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29/09/2006

Pourparlers de cessez-le-feu

Le piège-témoin de la salle de documentation est à moitié plein, celui de la salle de repos est rempli au tiers. Inutile de se voiler la face : notre offensive a échoué.

Nous envisageons désormais une paix des braves, voire une coexistence pacifique. Les pourparlers sont difficiles alors que le cessez-le-feu n'est pas totalement respecté : trois mites qui s'étaient égarées dans la salle de rédaction ont été abattues hier par la DCA. Chaque camp attribue à l'autre la responsabilité de cette escarmouche.

Bout du tunnel

Finalement, la première ligne du tramway sera coupée en deux pendant ses premiers mois d'exploitations : le tunnel Noailles a pris du retard dans ses travaux, pour des raisons qui échappent toujours à la presse (on en est au moins à la sixième explication différente entre la RTM, la ville et la communauté urbaine).

L'idée d'une navette pour relier les deux extrémités du tunnel, lancée par Muselier dès que le problème a été révélé, est finalement abandonnée : "Sous la pression, notamment des médias, on avait essayé de trouver rapidement une solution", expliquait hier Muselier. Faut-il en vouloir à nos hommes politiques de parler parfois à tort et à travers ?

C'est Renaud qui régale

Déclarations sans rire de Renaud Muselier*, hier, lors du déjeuner de presse préparatoire au conseil municipal :

"Comme toujours, Chirac réalise un parcours parfait au niveau diplomatique "

"Raffarin a été un grand Premier ministre, même s'il n'a pas été perçu comme tel par la population" 

"Dans les deux mandats de Chirac, la majeure partie de ce qui avait été promis a été fait"

 

 *Premier secrétaire de la fédération UMP des Bouches-du-Rhône, premier adjoint au maire de Marseille, président d'Euroméditerranée

26/09/2006

Local, national, global

Comment traiter la campagne présidentielle au niveau local ? La question nous angoisse à 20 Minutes Marseille. Faut-il raconter les ambitions nationales des stars politiques marseillaises (en vrac Mennucci, Guérini, Benhamias, Muselier, Gaudin) ? Faire un reportage sur la visite de Ségolène au marché de Vitrolles ? Un énième portrait de Gérard, militant marseillais et chiraquien depuis 30 ans mais qui maintenant en pince pour Sarkozy ?

Starsky est partisane de s'intéresser d'abord aux programmes des candidats. Voir les conséquences qu'ils auraient sur la vie locale des Marseillais. Sera-ce possible ? On en discutait la semaine dernière avec Rafi, confrère du Ravi, journal plus que pointu en actu politique. Décliner localement les programmes lui semblait plus que compliqué. A moi aussi. Mais l'espoir n'est pas mort. Any ideas are welcomed...

 

Raoul Duke, maître en science politique

 

Un mégaphone appelé Ségolène

Jean-Noël Guérini, président (PS) du conseil général 13, invite Ségolène Royal vendredi au collège de la Joliette pour lui présenter l'opération Ordina 13. D'un point de vue de strict protocole, la démarche peut s'expliquer : Ségolène n'est plus ministre des affaires familiales, mais elle reste présidente du conseil régional Poitou-Charentes et, à ce titre, gestionnaire de lycées.

Mais invitant et invités y ont bien sûr aussi un intérêt politique : Ségolène vient se faire adouber officiellement par la patron de la quatrième fédé socialiste de France, et Jean-Noël obtient le soutien (et surtout le retentissement médiatique qui va avec) à une politique d'équipement informatique qui n'a longtemps pas fait l'unanimité dans le département. 

Reste à savoir si les médias nationaux parleront ne serait-ce qu'une seconde d'Ordina 13, entre deux commentaires sur la stratégie de Royal aux présidentielles. Au pire, il y aura les images : il s'agira alors de glisser un logo "Ordina 13" quelque part dans le viseur des photographes et cameramen, entre Ségo et Jean-Nono. Dans la com, tout tient à des détails.

25/09/2006

Synergies

Le Monde veut lancer un journal gratuit. Il sera intéressant de voir s'il va créer des synergies entre ce gratuit et son édition payante. Les journaux américains, comme le Washington Post, l'ont déjà fait : au bas de l'article "Scandale du dopage dans le baseball" paru dans leur journal gratuit, ils mettent un encart "A lire aussi page 3 dans le Washington Post : un portrait du principal accusé".

