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29/04/2007

National-local

Incroyable : 20 Minutes Marseille essaie de travailler ses articles en avance ! ! ! Sous l’impulsion de Starsky, nous nous sommes lancés dans une série pour présenter les circonscriptions des élections législatives. Du coup on passe notre temps à courir après les politiques, presque aussi étonnés que nous qu’on s’intéresse déjà à l’après-présidentielle.

Une des questions sempiternelles dans ce genre de papier consiste à demander quels sont les grands dossiers locaux sur lesquels le candidat veut axer sa campagne. Pour la législative, la question est délicate : normalement, le député vote des lois de portée nationale. Stricto sensu, il n’est pas représentant d’un territoire en particulier, mais de la nation entière.

Evidemment c’est pas aussi tranché, et nos députés se font fort d’intervenir pour obtenir, qui plus de policiers pour la commissariat, qui une rallonge pour réhabiliter la voie de chemin de fer afin de désengorger l’autoroute.

Et à force de discuter de ça avec les candidats (UMP, PS, PC…), qu’ils soient députés, maires, conseillers généraux, on voit se dessiner un côté passionnant de la politique, des enjeux cruciaux pour notre vie de tous les jours :

-les transports en commun, lesquels choisit-on ? Des bus, plus rapides à mettre en place, mais tributaires des bouchons ? Des trains, dont les voies coûtent horriblement cher et sont très longues à construire ?

-la culture d’accord, mais quels équipements ? De l’avant-garde pour attirer des vedettes et des recettes ? Du populaire pour donner un lieu de sortie aux étudiants et aux moins riches ?

-le logement, quelle gamme construire ? Des HLM pour les plus pauvres ou des logements moyenne gamme pour inciter des locataires HLM à devenir propriétaires, libérant de facto d’autres logements ?

Et j’en passe… Au fil de ces conversations se dessinent les responsabilités et les espoirs qui reposent sur les épaules de l’élu local*. Dans ces moments-là, le métier de politique est grand à mes yeux.



Raoul Duke, électeur pas impliqué



*Selon un de ses biographes, Pierre Mendès-France disait que c’étaient ses mandats de maire qui lui avaient le plus apporté, car il voyait concrètement l’impact de se réalisations chez ses administrés. Il citait souvent l’exemple des bancs que sa municipalité avait installés devant l’église du village, et qui avaient eu un franc succès.

Crash test dummy sur les allées du Prado

Pour la première fois hier après-midi, j’ai testé les soi-disant pistes cyclables des allées du Prado. Dire que c’est un vaste foutage de gueule serait en dessous de la réalité. Comment décrire cette expérience ? Disons qu’on se croirait revenu dans une séance d’initiation à la sécurité routière.

Rien ne vous est épargné. Il faut zigzaguer successivement entre : les étals du marché, les bouches de métro, les kiosques à journaux, les algeco des promoteurs immobiliers et surtout les piétons, qui ne remarquent pas du tout les bandes blanches délimitant la piste, peintes si discrètement sur le sol.

Le pinacle est atteint aux passages cloutés : là la piste disparaît purement et simplement. Il faut donc s’embringuer au milieu des piétons, ce qui suscite évidemment quelques protestations.Si les 100km de pistes que nous promet la communauté urbaine sont tous comme ça, je vais m’acheter un scooter.

 

Raoul Duke, docteur en changement de braquet

28/04/2007

Pour te faire casser, paie 2 800 euros

Le groupe Precepta nous envoie un courrier pour nous proposer d'acheter fort cher* leur dernière étude sur le marché de la presse gratuite.

Résumé d'un des quatre "facteurs clé" dégagés par l'étude :

"Le succès de Métro et de 20 Minutes  est de ce point vue éclairant : ces titres génèrent de la satsifaction chez leurs lecteurs non par la "qualité éditoriale" mais par le service rendu (information synthétique, sans parti-pris, pouvant être lue rapidement)".

Bizarrement, on a pas commandé l'étude.

