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28/03/2008

J'ai fait un rêve

Bruxelles, ville très comparable à Marseille en termes de population et de superficie*, a remanié son réseau de bus de nuit.

Dorénavant, les vendredi et samedi soirs, vingt lignes parcourent la capitale au rythme d'un bus toutes les 20 minutes, jusqu'à 3h du matin.

Le service de nuit a une tarification spéciale : 3€ le voyage**. Cher mais tout de même meilleur marché qu'un taxi. Le restant de la semaine, les principales lignes de bus, métro et tram voient leur dernière rame partir vers 0h30 - 1h du matin, à 1,5€ le ticket**. 

Bruxelles est capitale de l'Europe, me direz-vous. Ça aide, mais Marseille ne veut-elle pas être capitale de l'Euroméditerranée ?

En plus, de nuit, un réseau de bus c'est efficace puisqu'il n'y a plus de bouchon. La RTM planche sur la question, nous avait certifié en janvier dernier Josiane Beaud, directrice générale.

Jusqu'à  présent, Marseille bénéficiait royalement de dix lignes de nuit, entre 22h et 1h, à raison d'un bus toutes les demi-heures, voire toutes les heures.

On croise les doigts. De toutes façons, ça peut pas être pire.

 

Raoul Duke, apprenti urbaniste 

 

*Un million d'habitants pour les deux agglomérations, sur 160 km2 pour Bruxelles et 150 km2 pour Marseille, auxquels s'ajoutent 80 km2 de calanques.

**Prix du billet solo : il y a évidemment possibilité d'avoir des réducs via des cartes 10 voyages ou des abonnements. 

L'enfant quitte le foyer

Pour la première fois depuis le lancement du journal, il y a quatre ans, 20 Minutes Marseille a fonctionné toute une semaine sans que ni Starsky ni moi ne soyons de service. L'une est en congé maternité, et l'autre a pris quinze jours de congés dans son plat pays après avoir frôlé un burn out post-municipales.

Donc, depuis cinq numéros, les pages "Grand Marseille" se remplissent toutes seules sans problème, sous la houlette d'Amandine et de Céline, qui nous remplacent. Et ça a beau être tout à fait logique et normal, c'est tout de même très émouvant.

 

Raoul Duke, père possessif

 

15/03/2008

Belgitude en force

Eric Gerets, sauveur de l'OM, a expliqué à nos confrères de La Provence et L'Equipe s'être régalé devant les oeuvres des peintres flamands exposées au musée de l'Ermitage, à Saint-Petersbourg.

Alors que je m'extasiais au téléphone sur cette nouvelle preuve des qualités de notre entraîneur chéri, Stéphane, patron du service France de 20 Minutes et grand fan de l'OM, se montrait dubitatif : "Il doit faire ça pour impressionner une femme", estime-t-il. 

Déjà dans ta ville

 

 

Venu nous donner un coup de main au journal, Laurent avait débarqué avec un vélo noir hyper léger magnifique. Un peu jaloux, j'avais décidé d'aller au magasin où il s'était procuré cette merveille. Avec les élections, j'avais un peu tardé, et lu entretemps le guide du vélo à Marseille. Celui-ci m'a ouvert une perspective déjà entr'aperçue à Bruxelles : le vélo pliable.

LA solution pour ne plus se taper des côtes : il suffit de plier le vélo et prendre les transports en commun pour sauter l'obstacle. Curieux, je vais donc au magasin de Laurent, m'enquiers des modèles de vélo pliable et découvre la merveille ci-dessus youtubée*. Un vélo pliable en accordéon qui, contrairement à la plupart de ses concurrents, peut continuer à rouler plié, poussé sans effort dans le métro ou dans l'autobus.

Après une semaine de tiraillement (parce que ça coûte un peu un bras, quand même), j'ai craqué. Depuis trois jours je sillonne Marseille avec. Et je me marre.

