à patienter entre deux concerts.

En revanche, Marsatac a fait un gros travail pour améliorer encore le son : "On a travaillé à la fois sur la sono et la distance entre les scènes, détaille Dro. Mais c'est difficile parce qu'on joue sous chapiteaux, ouverts en plus vers le plein air."

Tout semble fin prêt pour la dixième édition. La onzième, en revanche, ne sait toujours pas où elle va loger l'an prochain. On croise les doigts pour les plages du Prado : après tout, on y a bien mis la coupe du monde de beach soccer.

 

Pourquoi tant d'encre ?

Rencontre jeudi matin avec l'avocate de Fatna, mère adoptive du petit Mohamed. Me Picard-Dabée estime que cette affaire "relève d'un grand concours de circonstances" qui aurait pris des proportions démesurées. La thèse peut étonner, elle n'en est pas moins fondée.

Primo, il faut se rappeler de la chronologie de l'affaire : le petit garçon est retrouvé errant tout seul le 5 août, période à laquelle il y a peu ou pas d'actu nationale. Condition sine qua non, à mon sens, pour que cette histoire ait un énorme retentissement.

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Deuxio, les thèse envisagées par la presse : quand on apprend que Mohamed n'est pas le fils biologique de Fatna, tout le monde pense à une adoption réalisée uniquement pour toucher plus d'allocs.

La question se pose -le parquet l'a creusée- mais si elle s'était vérifiée, aurait-ce  pour autant été l'affaire du siècle ? Loin de là, au regard de l'éventuel péjudice pour la CAF.

La police a démantelé l'an dernier en Paca des réseaux de faux allocataires, dans des hôtels meublés ou au sein d'entreprises, une dizaine d'affaires pour un montant total dépassant 1,5 million d'euros. Rien à voir avec les alloc versées pour un enfant de deux ans.

Harcelé de questions sur le petit Mohamed, le parquet finit par faire une conférence de presse. Le procureur Jacques Dallest traîne les pieds : "Vous avez pas mieux à faire ? Il y a pas d'autres choses dans l'actualité ?" lance-t-il, moitié-sérieux, moitié-plaisantant, aux journalistes en arrivant dans la bibliothèque-salle de presse du tribunal.

Tout au long de la conf', le procureur martèle qu'il reste beaucoup de zones d'ombre. "La difficulté, c'est de ne pas surdramatiser", tempère-t-il. En sortant, plusieurs confrères sont déçus. "Ca se dégonfle, cette affaire."

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Tertio, le choc des photos. Comparons les deux images actuellement disponibles du petit Mohamed. La première, la plus connue, a été prise quand sa mère était encore recherchée. On voit Mohamed pleurant, hurlant, le visage tordu de tristesse. Depuis vendredi, une nouvelle photo est disponible, fournie par Fatna. Lisez un même article après avoir vu une photo, puis l'autre, l'effet est saisissant.

Au final, on a effectivement une affaire qui a pris plus d'importance qu'elle ne devrait en avoir. Parce qu'une mère qui aurait adopté un enfant juste pour toucher des allocs, c'est plus romanesque, plus illustrable, plus émotionnel, que des fraudes à grande échelle commises par des comptables dans des entreprises.

Nous autres journalistes (moi compris) sommes en train de tuer notre métier en cherchant toujours l'histoire la plus simple et la plus directe. Le goût des lecteurs pour ce genre d'histoire est complice du meurtre.

 

Raoul Duke, apprenti Détective

 

(Photos AFP)

11/09/2008

Us et coutumes

Passé déjeuner avec nous, notre pigiste Laurent accroche du regard mon bureau :

-Tu t'es pas fait engueuler pour le bordel ?

-Oui mais tu sais à force c'est plus un rituel qu'autre chose, elle sait que malheureusement ça reste comme ça

-Ben voyons !

Quelques heures plus tard, un incident venait une fois de plus donner raison à Starsky. Cherchant vainement dans notre doc' le dossier "Plus Belle la Vie", je le retrouvai au bout d'un quart d'heure, sur mon bureau, enfoui sous 5cm de papiers.

 

30/08/2008

Nous venons déjà de frôler l'incident...

La visite de MAM a d'ailleurs failli être le théâtre d'une tragique méprise. Ministre oblige, la maison poulaga avait mis les petits plats dans les grands niveau sécurité à la cité Félix Pyat : tireur d'élite du GIPN sur le toit, policier flashball à la main, collé à la ministre, nuée des gars de la BAC en civil tout autour*.