Jusqu'ici, en France, ce genre de truc n'a jamais été tenté, alors que plusieurs groupes de presses locaux disposent d'un payant et d'un gratuit diffusés sur une même zone. Et après on se plaint que les gens ne soient pas attirés vers la presse payante...

24/09/2006

Photo finish

C'est nous qu'on est les premiers quotidiens de la Franceuh ! Finement, l'étude ne donne pas certains chiffres, nos audiences comparées à Métro en locale, par exemple...

19:32 Publié dans Copinages | Lien permanent | Commentaires (1)

A périmètre constant

Une nouvelle fois, j'ai failli me flinguer après avoir écrit mon papier sur le financement du contrat de projet Etat-région (CPER).

Voilà typiquement le sujet super important (plus de deux milliards d'euros à répartir dans des investissements en Paca), et super-chiant à expliquer.

Chiant d'abord parce qu'à nouveau on est confrontés à l'enchevêtrement des responsabilités, des financements et des guerres de personnes entre Etat, région, départements, intercommunalités, communes et tutti quanti. Je me suis déjà suffisamment énervé là-dessus, passons.

Chiant aussi, et là c'est particulièrement vrai pour le CPER, parce que dans ce genre de sujet on peut faire dire n'importe quoi aux chiffres. Si le journaliste veut se faire une opinion par lui-même, il doit avoir un Bac+5 en compta et éplucher ligne par ligne les comptes de la région et de la préfecture.

Exemple jeudi : à 13h, le préfet réaffirme que la contribution de l'Etat au CPER est en hausse "à périmètre constant". Parce que dans le précédent CPER, l'Etat finançait aussi des routes. Tandis que là il ne les finances plus. Donc, routes déduites, le préfet assure que la contribution de l'Etat augmente de 30%.

Que nenni, répondent à 16h les p'tits gars du conseil régional !  Cette année l'Etat a enlevé les routes de son enveloppe, mais y a rajouté des crédits qui n'avaient rien à y faire (Ademe, Agence de l'eau etc.) "A périmètre constant", la part de l'Etat aurait baissé de presque 50% !

Qui croire ? Comme 99,9% des journalistes n'ont pas le temps d'ouvrir les livres de compte pour se faire leur propre religion, ils mettent les deux versions dans leur article. Au lecteur, qui a encore moins de temps qu'eux, de se démerder...

 

Raoul Duke, premier cycle en calculette 

 

PS : Le CPER n'en est pas moins un sujet passionnant notamment sur cette question : les dépenses d'ingénierie (les études pour construire un tunnel, une voie de chemin de fer...) peuvent-elles êtres considérées comme des investissements, et figurer au contrat de projet ? L'Etat semble estimer que non, mais en même temps il se plaint que beaucoups de projets n'ont pas fait l'objet d'études préalables et s'avèrent beaucoup plus long et/ou chers que prévus... 

Taiseux

Janvier 2007 devrait marquer le début de ce qu'on appelle "la période de réserve de l'administration" et qui peut aussi se résumer par "complications en vue pour les journalistes".

En clair : les administrations d'Etat, au premier rangs desquelles la préfecture, ne répondent peu, voire pas, aux questions des journalistes, parce qu'on approche d'une période électorale et que l'administration ne veut pas être accusée, par ses prises de position, de favoriser tel ou tel camp.

Avantage pour les candidats : ils peuvent à peu près dire tout et son contraire sans risquer de se faire démentir par une sortie cinglante du préfet.

Face à ça, les journalistes doivent donc avoir une bonne mémoire et / ou une bonne documentation pour pouvoir vérifier  rapidement déclarations, promesses, accusations et autres classiques des élections.

Pour les régionales de 2004, comme on venait à peine de lancer le journal à Marseille, ça avait été particulièrement compliqué. Mais maintenant que Starsky a tout bien rangé le bureau, ça devrait aller comme sur des roulettes, pour un test grandeur nature, du moins... 

19/09/2006

No pasaran

Il y a un truc qui fait peur chez Mégret. Cette violence rentrée qu'on sent dans sa façon de parler. Il assène ses propos, ne supporte pas qu'on l'interrompe et encore moins qu'on le contredise, même quand la personne face à lui est un magistrat chargé de le juger.