C'est un poil moins rapide, mais beaucoup plus maniable qu'un vélo classique. Et si on fait moins de gros efforts de par l'utilisation des transports en commun, on pédale quand même plus dur car il n'y a que trois vitesses. Mes cuisses se durcissent déjà et je me découvre un tout nouveau poumon. A quand la production de ce truc en grande série, que tout le monde sillonne la ville avec ?

 

Raoul Duke, capitaine flemme 

 

*La vidéo est tournée à Paris, mais c'est le même esprit... 

Raging bulls

Dans la cohue pour recueillir la réaction de Jean-Noël Guérini au soir du premier tour dimanche dernier, deux journalistes en sont carrément venus au main. Alors que, malgré la bousculade générale, planait un silence religieux, un confrère en a frappé un autre à la tête, exprès, et l'autre a bruyamment protesté.

Depuis, à chaque sortie du candidat, des attachés de presse rigolards rappellent la consigne  : "les gars, si vous vous voulez vous foutre sur la gueule, faites-le, mais en silence".  Quand on vous dit qu'il vous prévoir des cours de rugby et/ou de full contact dans les cursus de journalisme...

 

Raoul Duke, docteur es infiltration 

Sci-en-ti-fique !

Pour suivre correctement les élections, j'ai dû devenir quelqu'un de super organisé : planning un mois à l'avance, dossiers administratifs traités dès réception, tableau Velleda avec la liste des choses à faire dans la semaine... J'en passe et des meilleures, toute ma vie au journal semble prise par un élan de rationalisation. Toute ? Non. Un îlot de bordel résiste encore et toujours à l'envahisseur.

Mon bureau reste en effet recouvert par une couche de deux centimètres de papiers et une pile de un mètre de documentation, poussée en loucedé à droite de mon ordi. Avant, ça m'ennuyait, mais plus maintenant :  Eric Abrahmson, prof de management à la business school of Columbia, vante les mérites créatifs du bordel !

Contactée à ce sujet, Starsky n'est pas convaincue, et m'accuse de "tenter de me défiler alors que je suis en train de découvrir les vertus de l'organisation". Affaire à suivre.

02/03/2008

La discrétion des grands artistes

Flo a réussi à entrer en contact avec Pom et Joos, les deux talentueux graphistes qui décorent les friches commerciales du centre-ville de Marseille ! Le dialogue a hélas tourné court...

Faites chauffer les magnétoscopes


 
 
Après le premier débat sur France Bleu qui avait viré instantanément au pugilat, le débat Gaudin-Guérini sur i-Télé, totalement pas prévu, a lui aussi tourné à la foire d'empoigne. Ca nous promet de beaux moments pour le débat final de l'entre-deux tours, prévu le 19 mars à 22h30 sur France 3 (et a priori en direct aussi !). Je pense que la locale 20 Minutes ira suivre ça depuis les studios, histoire de voir les réactions des uns et des autres...

Message à un électorat

L'équipe de campagne UMP nous fait savoir que "le Dr Claude Perpère, doyenne des chirurgiens esthétiques de France, internationalement reconnue", apporte son soutien à Jean-Claude Gaudin.

Fou fou fou

Pour une fois, on avait préparé les interviews de candidats à l’avance, et l’actualité est tombé tôt dans la journée : mercredi 27 février, la rédaction de 20 Minutes Marseille a pu boucler son journal et quitter le bureau à 18h30, contre 21h-21h30 d’habitude. Et ça fait tout bizarre quand on sort du journal de voir du monde dans les rues, les magasins ouverts, des embouteillages…

Mis en boîte

Une demoiselle m’a un peu ruiné le moral ce week-end en soulignant que nous autres journalistes ne donnons pas toutes les clés aux lecteurs pour se faire une idée sur les programmes des candidats aux municipales; que l’on sait que certaines promesses sont complètement irréalistes, et qu’on ne le dit pas.

L’accusation n’est pas fausse : pas besoin de se cacher derrière son petit doigt, il est vrai qu’on a un sourire en coin quand on entend Guérini ou Gaudin promettre des milliers de logements en plus chaque année, le tout sans augmenter les impôts.