Devant le déploiement de force, je charrie un peu Rémy, de Rue 89, qui porte toujours un badge RESF sur son sac, sur l'air de "tu vas te faire arrêter avec ça".

La visite commence, Rémy et moi restons dans le premier cercle autour de MAM, pour essayer d'entendre ce qu'elle dit.

Fin connaisseur de la police, Ian, photographe de Réa, est un peu en retrait, là où les flics discutent à radio ouverte, sans risque de gêner la visite.

Alors qu'on poireaute au pied d'un immeuble, Ian se dirige vers Rémy :

-Tu sais que t'as failli te faire arrêter !

-Ah bon ?

-Ben oui tout à l'heure à la radio ils disaient : "Y à un badge RESF ! A côté du chauve !" Heureusement il y en a un qui a dit : "C'est bon, il est "presse"."

Sur le coup, on a bien rigolé en imaginant ce qui ce serait passé s'ils n'avaient pas vu nos badges presse. Quelques jours plus tard, avec le recul, j'ai un peu moins rigolé.

 

Raoul Duke, journaliste bobo gauchiste

 

*Dont un très discret équipé de son revolver de service dans son holster, tonfa dans la poche arrière, radio, gilet pare-balles, le tout recouvert par un T-shirt histoire qu'on ne voie rien.

 

29/08/2008

Bis repetita placent

Dans le tumulte de notre départ en vacances, j'avais oublié de vous raconter la visite de Michèle Alliot-Marie à Marseille, le 8 juillet dernier.

L'objet de la visite en lui-même était déjà baroque : MAM venait installer une des ses "unités territoriales de quartier", des flics qui vont faire exactement la même chose que la police de proximité, enterrée par Sarkozy quand il était ministre.

A Marseille, en plus, on l'a même pas attendue pour faire de la "pol-prox" : ça fait 17 ans (oui, dix-sept*) qu'on bénéficie d'une unité de prévention urbaine, des flics qui vont en civil et sans arme faire le tour des asso, des salles de sport, des centres sociaux etc. pour faire le lien avec les habitants et, le cas échéant, faire remonter leurs doléances.

Ca n'empêche sûrement pas la délinquance, mais ça figure parmi les raisons (avec l'OM, la plage, la topographie etc.) pour lesquelles les "quartiers" n'explosent pas à Marseille. Il y a l'économie souterraine aussi, bien sûr, mais elle doit être tout aussi importante à Paris, et Paris explose quand même.

Et puis pour une fois que l'Etat envoie quelques flics supplémentaires pour faire autre chose que de la répression pure et simple, on va pas cracher dessus...

 

Raoul Duke, criminologue par correspondance

 

*Grâce soit rendue aux directeurs de la sécurité publique qui, allant parfois à l'encontre de l'air du temps politique, ont préservé cette unité. Itou pour les centres de loisirs de la police qui organisent les activités sportives sur les plages pendant l'été.

 

Vitesse moderne

Lu sur un panneau routier, sur l'A7 :

"Moins vite = moins cher"

26/08/2008

Que de la boucheu

Cri du coeur de Bernard Latarjet, directeur de la candidature pour Marseille-Provence 2013 :

"La faiblesse de notre dossier dont je n'ai pas parlé, le handicap le plus lourd, c'est le scepticisme. Et quand je parle de scepticisme je suis poli. Ca c'est un vrai handicap. Quand on entend des députés du territoire ricaner à Paris sur notre candidature, c'est terrible. Parce que tout finit par se savoir au sein du jury, à Bruxelles."

L'accusation est lourde, mais vraie. Plusieurs responsables politiques locaux de haut niveau ("senior" comme on dit dans la presse américaine) ne se privent pas de dire "off" que Marseille a déjà perdu la course pour être capitale européenne.

Latarjet, au contraire, croit dur comme fer dans les chances phocéennes. Il est payé pour, direz-vous. Certes, mais son argumentaire est quand même très pertinent.

En gros : de par son métissage, ses tensions sociales, son ouverture vers l'Orient, son économie de l'échange, Marseille est à la pointe de tous les défis auxquels vont être confrontées les grandes villes européennes. L'argument portera-t-il ? Réponse le 16 septembre.

