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27/04/2006

Belgian Wafel Benchmarking

Une visite à Bruxelles ne saurait être complète sans dégustation d’une gaufre de Bruxelles, à ne pas confondre avec la gaufre de Brooklyn ou ce qu’on appelle en France “la gaufre de Liège”, plus connue en Belgique sous le nom de “gaufre de Knokke le Zout” puisqu’on la mange surtout sur la côte belge.

La gaufre de Brooklyn, comme le décrit Paul Auster dans Brookyln Boogie, dégouline de glace et de chantilly “dans une exentricité tout à fait américaine”.

La gaufre de Knokke, elle, contient relativement peu de sucre dans sa pâte et est généralement saupoudrée de sucre glace.

Tandis que la VRAIE gaufre de Bruxelles, soeur jumelle de la VRAIE gaufre de Liège, est pleine à craquer de sucre qui, bien chauffé par le moule, caramélise à l’intérieur ET à l’extérieur de la gaufre.

Dans ma prime jeunesse, les gaufres de Bruxelles étaient vendues dans des gaufres-kot familiaux fort sympathiques. Economie de marché oblige, presque tous ont été rachetés par deux grandes enseignes : Belgaufra (non, ce n’est pas une société d’Etat, même si ça pourrait) et Vitalgaufres.

Longtemps j’ai été un inconditionnel de Belgaufra (surtout celui à l’angle place de la Monnaie - rue des Fripiers) mais bon cet après-midi pour ce post j’ai tenté Vitalgaufres. Verdict : Vitalgaufres sert la gaufre bien plus chaude mais aussi plus molle. Pour ceux qui, comme moi, la préfèrent un peu plus tiède, mais plus craquante, foncez chez Belgaufra.

(Pour tout autre conseils ou bons plans sur Bruxelles, laissez votre mail sur le blog. Demandez à Starsky : mes adresses bruxelloises sont plutôt sympas)

Raoul Duke, docteur en tour operator

25/04/2006

Gare Bruxelles centrale, mardi 0h05

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Des jeunes se relaient de 7h du mat’ jusqu’à minuit, dernier métro, pour recevoir les témoignages de soutien à la famille de Jo. Autour d’un panneau publicitaire recouvert d’une affiche “les sans-papiers de Bruxelles en hommage à Jo”, des dizaines de bouquets, de bougies et de cartes postales.

Ils font signer une pétition “coeurs brisés pour un MP3”. “C’est pas pour avoir plus de répression, c’est pour demander plus d’éducateurs, et plus de dialogue avec les jeunes délinquants” explique un des pétitionnaires.

Ce matin, Le Soir annonce qu’un des agresseurs de Joe aurait été arrêté. Il serait en fait originaire d’Europe de l’Est.

(photo Raoul Duke, docteur en 1600 Asa)

Pendant ce temps, à Bruxelles....

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...je sirote des vodka-orange avec mon pote Jano à l’Archiduc, bar jazz avec balcon en intérieur

Jeune, lis la presse !

Dans le supplément ado du Soir d’aujourd’hui (12 pages dont 2 sur Jo), un débat sur “la royauté est-elle vraiment utile à la Belgique ?” qui se termine par ces mots : “Il n’y aucun contrôle démocratique sur les opinions du Roi”. A quand un débat sur la nécessité d’une VIe République et la destitution de Chirac dans le supplément ado du Monde ?

24/04/2006

Brusssssssssel

Cours de prononciation à l'attention des nombreux Français qui écorchent le nom de mein vaterland : on prononce Brussel et non pas Brucselle, bande de petits voyoux !

Ecoutez-le tenir...

Ayant tout juste désaoûlé de mes premières libations bruxelloises, je viens de découvrir qu’ici à Bruxelles, on revit (un peu), les heures de la Marche Blanche qui avait été organisée en 1996 après l’arrestation de Marc Dutroux.

Plus de 80 000 personnes ont défilé en silence hier à Bruxelles en souvenir de Joe Van Holsbeeck, un ado mort poignardé il y a dix jours gare centrale par deux types qui voulaient lui voler son Ipod.

Ce fait divers a bouleversé la Belgique sur le thème “où est tombée la société si on peut se faire tuer pour un Ipod ?”. Question typiquement journalistique qui pourrait impliquer que ça vaut le coup de se faire tuer pour quelque chose de plus cher, disons un 4x4 Cherokee...

Pour ne rien arranger, selon les témoignages et les vidéos de la gare, les deux agresseurs seraient d’origine maghrébine, ce qui a évidemment suscité une polémique, notamment sur le blog ouvert par la famille de la victime, qui a en retour lancé un appel contre le racisme.

