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27/12/2007

Napoleon Bonaparte is alive and well and living in Istres

C’était il y a quinze jours. Toute la presse des Bouches-du-Rhône s’était ruée à Istres pour l’annonce officielle du retour en politique de François Bernardini. Un exemple magnifique de la guerre de mouvement en politique.

L’ancien premier secrétaire du PS 13 et ex-président du conseil général nous avait donné rendez-vous au point le plus haut d’Istres, sur la place de l’église Notre-Dame de Beauvoir, dans la vieille ville datant du moyen-âge.

Là, sur une petite dalle en béton battue par le vent, et tout autour de laquelle on aperçoit Istres et son église, le fils prodigue nous annonce qu’il sera bien tête de liste aux municipales contre le PS... mais qu’il ne se présente pas aux cantonales !

« Je connais quelqu’un qui doit se remettre à respirer en ce moment » sourit-il, en pensant très fort à Jean-Noël Guérini, son successeur qui lui a piqué à la fois la fédé socialiste et le conseil général.

Du côté de la presse, on est un peu sur le cul. Bernardini a beau dire que « la vengeance n’est pas chez moi un moteur dans l’action politique », on a du mal à y croire. Surtout quand il dit que depuis son départ pour cause de condamnation, « Istres a perdu son éclat ».

D’autant que Bernardini fait tout pour gagner le canton. Celui-ci comprend à la fois une partie d’Istres, dirigée par sa fidèle Nicole Joullia, et Fos sur Mer, dirigée par René Raimondi, PS légitimiste. Istres est très peuplée, mais a peu de taxe professionnelle, Fos a beaucoup de taxe professionnelle, mais est peu peuplée. Pour l’emporter, Bernardini choisit donc de mettre le paquet sur Istres en présentant un candidat et un suppléant istréen, avec Nicole Joullia comme candidate.

Curieux, on demande donc à Nicole Joullia qui sera son suppléant. « Je pensais avoir été claire, s’étonne-t-elle. Il s’agira évidemment de François Bernardini. »

Et là, on dit : « bravo l’artiste ! ». Car si Joullia l’emporte –ce qui a de sérieuses chances de se produire, vu les réseaux de Bernardini à Istres- le PS va se retrouver dans une position impossible au conseil général : s’il est trop méchant avec Joullia, celle-ci peut tout à fait démissionner de son mandat, faisant ainsi re-rentrer Bernardini dans l’assemblée départementale.

De son côté, Nicole Joullia assure être prête à travailler avec tout le monde et souligne qu’elle n’a « toujours pas reçu » sa lettre d’exclusion du PS... S’ils veulent s’éviter un dilemme pénible, les socialistes ont intérêt à se battre jusqu’au bout pour ce canton.

 

Raoul Duke, docteur en Austerlitz

Commentaires

grossière erreur. En cas de démission volontaire, ce n'est pas le suppléant qui prend la place. Il y a de nouvelles élections

Écrit par : albert | 06/01/2008

Au temps pour moi !

J'ai bêtement transposé aux conseillers généraux les règles valables pour les députés, en cas de démission suite à une entrée au gouvernement. Avec comme hypothèse : Joullia démissionne d'un mandat de conseillère générale pour se consacrer à un mandat d'adjointe au maire d'Istres.

Or, délice du code électoral : les règles concernant le remplacement des conseillers généraux sont beaucoup plus strictes !

L'article L221 prévoit en effet qu'en cas de démission, une cantonale partielle a lieu sous trois mois. Le suppléant n'est appelé à servir que si le candidat décède avant le scrutin, ce que je ne souhaite évidemment pas à Nicole Joullia et François Bernardini.

Mon raisonnement tortueux tombe définitivement à l'eau : Bernardini ne veut définitivement pas entrer au conseil général des Bouches-du-Rhône. Reste la perspective de voir son bras droit entrer au CG à sa place. Un peu une revanche quand même !

Écrit par : Hutch | 07/01/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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