D'ici là, Latarjet enjoint tout le monde à l'optimisme : "Même si vous n'êtes pas convaincus qu'on peut être capitale européenne de la culture, dites quand même que vous la voulez !" Sourions encore quinze jours et Marseille est sauvée.

 

Raoul Duke, docteur en journalisme

 

22/08/2008

Ici Londres

"Je relisais le télégramme : "Rentrez à Paris".

"C'était une idée de mon journal. Chacun sait que, les journaux ayant des idées sur tout, il faut se garder de discuter les idées de son journal, principalement quand elles sont accompagnées d'un chèque en bonne forme."

Albert Londres, Dans la russie des soviets, 1921

No sitting

Marseille fait la chasse aux bancs publics et une lectrice de Rue 89 s'en offusque fort justement ici.

 

Argent ne dort jamais

Les élus le pressentaient, mais c'est toujours bon à mettre noir sur blanc : le Canard (20/8) souligne que les dotations de l'Etat aux collectivités locales vont augmenter moins vite que l'inflation. Même l'UMP, qui préside l'association des maires de France, s'en inquiète.

Car ces dotations représentent une part importante (30% à 50%) des finances des collectivités. De son côté, l'Etat jure ses grands dieux que les dotations augmentent. C'est vrai mais, comme l'explique le Canard, c'est surtout dû à la hausse des remboursements de TVA. Devant le désengagement de l'Etat, communes et agglo investissent davantage, et donc l'Etat leur rembourse plus de TVA*.

Tout ça n'est pas de bon augure pour la communauté urbaine de Marseille, déjà lourdement endettée. Comme l'a confirmé le débat sur le rapport de la chambre régionale des comptes, la promesse de la gauche de "ne pas augmenter les impôts en six ans" a déjà du plomb dans l'aile.

 

Raoul Duke, apprenti financeur public

 

*Remboursement après un petit délai permettant une savante martingale qu'avait détaillée à la presse Jean-Louis Tourret, adjoint (UMP) au maire, chargé des finances : l'Etat rembourse la TVA avec un délai conséquent, disons un à deux ans. Pendant ce temps, l'argent repose dans un compte où il produit des intérêts, que l'Etat conserve bien évidemment. Pour des investissements comme le tramway (presque 500 millions d'euros), ça peut représenter une jolie somme.

 

Importance d'être constant

Profond de soupir de Starsky posant le regard sur mon bureau, alors qu'elle parle au téléphone :

-C'est pas possible, c'est innomable, c'est toujours autant le bordel. La seule fois où c'était vraiment présentable, c'est quand je me suis assise à côté de lui et que je lui ai expliqué comment il fallait ranger...

-Oui mais maintenant au moins il n'y en a plus sous la table, faut voir le côté plein du verre...

-Mais ça fait quatre ans que je vois le côté plein du verre !

21/08/2008

Neighbourhood watched

Taggé sur une façade de la rue Roux de Brignolles :

« Aidez la police, dénoncez vos voisins ! »

 

Le bonjour d’Albert

Quand j’ai dit à Starsky que j’avais enfin lu Albert Londres en profondeur et que c’est génial, elle a poussé le soupir de ceux qui l’ont toujours dit mais que l’on avait jusque-là pas assez écouté. En effet, au bout de dix ans de carte de presse, l’oubli était plus que coupable, presque criminel.

Car, campé au beau milieu des années folles, Londres est ce que le journalisme devrait toujours être, même s’il ne l’est quasiment* plus : une ode au long reportage et au vagabondage, où tout peut faire un bon papier. Un mois à Cayenne pour une critique assassine du bagne, six mois à sillonner l’Hexagone pour décortiquer son système psychiatrique, tout un tour de France dans la roue des cyclistes professionnels. Et à chaque fois un rédacteur en chef qui dit «allez-y ».

Dans plusieurs de ses articles, notamment Chez les fous quand il tente de se faire interner, ou dans Marseille, porte du Sud quand il part à la rencontre du grand chef du trafic d’opium, Londres développe en plus une forme de reportage déjanté qui préfigure étonnamment le gonzo-journalisme de Hunter S. Thompson : le reporter devient personnage et acteur principal de l’article, on ne sait plus où est la réalité et où est la fiction, le tout lié par un solide sens de l’humour.