Plusieurs associations sont aussi montés au créneau en faisant remarquer qu’on avait pas fait autant de bruit le mois dernier quand un jeune black est mort poignardé dans la banlieue de Bruxelles.

En 2002, dans un quartier de Bruxelles, un sympathisant francophone du Vlaams Blok, le parti d’extrême droite flamand, avait déjà décimé une famille musulmane. Dès le lendemain du drame, une manifestation spontanée de 6 000 personnes était organisée dans le quartier.

Mais au moins, la Belgique a le courage de mettre ces questions sur la place publique, de débattre du “cordon sanitaire” mis en place par les partis politiques autour des partis racistes, de ne pas se cacher derrière le mythe d’une République égalitaire comme nous le faisons nous autres Français.

Raoul Duke, docteur en belgitude

Anonymes

Dans les comptes-rendus de manifestations commémoratives on lit ou on entend souvent parler “d’anonymes”. Perso ça me choque particulièrement : faut-il être forcément une célébrité pour avoir un nom qui mérite d’être imprimé dans le journal ? Ne peut-on pas parler tout simplement de “citoyens” qui manifestent, puisque le droit de se rassembler et de défiler est un des premiers droits démocratiques ?

Kultur club

A la une du supplément “Culture week-end” du Soir, le premier quotidien francophone belge : “Le retour des Red Hot Chili Peppers, enfants parfaits du rock”. C’est pas dans Le Monde qu’on verrait ça !

19/04/2006

vacances j'oublie tout

Et voilà, à peine en vacances, Hutch est déjà à l'autre bout de la France en train de discuter mites avec nos homologues toulousaine. J'ai donc décidé de ne pas abandonner ce blog, du moins jusqu'à ce que notre Belge national retrouve une connexion Internet pour vous détailler le contenu de son sac à dos.
Et pendant ce temps-là, à la rédaction...
Derrière nos bureaux Ikea, on tente de trouver une issue à cette étrange loi scientifique sous le coup de laquelle on se débat déjà depuis lundi: pendant les vacances, l'actualité aussi part en congé. Pas une conf de presse, pas une manif... Bref, c'est la disette de l'info, la Bérézina de l'actu, la loose du sujet. Y a bien de gros dossiers en suspend depuis des mois sur lesquels on pourrait se pencher, mais en attendant, pour demain, on fait quoi?
Du coup, le voilà, attiré par l'odeur du vide, il plane sur nos têtes, juste à côté des mites qui font un retour en force depuis le début de la semaine: le marronnier. En presse, le marronnier est le sujet qui revient chaque année, l'incontournable sur lequel on se creuse la tête pour trouver quelque chose de nouveau à raconter, si ça existe. Exemple: la fréquentation des plages en été, les cadeaux à offrir pour Noël, le coût du cartable pour la rentrée scolaire, etc. Là, le marronnier en question, c'est évidemment Pâques, ses oeufs en chocolat, ses cloches, ses vacanciers... Alors j'avoue, hier, ça m'a un peu démangé d'aller dégotter un bon vieux chocolatier made in Provence qui nous détaille sa collection 2006 de petits poissons en chocolat. Mais j'ai pensé à toi, ami lecteur qui n'a pas pris le train pour aller voir mémé ou étoffer sa collec de photos de la tour Eiffel, fidèle au poste le matin, qui n'avait donc rien fait pour mériter ça. N'écoutant que mon courage, j'ai donc décidé d'écarter le marronnier. Pour l'instant en tout cas.
La prochaine fois, moi aussi je partirai en vacances à Pâques me goinfrer de chocolats. J'enverrai même une carte postale sur le blog, promis.

Starsky

18/04/2006

Yé yé les copains, c'est demain qu'on s'fait la malle euh !

Après quatre mois non-stop de bons et loyaux services au profit de 20 Minutes Marseille, Hutch prend 15 jours de vacances bien méritées et abandonne Starsky au triste sort de semaines sans actu.

Bientôt sur ce blog donc, des nouvelles de Hutch de retour au plat pays qui est le sien (et qu'il entend gémir).

Da Vinci Note

Eeeeh dis, toi ! Tu aimes le rock'n'roll, le grunge, le metal et tout ça ? Ouaïp ? Eh bien toi aussi tu sais une fois écouter Monalisa, groupe de rock de Port-Saint-Louis-du-Rhône avec un son énorme, un jeu de scène pas possible, un maxi dans les bacs et, pour les groupies, le chanteur et le guitariste solo qui étudient à la fac Saint-Charles.

Tu verras, l'effet est saisissant !