 

*2 800 euros un exemplaire papier, 4 300 euros l'exemplaire papier, le pdf et le droit de rediffusion à cinq personnes

24/04/2007

Mal aux yeux

Alors que nous sommes en train de nous casser les yeux et le cerveau sur les résultats du premier tour de la présidentielle, répartis par région (pour le deuxième tour), par circonscription (pour les législatives), par ville (pour les municipales), France Info resort un reportage très bien senti sur les statistiques et leur utilité dans le débat politique.

La statistique d'où qu'elle vienne, est toujours mal utilisée : placée hors contexte, tronquée, voire parfois carrément falsifiée. Ce qui fait dire à un mathématicien : "La statistique, c'est comme le bikini : ce que ça montre, c'est suggestif, ce que ça cache, c'est essentiel." A marquer en lettres d'or dans toutes les salles de rédaction.

 

Raoul Duke, docteur en doute-de-tout, même de lui-même 

Après les urnes, les boules !

Eeeeh dis, toi ! Tu aimes la presse indépendante et tu sais pas quoi faire le dimanche 6 mai, deuxième tour de la présidentielle ? Ouais ?! Eh bin toi aussi tu sais une fois participer au loto du Ravi, le seul mensuel satirique régional !

Avec en vedette le chien Saucisse (par ailleurs pigiste à Métro mais bon, on est pas sectaires), plein de lots à gagner et des discussions passionnantes avec les dessinateurs et journalistes du Ravi.

Car comme le dit Rafi, du Ravi : "La liberté du journaliste consiste à faire ce que lui permet la longueur de la chaîne". Alors viens donc soutenir la presse libre ! 

 

Raoul Duke, docteur en journalisme 

21:45 Publié dans Copinages | Lien permanent | Commentaires (0)

23/04/2007

Election day's adrenaline push

Mmmmmm... Batailler avec l'édition pour gratter dix minutes avant d'envoyer la page à l'imprimerie, entendre le téléphone sonner toutes les 30 secondes en sachant que c'est toujours important, taper ses papiers en ayant une oreille sur la télé allumée en permanence, zigzaguer au milieu du bureau entre les boîtes à pizza , le vin, les cigarettes (euh non c'est non fumeur), courir dans tous les sens, bosser 13h d'affilée. Je ne le ferais pas tous les jours, mais ça fait dôlement du bien.
 
Raoul Duke, docteur en "je ne travaille que sous la pression du dernier moment" 

Allo, maman ? Y a ton fiston sur France 2 !

Interview hier matin de Patrick Mennucci à la sortie de son bureau de vote. A la fin de la discussion, une consoeur de la télé me demande si ça me dérange qu'elle nous ait filmé pendant l'entretien. 

"-Ben euh non. 

-D'accord très bien. C'est pour Envoyé Spécial.

-?!??"

Morgane, l'attachée de presse de Mennucci, m'explique :  "Ils font un reportage sur les lieutenants des quatre principaux candidats, ça devrait être diffusé le 10 mai."

Ian, confrère photographe de l'agence Réa, est catégorique : "Tu vas sauter au montage. Ta chemise est trop bleue pour la télé".  Allô, maman, laisse tomber le magnétoscope, c'est plus la peine...

 

21/04/2007

Faille temporelle

En bidouillant des photos, j'écoute Avi Assouly commenter OM-Troyes. Etrange phénomène : par deux fois, j'entends Avi hurler "Gooooooooooooooooooaaaaaaaaaaaaaal !" 90 secondes avant d'entendre mes voisins, qui regardent la télé, grimper au plafond.

 

Raoul Duke, docteur en câble retard 

19/04/2007

Hélas, rien n'est gratuit

Question candide d'un lecteur venu consulter nos archives cet après-midi : "Mais alors comment ça marche un journal gratuit ? C'est fait par des bénévoles ?"

22 avril tous les jours

Discussion ce matin avec la chargée de com' du PS, à l'occasion d'un rassemblement pro-Ségo sur le Vieux-Port. Tous les deux, nous avons revu cette semaine les résultats de la présidentielle 2002, en Paca, à Marseille. Le Pen en tête, à plus de 25% des voix.

Ce sentiment qu'on avait eu le 22 avril 2002, dans la rue, dans le métro, quand Le Pen était à 17% et qu'on se disait : "sur six personnes que je croise, l'une d'elles a voté FN"... Tout le monde qui se regardait d'un sale oeil... Ici c'est tous les jours, à chaque élection. Et c'est un passant sur quatre.