Pour ceux qui voudraient se frotter au maître, la BMVR dispose de pas moins de 25 exemplaire de ses œuvres. Pour ceux qui trouveraient rayonnage vide (notamment suite à mes emprunts), Au Bagne, une des plus grandes œuvres de Londres, est disponible ici au format pdf.

Raoul Duke, docteur en journalisme


*A part quelques magazines de grand reportage comme le New Yorker ou XXI

21/07/2008

Fiat Lux

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C'était une de mes premières rencontres d'une légende vivante marseillaise. Trois mois après le lancement du journal, j'interviewais Lux B. (et Gary) pour la sortie du premier album du Oaïstar. Starsky m'avait gentiment mis la pression sur le thème : "faut pas que tu chies ce papier, on nous accuse déjà suffisamment d'être des Parisiens".

Le jour J, calé derrière un demi à la terrasse du Pointu, j'avais mal commencé ma journée, confondant Lux avec un autre quidam. Mais une fois l'authentique repéré, la matinée avait été plus que sympa. Ouverts, curieux de tout, super marrants, les deux compères ont été des mines intarissables d'anecdotes, de réflexion et de bons mots.

Depuis, je les avais entr'aperçu sur scène, les ratant hélas lors de la soirée d'ouverture de la Fiesta 2007 où ils avaient mis le feu sous la passerelle de l'A55.

Vendredi, Massilia a annoncé le décès de Lux, à 47 ans, des suites d'une longue maladie. L'olibrius rejoint Tatie Ninja, et comme elle il va manquer à cette ville. Ceux qui veulent peuvent aller déposer un message de soutien ici.

Et pour la route, on s'offre un petit revival avec Commando Fada.



20/07/2008

Fermeture temporaire pour cause vacances

Ca se devinait depuis quelques semaines mais il vaut tout de même mieux le dire : 20 Minutes Marseille a pris ses vacances d'été depuis le 12 juillet, jusqu'au 25 août.

Ce blog a donc de très fortes chances de n'être pas actualisé d'ici là, toute l'équipe étant partie arpenter les plages de Méditerranée.

A tous ceux qui nous lisent, rendez-vous fin août-début septembre sur ce site pour la troisième saison de Starsky et Hutch !

 

Raoul Duke, docteur en brasse coulée

 

30/06/2008

Empire du milieu


 
Internaute sagace, CyberPeople a eu l'excellente idée de mettre en ligne les documentaires réalisés par France 3 Méditerranée sur le grand banditisme de Marseille et de la Côte d'Azur. Avec, à la caméra et à l'enquête, les écrivains de polar Philippe Carrese et François Thomazeau. Ci-dessus le premier volume, sur Tani, alias Gaetan Zampa.
 
 

Ville d'eau sous la glace

 
 
Après Marseille, Aix en Provence a elle aussi vécu son Freeze ! A déguster sans la musique, sauf si vous trouvez qu'une performance artistique basée sur l'immobilité se marie bien avec du Muse.
 
 

29/06/2008

Et les classiques, dans tout ça ?

La communauté urbaine est financièrement dans le rouge, le PS promet "de la sueur [sic!] et des larmes" pour les six prochaines années, et dans tout ça j'ai plus la place de parler de l'incinérateur !

Car samedi les élus communautaires ont voté* le lancement d'un audit "juridique, financier et environnemental" sur le sujet, ils ont repoussé un amendement UMP visant à régulariser une délibération sur l'incinérateur invalidée par la justice, et Eugène Caselli a annoncé qu'il ne ferait pas appel du jugement en question. N'en jetez plus !

Aspro boys

Tout repose maintenant dans les mains du cabinet d'audit qui va être retenu par MPM. Les bougres vont devoir, d'ici octobre, déterminer l'état juridique du projet, son impact environnemental potentiel et le montant à payer si on arrête tout ou si on modifie drastiquement le cahier des charges. Un boulot titanesque mais bon, hein, on va prendre des spécialistes. Et y a intérêt aussi à leur prévoir un solide stock d'aspirine.

Un exemple : juridiquement, le tribunal administratif a annulé la délibération qui a autorisé Gaudin à signer le contrat de construction avec la société Everé. Mais le contrat est-il annulé pour autant ? Les avis sont partagés. Le plan départemental des déchets, annulé parce qu'il ne prenait pas en compte l'incinérateur, doit-il être considéré à nouveau comme légal puisque la procédure de l'incinérateur vient d'être retoquée ? Aïeuh...