Plusieurs de ses proches lieutenants, appelé à la barre, sont comme lui. Ils esquivent les questions en haussant le ton ou en se lançant dans des diatribes politiques du style "les autres ont fait encore pire que nous".

Mégret a encore tenté le coup ce matin après que le procureur a requis deux ans de prison avec sursis contre lui. Il a invoqué Juppé, Drut, Cambadélis. En mélangeant allègrement réquisitions, condamnations prononcées et condamnations effectuées au terme des remises de peine et autres grâces présidentielles.

Il n'a pas tort de dire que la justice est clémente avec les politiques. Mais ce n'est pas en rappelant que les politiques sont "tous pourris" qu'il fera oublier qu'il est lui aussi est dans le bain.

En ce temps-là j'avais 20 ans

J'aperçois régulièrement Mégret au conseil municipal de Marseille (où il brille par son silence), mais de le revoir dans un prétoire parler de ces années de scission avec le FN, ça ramène plein de souvenirs.

En 1998, j'étais  étudiant en journalisme, et j'avais proposé un papier pour le journal école sur l'arrivée au FN marseillais d'un dur, un proche de Le Pen, Jean-Jacques Susini, envoyé pour faire chier Mégret, alors en pleine ascension dans les Bouches-du-Rhône.

Pour essayer de choper Susini, je me pointe à un congrès auquel devaient assister Le Pen, Mégret, Gollnisch et une bonne partie des cadres du FN, au palais des congrès à Aix. L'ambiance est déjà électrique après que Le Pen a viré du bureau national du Front plusieurs cadres mégrétistes, quelques jours auparavant.

Ce soir-là, à Aix, la discorde prend une tournure publique : alors que Gollnisch fait une conférence de presse pour soutenir Le Pen et stigmatiser les "putschistes", Mégret surgit derrière lui et lui ordonne de faire preuve de retenue.

Au même moment, dans le hall, Stéphane Durbec, élu régional FN, sort en larmes de la salle de congrès. Avisant Damien Bariller, directeur de cabinet de Mégret (et co-prévenu à ses côtés dans l'affaire des courriers), Durbec se rue sur lui, l'empoigne par le col et lui hurle "tu te rends compte de ce que vous faites, Damien ? Vous êtes en train de tuer le parti !"

S'ensuivra un mois de guerre larvée où les militants lepénistes et mégrétistes marseillais s'insultent, se piquent les clés des permanences, voire se bagarrent physiquement.

Dix ans après, Le Pen a atteint le second tour de la présidentielle, Mégret est dans les choux, et ça fait bizarre de tirer sur l'ambulance. Mais comme dit Starsky : il avait promis qu'ils gérerait les choses mieux que tous les hommes politiques réunis, et il a commis toutes les turpitudes qu'ils dénonçaient chez les autres.

 

 

La délinquance économique et financière pour les Nuls

Eeeeh dis, toi ! Tu veux détourner de l'argent public ou faire des abus de biens sociaux au sein de ton entreprise ? Ouais ? Eh bin toi aussi tu sais éviter beaucoup d'ennuis en ne signant aucun papier ! C'est LE principe de base. De base.

Ne laisse aucune mention manuscrite (et encore moins ta signature) sur les documents qui passent entre tes mains. Sinon, au moment de plaider devant le tribunal, le président projètera ton écriture sur écran géant, et tu seras obligé de reconnaître une certaine responsabilité.

Fais donc tout par oral ou, au pire, par mail. Tu pourras toujours clamer à la barre que les témoins, qui jurent t'avoir entendu donner l'ordre de transférer l'argent, ont mal entendu, mal compris, mentent ou t'en veulent parce que tu les a licenciés.

Si tu es vraiment acculé, prétends qu'un polisson a utilisé ton ordinateur pour envoyer des mails au comptable.

Tu n'échapperas sans doute pas à la condamnation, mais tu pourras toujours claironner devant tes amis que l'accusation ne repose sur aucune preuve matérielle.  

18/09/2006

C'est un complot et toute cette sorte de choses

Son procès à peine ouvert, Bruno Mégret n'a pas manqué de fustiger hier "l'acharnement judiciaire" à son encontre. Encore un procès, et qui tombe pile "quelques mois avant les élections présidentielles".