(photo Raoul Duke, docteur en photojournalisme)

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13:45 Publié dans Copinages | Lien permanent | Commentaires (6)

12/04/2006

Coin-coin-coin !

Je n'y croyais plus ! Notre coquille sur la fille coupée en deux sur l'A50 (au lieu de "file") est passée dans le best-of du Canard Enchaîné ! Moi qui suis fan du coin-coin, je suis très fier (même si c'est pas top pour moi en tant que rédacteur et pour notre chaîne de relecture avant parution).

Raoul Duke, docteur en dyslexie

The One million dollar men

Ce petit coin de blog est idéal pour te parler d’un phénomène classique, coco : l’emballement médiatique. Aucun journal n’y échappe, 20 Minutes pas plus qu’un autre, il ne s’agit donc pas ici de flinguer quelque confrère que ce soit.

Dernier exemple marseillais en date : les détournements de fonds à la RTM.

Premier acte : un quotidien régional sort un grand titre de une sur « Un million d’euros détournés à la RTM, trois agents écroués ». En pages intérieures, l’article est titré « Des agents de la RTM auraient détourné un million d’euros ». L’article précise qu’un audit a révélé à la RTM un déficit d’encaissement d’un million d’euros, mais ne dit jamais que les trois agents sont suspectés d’avoir détournés seuls, à eux trois, un million d’euros (le titre porte bien sur « des » agents).

Deuxième acte : agences de presse et radios se focalisent toute la journée sur le titre et le sous-titre de l’article et annoncent « Trois agents suspectés d’avoir détourné un million d’euros », sans faire état des zones d’ombre qui apparaissent à la lecture de l’article. Les rédactions en chef (20 Minutes inclus) sonnent le branle-bas de combat.

Troisième acte : le parquet de Marseille et la direction RTM martèlent ce qui figure déjà en filigrane dans l’article : le million d’euros est un total de sommes non encaissées, il faut encore faire le tri entre vraies erreurs d’encaissements et détournements, les trois personnes écrouées ont détourné bien moins qu’un million d’euros. Ça n’empêche pas plusieurs médias de continuer à lancer le sujet en disant « Un million détournés par trois agents » quitte à envoyer derrière les mises en garde du parquet ou de la direction de la RTM

Quatrième acte : le lendemain, le quotidien régional publie un nouvel article annonçant que 15 autres agents devraient bientôt être entendus mais que les détournements reprochés aux trois écroués ne porteraient finalement « que sur quelque 100 000 euros ». La précision passe globalement inaperçue. Le lecteur, téléspectateur et auditeur devra se contenter de l’info choc « trois personnes détournent à elles seules un million d’euros à la RTM ».

10/04/2006

Film noir (et blanc)

Dans notre grande série "pas d'humour dans la presse gratuite", l'attaque de mon papier de ce matin sur les règlements de comptes a été caviardée.

J'avais ouvert le papier sur un "Ça tombe comme à Stalingrad", référence à ce dialogue mythique des Tontons Flingueurs, quand Bernard Blier discute le coup avec le truand allemand. Blier ouvre la discussion :

-Qu'est-ce qui te dérange, toi ?

-Le climat ! Trois morts depuis hier... Si ça doit tomber comme à Stalingrad, une fois ça suffit, j'aime autant garder mes distances.

-Non mais dis donc t'essaierais pas de m'faire porter le chapeau là des fois ? Parce que faut l'dire tout de suite hein ? Monsieur Raoul vous avez fait buter Henry, vous avez p'têtre aussi fait buter les deux aut' mecs, puis p'têtre aussi l'archiduc d'Autriche !!!

09/04/2006

Nos étudiants ont de talent, le retour du fils de la vengeance

En plus de battre le pavé avec obstination, l'étudiant marseillais anti-CPE est un talentueux photographe ! La preuve avec ce blog poétiquement baptisé CPE pour Contre Plongée Elegante, avec de très beaux albums photos, et toujours sur 20minutes-blogs.fr, non on ne leur donne pas d'argent pour qu'ils viennent chez nous.

Sinon du côté de la fac Saint-Charles, LN nous avait averti que les photos d'AG avaient disparu, mais, youpi, elles sont revenues !

Raoul Duke, docteur en photojournalisme amateur

17:19 Publié dans Copinages | Lien permanent | Commentaires (4)

JC Jazzman

Dans leur excellent livre Gouverner Marseille, Michel Samson et Michel Peraldi établissent un parallèle entre les discours de Jean-Claude Gaudin et les improvisations dans un concert de jazz : "le thème est connu du public, mais il attend aussi des variations et les savoure autant que les redites".

