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16/02/2008

A la veille d'un clàsico

L'artiste-performer Massimo Furlan l'avait utilement rappelé au Vélodrome en novembre dernier, le foot est aussi -voire carrément plus- un art de jouer SANS le ballon. Et que fait-on quand on a pas le ballon ? Fidèle à son habitude technicienne, Libération nous l'explique en interviewant cinq joueurs de Valenciennes.

Remarquons au passage que chaque fois, pour ce style de papiers, Libé interviewe des "petites cylindrées" du championnat : Sedan, Libourne, Metz... Les joueurs stars du PSG et de l'OM n'auraient-ils pas le temps/l'envie de répondre à ce genre de questions ? On n'ose le croire.

Peut-être est-ce tout simplement qu'ils préparent le clasico de demain soir*. La vieille rivalité footeuse dont Libé, encore lui, rappelle combien elle a été attisée, sinon construite, par les dirigeants des clubs eux-mêmes, qui en coulisses s'entendent comme larrons en foire.

Le tout au grand bonheur de certains supporters qui trouvent là un exutoire pour se foutre sur la gueule, et des CRS qui gâchent leur journée à patrouiller aux abords des stades, au lieu de courir derrière des malfrats. Perso, je suivrais ce clàsico derrière ma télé...

 

 Raoul Duke, master PES5

 

*Pour lequel l'OM, ressucité par Eric Gerets, part favori. Sans faire de chauvinisme, encore une fois à l'OM, il a suffi d'un Belge...

15/02/2008

Des deux mains

Le site de sorties Cityvox a eu la bonne idée de lancer un système de pétition en lignes à l'occasion des municipales. En gros, ça fonctionne un peu comme un blog : vous postez votre sujet de pétition, et les internautes le signent. S'il atteint le millier de signatures en ligne, la pétition est transmise à l'autorité que vous avez indiquée en enregistrant votre pétition.

Les Marseillais et les Aixois ont déjà créé une dizaine de pétitions. La plupart tourne autour de l'environnement, des transports et de l'accès à la ville pour les handicapés. Avec, au milieu, une petite perle  : une pétition qui vise "pour contrer toute idée fantasque avant qu'elle ne germe", à empêcher la délocalisation de Notre-Dame de la Garde sur l'île du Frioul. Mettant exceptionnellement en veilleuse ma neutralité journalistique, j'ai signé cette pétition.

 

Raoul Duke, journaliste engagé 

Patrick Mennucci, pensées et aphorismes

Pour préparer la page spéciale municipales Marseille  de lundi dernier, nous avons interviewé les principaux directeurs de campagne et directeurs de cabinet des candidats marseillais. Extraits choisis, copyright Patrick Mennucci, directeur de campagne de Jean-Noël Guérini, Marseille, 2008.

"A la mairie, ils savent qu'ils vont perdre."

"La difficulté pour gérer cette ville, c'est qu'elle est pauvre."

"Pour la propreté, la mairie a embauché 200 vacataires à un mois des élections."

"Le conseil général avait déjà proposé un syndicat mixte pour les transports et pour les déchets, mais Gaudin n'en pas voulu. Pour lui, les autres collectivités locales c'est simplement un guichet, il ne leur demande pas leur avis sur les projets. Sinon, on aurait fait le tram différemment."  

"Le Modem ne fera pas 5%. C'est décevant, il y a pas de professionnalisme. Ils dilapident le capital de Bayrou sur Marseille." 

"La bataille se situe entre deux conceptions de Marseille."

"Notre liste est une liste centriste"

"Notre programme est le plus à gauche jamais proposé par une liste pour Marseille." 

"On peut recueillir le vote-sanction, mais seulement si on est crédibles."

"Je sens le vote-sanction encore plus haut qu'en 2004. A l'époque, quatre jours avant le scrutin, un sondage nous donnait Vauzelle et Muselier au coude-à-coude [au premier tour, Vauzelle mettra finalement presque 10 points dans la vue à Muselier : 35%-26%]." 

"Jean Roatta, c'est Bisounours." 

"Je n'ai aucune inquiétude pour Andrieux." 

"L'intercommunalité, il faut la faire mais on peut pas le dire maintenant." 

"Gaudin sera mis en ballottage dans son secteur. En 1989, il avait été battu." 

"Gaudin fréquente plus les sénateurs que les Marseillais." 

Claude Bertrand, pensées et aphorisme

Pour préparer la page spéciale municipales Marseille  de lundi dernier, nous avons interviewé les principaux directeurs de campagne et directeurs de cabinet des candidats marseillais. Extraits choisis, copyright Claude Bertrand, directeur de cabinet de Jean-Claude Gaudin, Marseille, 2008.