Tout ça alors qu'on ne lui reproche "que" 74 000 euros de détournements de fonds publics, qu'il en a remboursé la moitié, qu'il n'y a pas eu d'enrichissement personnel et qu'on a mis plus de temps à poursuivre les élus RPR dans les emplois fictifs de la mairie de Paris ou les marchés truqués d'Ile-de-France. 

Quant aux témoins de l'accusation, ce seraient tous des gens aigris qui lui reprochent d'avoir rompu avec l'extrème droite en se rapprochant de l'UMP et / ou de les avoir conduit dans le mur après la scission d'avec le FN. 

Pas faux... Mais le président du MNR passe vite sous silence tout les mois passés à utiliser Vitrolles comme une vitrine "exemplaire" de sa gestion. Une mairie où les prévenus assurent aujourd'hui que personne ne donnait d'ordres, personne ne savait qui faisait quoi, et où l'argent du contribuable a servi à financer un parti politique.

Que la faute ait été ou non intentionnelle est un problème juridique, mais au final secondaire. C'est l'exemplarité politique de l'affaire qui est importe : au FN, puis au MNR, Mégret se targuait de faire de la politique d'une manière différente de celle de "l'establishment" PC-PS-UDF-RPR. En matière de probité politique, il n'a pas peut-être pas fait pire* qu'eux, mais il n'a sûrement pas fait mieux.

 

 

*Si on ne parle que de détournement de fonds. A l'époque où Mégret en était délégué général, le FN a tout de même fait l'objet de plusieurs enquêtes concernant les activités de groupes paramilitaires au sein de son DPS (Département protection sécurité) 

Vitrine et tapisserie

Tous les prévenus, Bruno Mégret compris, s'accordent à dire que Catherine Mégret ne gérait absolument rien à la mairie. Madame le maire n'ayant pas daigné venir à l'audience, on ne saura pas si elle accepte ou non d'endosser le costume de potiche qu'on veut lui tailler. 

Pour s'en faire une idée, on ne peut que se référer à ses déclarations sur PV d'audition, lues hier à l'audience. Notamment : 

 « On écrivait pour moi, on utilisait mon image et puis basta ! »

« Mon mari était conseiller spécial. Il me donnait des conseils dans un cadre privé »

« Si mon mari le dit, c'est que ça correspond à la réalité »

« Vous connaissez le monde machiste dans lequel nous vivons : je n'ai pas toujous été respectée par les personnes de sexe masculin qui m'encadraient [à la mairie de Vitrolles] »
 

Citons aussi, plus énigmatique, cette précision de Catherine, qui révèle :  

« J'ai été adoptée par les Vitrollais en tant qu'être humain »





Sure shot

Aaah je sais c’est facile mais allez je ne résiste pas...

Copyright Vincent Turbeaux, président 6e ch. corr. TGI de Marseille 2006 :

« Vous avez des déclarations cataclysmiques » à Yves Bovéro, ex-directeur de cabinet de Catherine Mégret

« Mr Mégret, ne soufflez pas la réponse à Mr Bovéro »

« C'est la statue du commandeur, votre cliente, ne le faites pas parler alors qu'elle n'est pas là ». à Me Juramy, avocat de Catherine Mégret

« En France, on est pas comme en Prusse : le chef, il est devant. » à Bruno Mégret

« Ce sentiment de citadelle assiégée, au sein de la mairie de Vitrolles, peut avoir une réalité, et peut expliquer cette attitude »

« En quoi ça nous intéresse ? » à Jérôme Denolle, directeur de cabinet de Bruno Mégret, tentant d’expliquer que le MNR n’aurait pas payé ses courriers moins cher s’il était passé par un appel d’offres classique.

« Si on compare toutes vos déclarations, personne n'a rien fait et ne savait rien. Vous prenez un risque en vous débinant tous comme ça. Vous connaissez la phrase [« Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens »] prononcée par Simon de Montfort… »  à Damien Barriller, ex-directeur de la communication de la mairie de Vitrolles

« Mr Autric [employé au service communication de la mairie de Vitrolles] est gentil. Il va nous dire que le bon de commande des courriers, il l'a fait en dehors de ses heures de travail, à 23h, et qu'il s'éclairait à la bougie »


« La thèse de l'erreur pourrait tenir, parce que ça paraît tellement ridicule... Mais quand on lit vos déclarations, on s'interroge »