Rien n'est plus vrai, surtout en ce qui concerne les journalistes. Chaque fois que le maire s'écarte des quelques pages de discours qu'il a sous les yeux, nous nous demandons tous quelle va être l'anecdote qu'il va dégainer. A force, on les connaît. Pour ne citer que quelques-unes des plus usitées :

-la benne à ordures "qui se croit sur le circuit Paul Ricard" pour évoquer la question de la propreté et du fini-parti

-"la découverte du tibia de Jules César" sur les problèmes de découvertes archéologiques dès qu'on creuse un temps soit peu à Marseille

-"je n'ai pas la baguette d'Harry Potter" à propos des finances de la ville

Et comme le décrivent Samson et Peraldi, on ne peut s'empêcher de s'amuser à la fois de la redite et de ses petites variations. Dernier exemple qui me vient à l'esprit, lors de ses voeux à la presse en janvier dernier, JCG resort l'histoire de la benne à ordures et du circuit Paul Ricard. Sourires entendus dans l'assistance.

Puis, soudainement, il embraie pour nous expliquer que justement lui aussi ça lui arrive de rouler très vite, pour se rendre sur les lieux d'un faits divers important. "En tant qu'ancien ministre, j'ai toujours un policier du GIPN qui assure ma protection, alors il me tient au courant de ce qui se passe et je peux être rapidement sur place".

Et de fait, la remarque a alimenté tout l'après-midi les conversations amusées des journalistes sur le thème "plus besoin d'écouter radio-flic, il suffit de se coller dans le sillage de la voiture du maire et on ne rate aucun faits-divers".

On peut penser ce qu'on veut de Gaudin, mais c'est dans ces moments-là qu'on voit que c'est un redoutable politique. Quand il arrive à captiver l'attention, on pourrait même dire séduire, un parterre de gens qui, dans leur très large majorité, ne partagent pas ses opinions politiques.

Lexique, volume 1

Avant d'être un lieu de tournage pour le remake 2006 de la tuerie du bar du Téléphone, le marronnier c'est aussi un genre journalistique à part entière, coco.

Marronnier (n.m. - journalisme) : sujet qui revient chaque année à date fixe et que les journalistes ne savent plus comment traiter, à force. Généralement refilé aux stagiaires ou aux CDD. Ex : la Toussaint, le 11 novembre, la remise de chèque à l'amicale bouliste

Offensive lancée

Etant comme d'habitude à la pointe du combat anti-mites, Sandrine a amené des petits patches répulsifs que nous avons disséminés dans la rédac et dans notre salle d'archives. Destinés aux mites à vêtements, seront-t-il efficaces contre les mites alimentaires ? Réussirons-nous à passer ça en note de frais ? Suspense...

06/04/2006

Dans la rédaction, personne ne vous entend crier

Aliens ! Aliens ! Des oeufs ont dû éclore. Depuis trois jours, nous sommes envahis par les mites. On en tue deux ou trois tous les jours, mais il en arrive toujours de nouvelles. C'est peut-être le printemps. Au secouououououours !

05/04/2006

The real Raoul

Fine remarque du VRAI Raoul Duke, docteur en journalisme, aussi connu dans certains milieux sous le sobriquet de Hunter S. Thompson (son âme repose en paix):

"Si j'avais raconté toutes les vérités que j'ai apprises ces dix dernières années, plus d'un demi-millier de personnes -moi compris- pourriraient  aujourd'hui en prison, de Rio à Seattle. La vérité absolue est un produit très rare et très dangereux dans le contexte du journalisme professionnel."

in La grande chasse au requin, collection "Etranger", éditions 10/18, pas cher si tu le trouves chez un bon bouquiniste, coco (même pas 10 € neuf, une affaire j'te dis!) 

Appel aux masses militantes et déconnantes

Depuis que je suis revenu sur Marseille je cherche en vain des gens aussi chtarbés que moi que cela brancherait de relancer la mode du flash-mob (vous savez, ces quidams qui se retrouvent sans se connaître dans un lieu public et qui font un happening du style caqueter en sautillant au rayon boucherie de Monoprix).

Tout comme j'essaie désespérément d'entrer en contact avec une branche marseillaise du collectif "Rendons les 4x4 à la nature" qui passe ses nuits à badigeonner de boue et de purin ces fiers véhicules pour qu'ils retrouvent leur environnement naturel.

L'invitation est donc lancée. Rendez-vous sur ce blog ou à n'importe quel endroit à votre convenance.