 

Raoul Duke, docteur en catastrophisme 

Y a une justice

Les régates de la Louis Vuitton Cup (ex-coupe de l'America) sont annulées depuis trois jours à Valence, faute de vent. Auraient-ils mieux fait de choisir Marseille ?

Pas même : actuellement le vent souffle entre 6 à 8 noeuds dans la rade phocéenne. Au moins un domaine où l'Espagne ne nous a pas encore battus !

Tout dans les urnes

Reportage cet après-midi parmi des militants UMP qui tractent pour Sarkozy sur le rond-point du Prado. Je discute avec Deborah, 22 ans, et Leïlah, 14 ans (authentique, elle est au collège, en 3e).

D'entrée de jeu, Deborah me demande pour qui je vais voter. D'habitude j'esquive d'un sempiternel "Ah chaque journaliste a évidemment son opinion, mais on s'efforce d'être impartial*". Ce qui est déjà une réponse en soi. Mais là je sais pas, peut-être l'envie de faire le rebelle à peu de frais : 

-En 2002, j'ai voté Besancenot... (sourire en coin)

-Ah oui là on va pas être d'accord ! (rires) D'un autre côté si vous votez Besancenot c'est que vous voulez pas Royal au second tour, on se rejoint au moins là-dessus... C'est ce que je dis toujours aux gens qui veulent pas prendre nos tracts : "Prenez au moins le programme, comme ça vous saurez précisément pourquoi vous votez pas pour lui".

-C'est pas faux, oui... Mais un réflexe "tout sauf Sarkozy" au second tour, ça vous fait pas peur ? [...]

Tout en essayant de ne pas le montrer, je suis quand même un peu surpris, presque déçu.

Je compte plus les hommes politiques de droite qui m'ont dit - souvent sans animosité d'ailleurs : "Ah ah ! Bah, les journalistes, de toutes façons, vous êtes tous de gauche** !". Et là ça ne vient pas. Elles ne sont même pas inquiètes de ce que moi le petit gaucho je puisse déformer leurs propos pour nuire à leur candidat.

Est-ce que parce qu'elles ont une foi absolue en mon honnêteté journalistique ? (Trop beau pour être vrai) Parce qu'elles se disent que l'essentiel, c'est qu'on parle de Sarkozy, peu importe que ce soit en bien ou en mal ? (Possible) Ou, tout simple et plus plausible, parce qu'elles ne sont pas sectaires ?

Ma petite tête de gauchiste-tiraillé-entre-vote-de-conviction-et-vote-utile est plongée dans un abîme de perplexité. 

 

Raoul Duke, docteur en journalisme 

 

 

*En embrayant presque sur du Thierry Lermite : "Ce matin je discutais même avec un communiste alors c'est pour vous dire..." 

 

**Il y a du vrai d'ailleurs, surtout dans la presse d'information générale. Mais il suffit de faire le tour de n'importe quelle rédaction pour voir qu'il existe d'authentiques journalistes de droite : souvent des anciens gauchistes reconvertis, beaucoup plus dogmatiques au demeurant que ceux qui ont fait toute leur vie à droite.  

17/04/2007

Nous avons du courrier....

C'est une lettre, adressée à un collègue qui, en fait, travaille à Paris, au service France. Il n'y a pas de nom d'expéditeur, pas de tampon sur le timbre.

A l'intérieur il y a une page dactylographiée, visiblement photocopiée. Quelques caractères en arabe manuscrits, au dessus du texte.

Je vais pas rentrer dans le détail du contenu mais, en gros, disons qu'au premier degré ça aurait été écrit par un musulman intégriste obsédé sexuel.

Mais justement, est-ce que c'est vraiment ça ? C'est tellement too much que ça sent le mec d'extrême droite qui veut faire paniquer le bourgeois.

Qui que ce soit, il a quand même passé au moins cinq minutes de sa vie à envoyer ça. Et ça, ça fait très peur.