Persiste et signe

 Copyright Bruno Mégret et 6e chambre correctionnelle, TGI de Marseille 2006 :

« Il s'agissait d"envoyer la facture à la commune, euh, non, au MNR ! C'est un lapsus non-révélateur »

« Il y a de quoi se flinguer quand on voit ça ! »  à propos du trésorier de la ville de Vitrolles, qui aurait accepté le paiement par la ville des courriers du MNR, mais refusé le remboursement du MNR

« Presque contrainte et forcée, la gestion de mon épouse a été exemplaire de probité »

Je sais rien mais je dirais tout

Copyright 6e chambre correctionnelle, TGI de Marseille 2006 

« Mon seul contact avec un imprimeur, ça a été pour mes faire-parts de mariage » Jérôme Denolle, ex-directeur de campagne de Bruno Mégret

« En matière de mise en page, je suis un handicapé informatique » Yves Bovéro, ex-directeur de cabinet de Catherine Mégret

Amis de trente secondes

Copyright 6e chambre correctionnelle, TGI de Marseille 2006 : 

« Mégret a utilisé un système de défense qu'avaient utilisé les communistes quand ils falsifiaient les élections dans la banlieue rouge de Paris » Franck Timmermans, ex-secrétaire général du MNR

« C'est la plus belle saloperie que j"ai entendue de ma vie, emballée dans un réquisitoire moralisateur » Bruno Mégret, à la barre, à propos de la déposition de Timmermans

« C'est un artiste de la manipulation et de la désinformation. Quand c'était contre mes adversaires, je m'en réjouissais ». Mégret à propos de Timmermans

Diiisparus

Notre imprimante / fax / photocopieuse est en panne ! Et une rédaction sans imprimante / fax / photocopieuse, c'est comme un CRS sans matraque !

Paris nous en a commandé une neuve avec contrat de maintenance et tout mais elle n'arrivera au mieux que dans 15 jours.

D'ici là, la rédaction marseillaise de 20 Minutes a décidé à l'unanimité d'opérer un transit temporaire vers Sirius. Merci de nous laisser des messages, nous rappellerons dès que centre de commandement sera à nouveau opérationnel. 

Virage à la tribune

Miracle des relations presse : , grâce à un opérateur historique en téléphonie fixe et mobile, je me suis trouvé invité dimanche soir tribune Jean Bouin pour OM-Bordeaux, alors que je ne suis vraiment, mais alors vraiment pas un footeux assidu.

Les quelques lignes ci-dessous sont donc sûrement des tartes à la crème pour n’importe quel sportif. Avis aux spécialistes : ne lisez pas cette note.

Ma dernière visite au Vélodrome remontait au test match France-Australie en rugby, en tribune de presse, toujours à Jean Bouin. Spontanément, je m’attendais donc à une ambiance tout à fait différente, le public de rugby étant généralement fair-play et bon enfant (selon mon expérience toulousaine).

Et effectivement, Jean Bouin lors d’un match de foot, c’est assez décalé : des mecs attifés en Gucci et Hugo Boss hurlent au juge de ligne de s’enfoncer son drapeau… mais, dans le même temps, se lèvent à peine sur « qui ne saute pas nest pas marseillais » alors que l’OM mène 2-0.

Bref un public à l’américaine, comme pour un vrai match de baseball, qui consomme beaucoup (prix des places, buvette, produits dérivés) sans faire chier le club.

Le contraste est saisissant avec les deux virages, qui gueulent, sautent et tifotent non-stop tout au long du match, quoi qu’il advienne. Tant et tant qu’on se dit qu’à ce niveau, être supporter doit être aussi crevant que de courir sur la pelouse parmi les joueurs.

Durant l’ère Bouchet, la direction générale de l’OM répétait en interne que les deux virages font partie de l’identité du club. Les tentatives pour les contrôler se sont révélées vaines, que ce soit sur la maîtrise de la billetterie ou l’utilisation de fumigènes dans les gradins (au moins une dizaine allumés hier).

Et le match, dans tout ça ? Belle victoire de l’OM 2-1, avec une défense qui était soit très technique et intraitable, soit complètement dans le vent. Plus une ouverture du score par un Micka Pagis en forme.

