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11/09/2006

Délicat

La Haute autorité de lutte contre les discriminations tacle le fisc marseillais dans le dossier des chibanis, ces retraités magrhébins qui vivent dans les meublés du centre-ville.

En gros, elle lui reproche de ne pas avoir averti qu'elle allait stopper leur avis de non-imposition* en attente de preuves de leur résidence en France.

Pour sa défense, le fisc soulève un argument assez logique : "On n'est pas sûrs qu'ils habitent réellement à l'adresse qu'ils nous donnent comme domicile. Si on envoie un courrier, il risque de ne jamais leur arriver, d'être intercepté par un tiers, ou d'être mal compris si la personne parle mal le français".

D'où la tactique de la rétention des avis pour être sûr que les gars se pointent aux guichets et qu'on peut commencer à leur parler.

L'argumentaire est rude mais se tiendrait si la Halde ne signalait pas des cas de chibanis n'ayant pas été régularisés alors qu'ils avaient fourni des copies de leur passeport et des quittances de loyer sur 13 mois.

Seuls ceux qui ont été aidés par un avocat ou une association ont eu gain de cause, selon la Halde. 

La semaine dernière, un associatif me disait que le projet tramway ne servait pas à améliorer les transports à Marseille, mais à remodeler le centre-ville. Il y a des coïncidences...

 

 

*Essentiel aux chibanis pour qu'ils puissent retraites, allocs etc. 

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