Le million

Plus prosaïque mais tout aussi important : si on arrête le projet, combien devra-t-on rembourser à Everé ? Quelles sommes ont-ils déjà réellement investi pour la construction ? 150 millions ? 250 ? Et comment estimer leur éventuel manque à gagner sur l'exploitation de l'incinérateur ? Réponse à l'automne...

 

*A bulletins secrets

Un C, qui veut dire CRCééééééé

Copyright Jean-Claude Gaudin, communauté urbaine de Marseille, 2008 :

"Les chambres régionales des comptes* se sont améliorées : avant, on avait affaire à des zorros qui voulaient coincer les élus."

 

*Aussi appelées CRC

PS dit, PS fait

Le PS avait promis d'analyser "sans pitié aucune" le rapport de la chambre régionale des comptes sur la gestion Gaudin à la communauté urbaine.

Promesse tenue. Il faut dire que le maire de Marseille a un peu donné le bâton pour se faire battre en concluant sa défense par un "rien d'essentiel ne nous est reproché".

Clôturant le tour de parole dans un silence de mort, Alexandre Bizaillon (PS) a alors dégainé quelques phrases assassines contenue dans le rapport : "absence de gestion des ressources humaines durant quatre ans", "doutes sur la fiabilité des comptes", "avenants systématiquement favorables aux entreprises dans le secteur des déchets", on en passe...

"C'est un constat de faillite financière, tacle Bizaillon. Un bilan assez catastrophique." Faut-il donc jeter toute l'UMP par la fenêtre ? Non ! "Aujourd'hui nous ne sommes plus en campagne, il faut trouver des solutions tous ensembles". Un coup de batte cloutée puis une poignée de main : c'est beau la co-gestion droite-gauche.

 

Il faut s'y résoudre

Lapsus de Renaud Muselier (UMP) samedi lors de l'assemblée plénière de MPM :

"Des membre de ma majorité, euh, de mon groupe."

Deux mois après, Muzo n'a toujours pas intégré qu'il n'est pas président de la communauté urbaine et que, depuis la sécession des élus marignanais, l'UMP n'y est plus majoritaire.

Minimum syndical

Chaque fois qu'on lui adresse une critique sur sa gestion, Jean-Claude Gaudin a coutume de dire en substance "si vous cherchez, vous ne trouverez rien d'illégal dans tout ce que j'ai fait".

L'argument lui a encore resservi samedi à la communauté urbaine. Épinglé par la chambre régionale des comptes sur sa gestion de MPM entre 2001 et 2006, le maire de Marseille assène : "Ce qui est important, c'est que rien d'illégal n' été relevé [...] Nous avons toujours respecté le code des marchés publics, on a pas acheté des dizaines de voitures, des hectolitres de champagne ou payé des nuits d'hôtel [...]. Ce que j'ai fait ne m'entraînera pas au tribunal, c'est pour moi le plus important."

Pour  Jean-Claude, peut-être, mais pour la collectivité ? Matois, Patrick Mennucci (PS) fait le tour des bancs de la presse : "La bonne gestion pour Gaudin, c'est de ne pas aller en prison. Vous pouvez me citer là-dessus."

La critique n'est pas infondée. Qu'un élu ne fasse rien d'illégal*, c'est le moins qu'on puisse lui demander. Qu'on examine sa gestion et qu'on la critique, c'est aussi le moins qu'on puisse faire.

 

Raoul Duke, docteur en jouralisme

 

*Ou essaie de ne rien faire d'illégal, vu la complexité des textes de lois...

Bientôt sur ce blog...

... dès que j'ai compris comment faire un montage vidéo correct : les images du concert d'Albert London, groupe formé par les journalistes de 20 Minuets Marseille, pour la fête de la musique 2007, sur le Vieux-Port. Après un an dans les cartons de Starsky, ballottée entre déménagement et accouchement, on a finalement mis la main dessus ! Stay tuned !

20:09 Publié dans Copinages | Lien permanent | Commentaires (0)

20/06/2008

Un petit coup de vice

Suite à un rapport de la Cimade, on s'est un peu penché sur les conditions d'accueil des sans-papiers à la préfecture des Bouches-du-Rhône*. Notamment le problème des arrestations au guichet du bureau des étrangers.