Repassant les ralentis du but, les écrans géants du Vélodrome mitraillait des logos Adidas aux quatres coins du stade. Manque de pot ce soir là, Pagis portait des Nike, tout comme Franck « Scarface » Ribéry.

Raoul Duke, docteur en PES 5 (deux étoiles)

PS : nouveau slogan pour la pub OM / Adidas dans le magazine du club :

« Plus que des joueurs, une Equipe
Plus qu’un stade, le Vélodrome
Plus que des supporters, un Peuple
Plus qu’une passion, une Religion
Plus qu’un maillot, une Seconde Peau
C’est ça l’OM ! »

On en reparlera après le mercato d’hiver.

15/09/2006

Sweat-shop

Pigiste ? Tout l'monde l'a été un jour ou un autre, coco. Et crois-moi, tu en passeras par là toi aussi, et plutôt deux fois qu'une !

Dans le monde chatoyant du journalisme, le pigiste  tend à prendre une place de plus en plus importante, pour ne pas dire majoritaire. 

Le pigiste est un journaliste indépendant, payé à l'article. Dans l'économie actuelle de la presse, les rédactions s'appuient beaucoup sur des pigistes, ce qui leur permet d'avoir un surcroît temporaire de main-d'oeuvre sans avoir à embaucher.

La pige sert aussi insidieusement de test sur le long cours, permettant de constituer un vivier de journalistes habitués à une rédaction pour le jour lointain où la direction financière donnera le feu vert pour embaucher.

Choc 

Inutile donc de dire que la pige fournit actuellement la grande majorité des emplois au sortir des écoles de journalisme, sans que les étudiants en aient vraiment été avertis*.

Combien de bleu-bites n'imaginant pas travailler ailleurs qu'au Monde ou au Canard Enchaîné se sont retrouvés pigiste à Management Magazine, le journal des cadres qui en ont une paire ?

Le choc est d'autant plus dur que la pige est une rude école. Il faut être tenace pour :

-arriver à placer ses papiers dans une rédaction

-ne pas se faire évincer par d'autres pigistes

-arriver à se faire payer voire -miracle- se faire rembourser ses frais...

D'autant que les rédacteurs en chef toléreront rarement d'un pigiste des choses qui ne leur feraient même pas lever un sourcil si elles venaient d'un titulaire. En vrac : article imprécis, mal anglé, obscur, mal titré, manquant de reportage, j'en passe...

Cool erreur 

A 20 Minutes Marseille, on en a vu défiler un bon paquet, de pigistes. Vu le nombre de CV dans nos archives, je dirais une trentaine facile. Etant d'anciens pigistes nous-mêmes (Starsky avec succès, moi beaucoup moins), on a commencé en étant très très cool.

Erreur ! Combien de "journaliste professionnels" sont venus nous proposer des sujets sans même avoir ouvert un exemplaire de 20 Minutes. Florilège vécu  :

-"ouais je m' disais qu'il y avait p'têt un papier à faire sur la propreté, parce qu'il y a un vrai problème de propreté à Marseille"

-"le truc c'est que ce sujet il faut vraiment le traiter en 15 000 signes minimum, sinon c'est gâché"

-"Laurent Gerra est au Pasino ce soir, si vous voulez je peux vous faire un papier"

Et je ne parle pas du gars qui passe son premier coup de fil à la rédaction depuis son portable, en pleine rue, un jour de mistral, pour vous demander s'il n'y aurait pas du travail pour lui.

Tout ça pour dire que le bon pigiste est aussi rare et s'attend presque aussi longtemps qu'un plombier en URSS. Dès lors, quand vous tombez sur des gens qui ont des idées de sujets passionnantes, qui ont compris le format du journal, qui écrivent bien et qui en plus sont sympas, vous tombez à genoux et vous remerciez Jésus.

Nous, on en a trouvé cinq, et qui en plus sont capables de nous remplacer au pied levé si on tombe malades ou si on a subitement besoin de longues vacances pour, au hasard, enregistrer un quatre titres.

Leurs noms apparaissent de temps à temps, comme ça, de manière fugace. Et si le journal sort au jour le jour, c'est aussi grâce à eux.

 

Raoul Duke, directeur de plantation


*Quelques écoles de journalisme -dont celle de Marseille- ont réagi et proposent à certains de leurs étudiants (pas tous, hélas) des cours pour apprendre à travailler en tant que pigiste.