Hutch

La dèche

Il y a des jours comme ça où tous vos papiers tombent à l'eau. Hier ça a été pour moi. Je me lançais sur deux sujets environnements bien lourds : les usines de méthanisations prévues par le plan départemental de gestion des déchets, et les suites de la fuite survenue à la raffinerie de La Mède en août dernier.

Plein d'allant, je fonce me disant c'est du lourd coco, deux sujets qui font des têtes de pages, voire des pages complètes !

Et puis pschit, en deux ou trois heures, tout sombre. Les interlocuteurs clés (justice, élus, administrations) sont en vacances, pas là aujourd'hui, ou pire, ne souhaitent pas s'exprimer. Je me retrouve sans sujet à écrire en tête de page pour le lendemain, me rabats sur les autres papiers ventre et pied de page, me sens inutile...

Bien sûr ça n'est que partie remise. Et dès hier soir peu avant le bouclage j'ai eu des infos qui m'ont grandement fait avancer sur ces deux papiers. Mais tout de même, dans ces moments-là tu touches les limites de la fonction, coco, et tu sens combien tu es dépendant de tes sources...

Raoul Duke, docteur en articles au long-court (1500 signes espaces compris)

Avec un B comme bunker

La place Bargemon c'est décidément du bonheur en boîte. Déjà qu'elle est toute en pierre et en métal, deux éléments qui ne sont pas du tout sur-présents en ville, voilà que la mairie a décidé de l'interdire aux skates et aux jeux de ballons.

Alors que le skate et le ballon, c'étaient les deux seules utilisations possibles pour ce monument de mauvais goût architectural (en dehors de l'exercice consistant à s'y assoir sur un banc en bécottant une damoiselle / un damoiseau)...

La mairie voudrait déclarer la guerre à la jeunesse et flatter l'électorat troisième âge-qui-veut-de-la-tranquillité-et-surtout-pas-de-bruit qu'elle ne s'y prendrait pas autrement. Comme si elle était dirigée par ce parti politique français qui s'était brouillé avec la jeunesse en lançant un contrat de travail super-précaire. Comment il s'appelait déjà ? UMP ?

Dixit

Toujours sur la vérité dans le journalisme, une citation à graver en lettres d'or sur la cheminée de ma salle :

"Un journaliste ne doit rien croire de ce qu'on lui dit, la moitié de ce qu'il voit, et tout ce qu'il écrit"

Je ne me souviens plus qui l'a sortie celle-là, coco, c'est tellement beau et pompeux à la fois, ça pourrait être du Lazareff...

03/04/2006

Canons de Navarone

Cinq mites abattues cet après-midi par nos batteries DCA "Sports" et "Info géné 1". Malgré l'offensive de Sandrine contre les vieux sacs plastiques, il semble que les horribles ont toujours une base cachée dans le journal. Envisageons achat d'anti-mites.

Nos étudiants ont du talent

Eeeeh toi ! Tu aimes les anti-CPE mais tu n'as pas de fac près de chez toi pour te joindre au mouvement ? Ouaïp ?

Eh bien toi aussi tu sais une fois suivre en live la vie d'un mouvement anti-CPE marseillais. Des étudiants de Saint-Charles te proposent une jolie série de reportages photo sur leur grève, leurs manifs, leurs questions. Et sur un blog 20 Minutes, en plus...

15:05 Publié dans Copinages | Lien permanent | Commentaires (7)

La vérité !

Lolive demande si les journalistes étaient au courant des magouilles de Tapie. Vaste question à laquelle j'ai du mal à répondre. A cette grande époque, j'écrivais des articles pour le journal de mon lycée et je n'étais même pas sur Marseille.

Apparemment il y avait au moins une certaine mansuétude de la presse envers Nanard. Un confrère vieux de la vieille m'avait raconté l'histoire d'une pleine page de pub achetée dans Le Provençal par plusieurs journalistes qui voulaient souhaiter un bon anniversaire à Tapie... Je ne sais si l'histoire est vraie ou pas : j'ai jamais réussi à mettre la main sur le numéro en question.

Après il y a aussi la différence entre avoir entendu parler de chose et pouvoir les prouver : pour sortir des "affaires" il faut enquêter, vérifier ses infos, ça prend du temps. Et quand on voit que les enquêtes judiciaires, qui disposent d'autrement plus de moyens que les enquêtes de presse, peuvent mettre plusieurs années à aboutir, on comprend que c'est pas facile.

C'est pour ça que j'ai toujours un pincement quand j'entends nos stagiaires (un ou deux d'entre eux en tout cas) nous dire qu'ils ont choisi le journalisme "pour dire la vérité". C'est pas dire la vérité qui est dur, coco, c'est avoir la vérité !

Raoul Duke, docteur en investigations faisandées

 
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