Les p'tits gars des Bouches-du-Rhône s'étaient déjà illustrés l'an dernier en arrêtant un sans-papiers venu déposer son dossier, quelques mois à peine après un arrêt de principe de la Cour de cassation condamnant ce genre de pratique. A l'époque, j'avais abordé le sujet, mais trop superficiellement. Le rapport de la Cimade fut l'occasion de rattraper le coup.

Plus de six mois après notre premier article sur ces arrestations, où en est-on ? Eh ben à peu près pareil. Sauf que la préfecture a tout de même la classe de ne plus arrêter les sans-papiers qu'elle a convoqué pour un entretien à propos de leur dossier de régularisation. 

Les autres, en revanche, peuvent être arrêtés au guichet s'ils n'ont pas été convoqués. "C'est comme si ils étaient dans n'importe quel lieu public", explique la préf'.

Question tout de même : comment fait un sans-papier pour venir déposer son dossier de régularisation, la toute première fois ?

Il n'a pas été convoqué, donc il peut se faire arrêter. Alors les mieux informés passent par une association comme la Cimade ou RESF, pour faire à leur place la première visite en préfecture. Les autres n'y vont tout simplement pas.

Et ils restent clandestin, à la merci du moindre contrôle d'identité. Et ça se passe tous les jours, à Marseille, France. Kafka aurait pu être un bon écrivain français. 

 

Raoul Duke, sale petit bobo gauchiste

 

*Article du 13/06/2008 :

Selon un rapport,les étrangers
seraient mal accueillis à la préfecture

Files d ’attente dès 5 h du matin,
accès laborieux à l ’information,délai
d ’instruction interminable des dos-
siers,arrestations de sans-papiers
directement au guichet …D ’après
un récent rapport de la Cimade,
les étrangers seraient en général
mal accueillis dans les préfectures
et notamment à Marseille.«Le
site de la rue Saint-Sébastien (6e)
n ’est en effet plus en phase avec
les besoins actuels,
reconnaît
Didier Martin,secrétaire général
de la préfecture des Bouches-du-
Rhône.Des travaux ont quand
même été réalisés,comme la mise
en place de guichets spécialisés
pour orienter le public.»

Dans son rapport,la Cimade dé-
nonce également la reprise des
arrestations d ’étrangers sans-pa-
piers (cinquante-six cas recensés
à Marseille en 2007)directement
à la préfecture.Démentant tout
piège tendu aux sans-papiers,la
préfecture reconnaît quelques ar-
restations «au compte-gouttes »,
mais «seulement en cas de pré-
sentation spontanée,jamais après
convocation postale,comme ce
pourrait être le cas dans n ’importe
quel lieu public »
.        Sa.M.

Rions un peu avec la secrétaire d'Etat à la Ville

Fadela Amara vient de présenter aujourd'hui son grand plan pour redynamiser les banlieues. A côtés de quelques idées simples mais efficaces (style généraliser les bus pour emmener les enfants de banlieue dans des écoles de centre-ville), se pose, comme d'hab', la question des moyens.

Après une longue concertation pour "faire un diagnostic" (paske jusqu'à présent on avait visiblement du mal à voir pourquoi les habitants des cités n'ont pas le moral), Fadela annonce un milliard d'euros dont, accrochez vos ceintures, 500 millions pour "désenclaver" les quartiers et développer les transports en commun.

Sachant que les deux lignes de tram de Marseille ont coûté 470 millions à elles seules, soit Fadela se fout de la gueule du monde, soit l'enveloppe sert uniquement à aider les collectivités locales, qui devront mettre elles-mêmes la main au portefeuille, soit cette somme sera destinée uniquement à des bus en site propre, beaucoup moins chers et beaucoup plus rapides à mettre en service.

Cette semaine, avec Sandrine, on se disait que le réseau de transports en commun de Paris a mis plus de deux générations (1900-1970) a atteindre la maturité. Marseille et le reste de la "province" ont encore du temps devant elles.

 

Raoul Duke,  piéton à son corps défendant

 

15/06/2008

Poor lonesome localier

Les assises internationales du journalisme se sont déroulées le mois dernier à Lille, et on y a posé de vraies questions sur l'avenir de la profession. Coup de bol : Le Ravi y était et nous en parle. Et c'est là.

 

 
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