La pige n'a d'ailleurs pas que des mauvais côtés puisqu'elle permet, quand on a constitué un réseau solide :

-de choisir les sujets qu'on veut traiter

-de varier les plaisirs en travaillant dans plusieurs journaux

 

 

13/09/2006

RTFM

Grâce à Vélo en ville, j'ai redécouvert que j'avais deux plateaux à trois et sept vitesses sur mon vélo ! Résultat des courses : la montée rue Paradis (à contre-sens évidemment) sans forcer ce matin. Même pas en nage ni rien. Le petit vent frais aide aussi, of course... Next up : aller au Pharo en empruntant la file des voitures. Brrrrrr.

Conflit de basse intensité

Six mites collées dans la remise, cinq dans le hall et deux abattues d'un coup hier dans la rédaction. Faut-il relancer une offensive napalm-bombe fumigène ? Le prix de la guerre commence à faire grincer des dents, à l'arrière. Car les bombes fumigènes, comme tous les frais de reportages et autres, nous sont remboursées un mois après achat. Et à 30 € la bombe, trois bombes par offensive si on veut faire le boulot correctement, la trésorerie commence à devenir tendue...

12/09/2006

Pari perdu

Quatre mites collées et deux abattues en vol ce matin. Gardons espoir ?

11/09/2006

Don't hate the media

En plus de nous faire découvrir que les aventures de Starsky et Hutch ont autant de public qu'une radio locale, nos collègues de Nantes lancent un débat passionnant sur la frontière entre blog et journalisme.

(Et non je ne fais pas ce trackback pour faire mousser ma substantielle participation au débat)

Délicat

La Haute autorité de lutte contre les discriminations tacle le fisc marseillais dans le dossier des chibanis, ces retraités magrhébins qui vivent dans les meublés du centre-ville.

En gros, elle lui reproche de ne pas avoir averti qu'elle allait stopper leur avis de non-imposition* en attente de preuves de leur résidence en France.

Pour sa défense, le fisc soulève un argument assez logique : "On n'est pas sûrs qu'ils habitent réellement à l'adresse qu'ils nous donnent comme domicile. Si on envoie un courrier, il risque de ne jamais leur arriver, d'être intercepté par un tiers, ou d'être mal compris si la personne parle mal le français".

D'où la tactique de la rétention des avis pour être sûr que les gars se pointent aux guichets et qu'on peut commencer à leur parler.

L'argumentaire est rude mais se tiendrait si la Halde ne signalait pas des cas de chibanis n'ayant pas été régularisés alors qu'ils avaient fourni des copies de leur passeport et des quittances de loyer sur 13 mois.

Seuls ceux qui ont été aidés par un avocat ou une association ont eu gain de cause, selon la Halde. 

La semaine dernière, un associatif me disait que le projet tramway ne servait pas à améliorer les transports à Marseille, mais à remodeler le centre-ville. Il y a des coïncidences...

 

 

*Essentiel aux chibanis pour qu'ils puissent retraites, allocs etc. 

And the winner is...

Deux pièges à mites neufs ont été disposés ce midi dans le hall d'entrée et dans la remise. On va voir si notre campagne d'éradication a vraiment marché.

07/09/2006

Mauvais présage

Deuxième mite explosée, cette fois d'un revers de main sur la porte.

Sauvés ?

Une mite abattue cet après-midi (sur le mur derrière Sandrine, d'un coup de France Football. Moi je militais pour un high kick, mais ça aurait sûrement laissé une trace sur le mur). 

Première mite aperçue de la semaine. Aurions-nous enfin atteint l'Eden ?

06/09/2006

Volonté politique / Axe, pour nous les hommes

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Quand je suis arrivé à Marseille en 1997, la toute neuve municipalité Gaudin claironnait dans La Provence qu'elle allait transformer le cours Lieutaud, la rue Paradis, la rue Breteuil, la rue de Rome et quelques autres en "axes verts-axes fluides" où plus personne ne se garerait en double file.

Pour inciter les Marseillais au civisme, la mairie avait promis une répression féroce et avait même enrôlé Laurent Blanc, à l'époque capitaine de l'OM, dans une grande campagne "respectez les couloirs de bus". C'était il y a dix ans.

(Ci-dessus, le panneau toujours en place rue Breteuil) 

 

 
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