"La ville est une entité vivante, qui dépasse la somme des gens qui l'habitent. Elle évolue, mais moins vite que la vie de ses habitants."

"Marseille est plus pauvre que sa périphérie. C'est une des ses spécificités."

"Il y a quelques années, la préoccupation des Marseillais c'était le chômage, l'insécurité, l'immigration. Aujourd'hui ce sont les problèmes du quotidien : la propreté, la circulation. Ça me rassure."

"Les programmes de Gaudin et Guérini se ressemblent ? A choisir entre la copie et l'original, [l'électeur] prend l'original !"

"Nous avons lancé la campagne quinze jours plus tôt que prévu parce qu'il fallait faire connaître nos têtes de listes. Il y a les vacances scolaires... Il faut laisser les gens s'imprégner de notre programme."

"La politique nationale a forcément un impact dans les grandes villes. A la marge, mais elle a un impact." 

"Avant les régionales de 2004, le gouvernement s'était attaqué s'était attaqué au système de retraites et de soins médicaux. Il fallait faire cette réforme, mais les personnes âgées constituent le gros bataillon des électeurs de la majorité, et elles nous ont sanctionné. Aujourd'hui, nous ne sommes plus dans la même situation."

"Les électeurs votent beaucoup plus avec leur tête qu'on ne l'imagine."

"Pour moi, le taux de participation ne change pas réellement les pourcentages d'une élection à l'autre." 

 "La communauté musulmane ne va peut-être pas voter contre Gaudin."

"Tous les journalistes de Marseille sont de gauche."

Autopromo

Un journaliste de 20 Minutes Marseille s'est glissé dans une photo de son propre journal, ce matin. Sauras-tu le découvrir ?

01/02/2008

Trop modeste

Jean-Louis Tourret, adjoint (UMP) aux finances à la mairie de Marseille, tout en retenue british :

"Je n'ai aucun humour. Un adjoint aux finances n'a pas d'humour." 

Dégagé derrière les oreilles

Un journaliste de 20 Minutes semble s'être glissé dans un reportage dessiné du Ravi de février. Sauras-tu le découvrir ?

Vas-y Bubu !

Sarkozy est passé en Camargue en coup de vent, juste pour faire quelques images à cheval, un bain de foule et admirer la vierge noire. En digne émule de son boss, Fillon a visité Marseille au pas de charge, trois rencontres avec des élus, petits fours et au r'voir m'sieur-dames.

Jour après jour, tous les membres du gouvernement français semblent pris d'imagite, maladie des politique qui leur fait préférer la belle image à une discussion de fond lors de leurs visites hors de leurs bureaux. Tous ? Non.

Dominique Bussereau, dit "Bubu", secrétaire d'Etat aux transports, grand pote de Raffarin, résiste encore et toujours. Il vient en personne lundi à Marseille présenter son plan de réforme des ports.

Et quelle hallu : il reçoit tous les acteurs du dossier, en finissant par les syndicats (peut-être même la CGT) puis les journalistes, avec une CONFERENCE DE PRESSE où nous autres scribouillards allons avoir le temps de poser des questions sans devoir se jeter dans une mêlée en marche de caméras et appareils photos (non rugbymen s'abstenir).

De nos jours, c'est ça avoir du courage politique.

 

Raoul Duke, journaliste paresseux*

 

*Stéphane, chef du service France de 20 Minutes, me faisait la réflexion la semaine dernière : "Tu connais la paresse des journalistes..." Je fus sans voix devant la justesse de l'analyse. Le mal est aussi (surtout ?) en nous.

Small is beautiful

Stratégie d'un candidat aux municipales dans la périphérie de Marseille :

"Moi je ne fais pas de meetings durant ma campagne. Juste un, peut-être, avant le premier tour. Les meetings ça ne sert pas à grand-chose : dans le public, vous avez 95% de gens à vous et 5% de gens d'en face qui viennent voir comment ça se passe dans votre camp.

"Ce qui est beaucoup plus efficace, ce sont les réunions chez l'habitant. J'en ai une trentaine d'ici le premier tour. On liste des familles, et une à deux fois par semaine elles invitent des voisins, des amis, pour le thé ou l'apéritif. On rencontre de tout : des partisans aussi bien que des adversaires. On discute pendant une heure, une heure et demie, ça permet de faire remonter des demandes, et d'ajuster le programme."

La technique est également utilisée à Marseille, dans tous les camps*. Et quand je vois les candidats courir dans tous les sens d'un appartement à l'autre, je me dis que le métier de journaliste c'est quand même des vacances.

 

Raoul Duke, docteur en observation non participative 

 

*Marseille l'Hebdo en fait d'ailleurs une chronique savoureuse cette semaine. 

 
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