 

Raoul Duke, docteur en psy ops 

15/04/2007

Couches sédimentaires

Starsky s'est mise à réaménager avec brio le journal. On a enlevé une porte, changé de place deux tables, l'imprimante et le bureau des stagiaires. Notre local semble soudainement plus grand.

Du coup, j'ai plus honte encore de mon bordel. Surtout qu'en essayant de le ranger un peu, je m'aperçois de l'ampleur des dégâts : la semaine dernière, j'ai retrouvé dans une pile de papiers une note de... janvier 2004, avec la mention "bureau 20 Minutes Marseille : appeler Stéphanie Harounyan au 06 16" etc., la rencontre historique avec Starsky...

L'opération me permet aussi de m'ébahir devant toute l'ingéniosité (le vice?) que j'ai déployé pour dissimuler mon fatras. J'ai compté pas moins de huit piles de papiers : trois sur mon bureau, deux sous mon bureau, une derrière mon ordi, une sur le bureau des stagiaires (celle-là, je suis vraiment pas fier) et une sous le bureau des stagiaires. C'est pas gagné.

 

Raoul Duke, docteur en archéologie 

Laisse ton gun à la consigne

Petit carton reçu aujourd'hui, avec l'invitation au dîner du consulat d'Israël : 

"Pour des raisons de sécurité, une pièce d'identité vous sera demandée à l'entrée. Port d'arme prohibé." 

De l'air

Mon prof de socio à la fac me l'avait dit : "la sociologie, ça consiste souvent à enfoncer scientifiquement des portes ouvertes."

Les économistes marseillais de l'Idep auraient-ils fait exactement cela ? Les premiers résultats de leur étude sur l'attitude du public face à la qualité de l'air semble rappeler des évidences : plus les gens sont informés sur les dangers liés à la pollution de l'air, plus ils sont prêts à payer cher pour trouver des solutions.

De l'aveu même de nos économistes, leur échantillon n'est pas représentatif : plus de diplômés, plus de femmes que la moyenne...

Et pourtant, l'étude révèle déjà des comportements étonnants : interrogés sur la qualité de l'air à Marseille, plus de 70% des sondés la jugent mauvaise. Mais quand on leur demande la qualité de l'air dans leur logement à eux, ils la jugent majoritairement bonne. 

Etonnant aussi : si les sondés ne croient spontanément pas à l'impôt pour résoudre le problème de la qualité de l'air, ils y croient davantage après qu'on leur a demandé une signer une pétition interpellant les candidats à la présidentielles sur le sujet.

Intriguant enfin : l'Idep estime qu'apporter une information "scientifique et qui ne fait pas l'objet de débats" sur la pollution de l'air incite les sondés à dépenser plus pour lutter contre la pollution.

Ce qui nous interpelle nous autres journalistes : on peut attirer l'attention du public sur tel ou tel problème, mais comment lui fournir une information estampillée "scientifique et indiscutable" ?

 

Raoul Duke, docteur en journalisme 

 

14/04/2007

De la musique, des images

Eeeeh dis, toi ! Tu aimes la musique live ? Ouais ?! Eh bin toi aussi tu sais une fois aller sur le site de Pirlouiiit qui, en plus d'être un sympathique héros de BD belge, est aussi dans le civil un photographe marseillais qui écume les salles de concert et mitraille les artistes.

Pirlouiiit a récemment été exposé au magasin du label Lollipop, sur le cours Lieutaud, et c'est bien légitime. 

 

Raoul Duke, oeil privé 

03:02 Publié dans Copinages | Lien permanent | Commentaires (2)

13/04/2007

Moitié-moitié

Passionnant article de Libé sur l'histoire de la pizza, et notamment son arrivée à Marseille, seconde patrie des Napolitains !

Dalogue avec le maire de Marseille Siméon Flaissières,  rapporté par Albert Londres* :

"J'ai dû acheter une géographie et contrôler de mes yeux que Marseille était bien dans un département qui s'appelait les Bouches-du-Rhône. [...] Cependant, les Bouches-du-Rhône devaient être en Italie. Eh bien non, ce département était en France. Je repris courage [...].