Pour ne parler que du dossier du logement, on sait que rien ne se règle aussi facilement : la préfecture reconnaissait en janvier dernier qu’une partie des financements pour construire des HLM en Paca ne sont pas utilisés, faute d’avoir trouvé des terrains ou des entreprises de BTP disponibles. Sans parler de l’opposition des maires ou des recours de riverains qui retardent voire empêchent certains projets de HLM.

D’un autre côté, la politique est tout de même une affaire de volonté personnelle et de capacité à convaincre ses concitoyens. Cette année, on constate que les mentalités changent : même les organisations patronales réclament des HLM, des transports en commun, et demandent aux candidats de s’engager par écrit à en faire. Quant aux finances, elles commencent à arriver : l’Etat renforce ses financements HLM, et les rentrées fiscales devraient augmenter sur la communauté urbaine, ne serait-ce que par l’expansion d’Eurocopter à Marignane.

Dès lors, qu’est-ce qui nous permet de dire que les promesses de nos chers duellistes sont impossibles à tenir ? Rien de sûr : notre habitude des promesses non tenues, notre cynisme de journaliste. Mais en démocratie, le doute bénéficie toujours à l’accusé. On choisit donc de taire nos angoisses.

Raoul Duke, docteur en introspection

Faute avouée, à moitié pardonnée

Copyright Michel Pezet, candidat PS-dissident aux municipales d’Aix et vice-président du conseil général :

« Il y a des moments où il faut réfléchir à l'aménagement en dépassant les communes, les agglomérations. Faire travailler les agglomérations entre elles, travailler au niveau de la région. Je me reproche vraiment de ne pas avoir voté la suppression des départements lors du référendum de 1969… »

Agir local, penser global

Comment financer les investissements en logements et en transports dont ont besoin toutes les communes du département ? En ces temps de stagnation du pouvoir d’achat, difficile de le faire par des hausses d’impôts aux particuliers. Idem pour les hausses d’impôts aux entreprises : mauvais pour l’économie, direz-vous.

Reste l’endettement. La quasi-totalité des candidats sont pour, tant que c’est « pour des investissements qui vont servir à plusieurs générations ». François-Xavier de Peretti (MoDem, Aix) est plus circonspect : « Je serais peut-être pour l'emprunt si je ne connaissais pas déjà le niveau d"endettement de ce pays. Le contribuable paie déjà la dette de l"Etat. Ce n'est peut-être pas une bonne idée de lui rajouter une dette communale. »

Pas faux, et surtout très injuste pour les communes, car l’Etat s’est beaucoup endetté pour financer des budgets de fonctionnement (Sécu, retraites etc.), alors que les communes s’endettaient pour investir. Dans le même temps, l'Etat se déchargeait de plein de compétences (RMI, routes, bâtiments de l'éducation nationale) sur les collectivités locales. La décentralisation, c'est que du bonheur !

 

Raoul Duke, apprenti comptable  

Jean-Luc Bennahmias, pensées et aphorismes

Copyright Jean-Luc Bennahmias 2008, avant la constitution des listes :

« Tous les jours on a des gens de chez Gaudin et Guérini, qui s'estiment mal servis et  qui viennent nous demander d’être sur nos listes. Ils arrivent et disent « qu'est-ce que vous avez à me proposer ? ». C’est un vrai mercato. »

« En 2004, Muselier m'avait dit : « je vais vous écraser ». »

« La communauté urbaine est à deux doigts de la faillite. »

« Un bus en site propre, c'est juste de la peinture sur la rue et des flics pour la faire respecter. »

« Le ticket de métro à un euro, je sais pas comment on pourrait le financer. Peut-être en mettant plus de pub sur les bus. Ou sur les vélos à louer. »

« Je ne veux pas rajouter un centime au budget municipal. Juste redispatcher les dépenses. »


 
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