"Au matin, je sonne la femme de chambre. C'était une italienne. "Envoyez-moi le valet". Il était italien ! [...] J'appelais l'ascenseur. Le garçon d'ascenseur lisait Il Secolo ! Un espoir : le portier est anglais ! Je vais chez le décrotteur : Italien ! [...] C'est dimanche. Dans les églises, les fidèles sont debout, comme en Italie. Le prêtre monte en chaire et que fait-il ? Il prêche en italien ! [...] Je file vers le marché. Comme je passais sous l'arche de l'hôtel de ville, Mr le maire de Marseille sortait de la maison.

"-Monsieur le maire [...] vous ne me refuserez pas une précision. De quelle ville, au fait, êtes-vous maire ?

"Mr Flaissières me pria de me promener dix minutes en sa compagnie.

"-Ecoutez, me disait-il

"-Je n'entends que la langue italienne 

 "-Eh bien ! maintenant vous êtes fixé ?

"-Cela ne me dit pas de quelle ville vous êtes le premier magistrat.

"-Allons, votre esprit est lourd ce matin, vous voyez bien que je suis maire de Naples !"

Quelques années plus tard, en 1936, les gangsters Carbone et Spirito réussiront un des plus jolis coups de leur carrière en réussissant à faire arriver à Marseille
34 tonnes
de parmesan, alors que l'importation de produits italiens est interdite, depuis l'arrivée au pouvoir de Mussolini. Une bonne partie du magot a dû finir sur des pizzas moitié-moitié.

 

Raoul Duke,  docteur en pâte fine

 

*Presque trop beau pour être vrai dans Marseille, porte du Sud 

Dans les salles marseillaises enfumées...

Il arrive à Martini Shot de faire quelques concerts, à vue de nez six en deux ans et demi, on peut dire qu'on prend vraiment notre temps. Et on a tort, ça nous prive de découvrir plein de groupes marseillais dé-men-tiels. Cette semaine, nous avons eu la chance de jouer avec Cabwaylingo. Déjà sur disque ça file des frissons (surtout The Border, en ce qui me concerne), mais en live, c'est carrément renversant ! 

 

Raoul Duke, un genou à terre devant l'artiste 

19:55 Publié dans Copinages | Lien permanent | Commentaires (1)

Dans la peau d'un journaliste sportif

Grande première demain, puisque pour dépanner Sandrine, je vais suivre un match de water-polo* !

Longtemps j'ai regardé de haut les journalistes sportifs. Comme souvent, je pêchais par ignorance : le journalisme sportif est un art difficile et terriblement technique.

Et pas seulement parce qu'il faut arriver à supporter les joueurs qui se prennent pour des divas,  viennent régulièrement deux heures en retard / pas du tout aux conférences de presse, ou les entraîneurs qui pour seul commentaire d'une défaite 4 à 0 concèdent : "on a manqué de réussite devant le but".

Non le plus chaud (de mon point de vue), c'est de couvrir les matches. Il y a deux ans, j'avais lâchement abusé de mes privilèges de journaliste pour assister en tribune de presse au Vélodrome au match amical France-Australie. Histoire de pas trop montrer que j'étais là en touriste, j'avais tout de même emmené un cahier pour prendre quelques notes...

Très vite, j'ai dû abandonner l'affaire : comment arriver à suivre et noter simultanément les actions des Français, celles des Australiens, les préparatifs sur les bancs de touche, le tout en gardant un oeil sur la feuille de matche et sur le chrono (qui ce soir-là, en plus, était en panne) ?

Un confrère australien assis devant moi était époustouflant. Les pages de son grand cahier A4 étaient divisées en deux par une marge tracée à la règle : à gauche les actions françaises, à droite les australiennes, l'heure de chaque action était consignée, ainsi que les phases d'échauffement des remplaçants, qu'il indiquait sur la feuille de matche. Jumelles au cou pour mieux voir les mêlées, il tapait dans le même temps son article sur un ordi portable pour pouvoir l'envoyer illico à Sidney dès le coup de sifflet final.

Ce soir-là, avec mon petit cahier à spirales et mon stylo tout rouillé, je me suis senti un peu con.

 

Raoul Duke, expert en sport de console 

 

*Et au cercle des nageurs Marseillais, s'il vous plaît... 

 
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