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30/01/2007

Quand j'entends le mot éthique, je sors mon revolver

Faut-il s'offusquer que certains journalistes tutoient Muselier ? Ou faut-il s'offusquer que nous tutoyons tous certains hommes politiques, mais que ce sont rarement les mêmes ? 

Piqûre-soudure

Renaud Muselier répète à longueur d'interviews que la majorité UMP* Muselier-Gaudin de Marseille est "soudée", ça n'empêche pas petites piques et vacheries, surtout du maire vers son premier adjoint.

Dernière en date, lors des voeux à la presse : Jean-Claude a exigé que la cérémonie se déroule à l'espace Bargemon plutôt qu'au dépôt de tramway Saint-Pierre, ce qui aurait fait trop de pub à Muzo, responsable du projet tramway.

Au cours de ces mêmes voeux, le maire en a rajouté une couche en soulignant qu'à Euroméditerranée, grand projet de Muzo, "Ce n'est pas le président (Muselier, ndlr) qui a le vrai pouvoir, c'est le directeur général, nommé par le gouvernement". 

Le tandem Muselier-Gaudin comptant se représenter aux prochaines municipales, il est possible qu'on ait ça encore pendant six ans parce que la fidélité en politique, c'est important. 

 

Raoul Duke, docteur en journalisme 

 

*ex RPR-UDF

26/01/2007

Classiques

Parmi les "classiques" que Jean-Claude nous a sortis lors de ses voeux à la presse :

 -"Je suis hospitalisé quelques jours, une infirmière vient me faire la piqûre et elle me dit "Vous serez traité comme les autres". Alors je lui répond "Merci de m'avoir reconnu"

 -"Quand on a crée la communauté urbaine et qu'il a fallu lui transférer du matériel, les communes, elles ne nous ont pas donné leurs Bentley."

 -"Je suis président de l'assistance publique de Marseille et j'apprends par la télévision l'opération des deux bébés siamois !"  

 -"Sous de Gaulle, Gaston Defferre a refusé de créer une communauté urbaine à Marseille pour ne pas avoir à composer avec des maires gaullistes ou communistes."

 -"Quand nous avons créé la communauté urbaine, nous avons élargi le système de tickets restaurants à l'ensemble des employés municipaux des 18 communes." 
   

 

Impros

Vachement en retard, mais bon : copyright Jean-Claude Gaudin, voeux à la presse 2007 :

« Marseille n'est pas une ville de droite ou de gauche. Elle est populaire »

 « Je ne crains rien, je peux tout faire, même officier pour des mariages dans Plus Belle la Vie »

« A Ribéry, je lui ai expliqué qui était le duc de Guise »
 
« J'ai pas l'oeil rivé sur le calendrier électoral en permanence. Eivdemment que je l'ai un peu, je suis pas plus vertueux qu'un autre » 

« L'UMP n'est pas un parti unique ou monolithique »
 
« Chirac m'a invité à venir avec lui lors des obsèques du pape. Il savait que ça me faisait plaisir »
 
« Les communistes de Marseille, s'il pouvaient me crucifier, ils le feraient sans hésiter »

23/01/2007

Justement...

Diagnostic de Jacques Pfister, président de la chambre de commerce de Marseille, à propos de la candidature de la ville pour être capitale européenne de la culture :

"Il y a matière à faire quelque chose de bien ou quelque chose de nul." 

19/01/2007

L'Etat c'est lui

Copyright Christian Frémont, préfet de Paca, 2007 :

"Je le répète souvent aux syndicats et ça semble parfois les surprendre mais il n'y a aucune loi en France qui  empêche une usine de fermer"

"Moi-même, je n'ai pas compris ce qui s'est passé hier lors de la réunion sur Plan-de-Campagne"

"En matière d'archaïsme des relations sociales, nous avons quelques beaux exemples ici en Paca".

"Marseille a toutes les obligations d'une ville-centre sans en avoir les richesses."

"La création des intercommunalités, ça a été la liberté du loup dans la bergerie."

"Nous avons inversé la tendance en matière de construction de HLM."

"Il n'y a encore eu aucune proposition sérieuse pour le reclassement des salariés de Diebold."

"Le problème de Marseille c'est qu'on y crée des emplois qui ne sont pas destinés aux salariés des entreprises qui ferment."

"L'avantage de faire des tables rondes à la préfecture [entre syndicats et patronat], c'est que ça médiatise le dossier. Le pire dans un conflit social, c'est l'indifférence. Dans ces cas-là il n'y a aucun espoir."

14/01/2007

La musique adoucit les moeurs

On avait eu l'info dès mardi via des fonctionnaires d'Etat, mais on ne voulait pas y croire. Et pourtant, vendredi, dès l'ouverture de ses voeux à la presse, Jean-Noël Guérini l'a confirmé : il allait bien offrir à chaque journaliste présent* un lecteur MP3."Ce n'est évidemment pas pour vous corrompre, nous a-t-il dit. Ce n'est qu'un modeste cadeau avec les moyens bien réduits** du conseil général".

Tant pis pour les vélos pliables, on se consolera avec de la musique ! Annonçons la couleur tout de suite : presque tous les présents (y compris 20 Minutes Marseille) ont pris le MP3. Un peu abasourdis.

Alors on a essayé de trouver des trucs pour minimiser ce cadeau : certes c'est un modèle chinois sans aucune marque apparente, certes il s'agit plus d'une clé USB 1 Go avec un système d'exploitation, certes les prises casques, les boutons volumes etc. sont très peu "user friendly", certes un modèle beaucoup plus performant de chez Philips coûte 70€ à peine chez Carrefour, certes la charte déontologique de la presse française ne donne pas de plafond pour les cadeaux...

Mais pourra-t-on quand même toujours écrire aussi équitablement sur le conseil général après avoir accepté un cadeau comme ça ?

Avec Starsky, on en a parlé paisiblement autour d'un café après les voeux. 

Et la réponse est : oui.

 

Raoul Duke, journaliste vendu et qui crache dans la soupe

 

*Plus de 150 journalistes d'active ou à la retraite, tout de même. 

**Deux milliards d'euros à peine pour le budget 2007. 

Mes chers amis....

Parmi la bonne dizaine de journalistes qui l'ont interrogé vendredi à l'occasion de ses voeux à la presse, il en est un que Jean-Noël Guérini n'a pas "remercié pour cette question" : Rafi Hamal, confrère du Ravi, qui lui demandait ce qu'il pensait du retour en politique de François Bernardini.

Vous vous rappelez Bernardini ? Ex-homme fort du PS 13, ex-maire d'Istres et président du conseil général, condamné pour abus de confiance, qui avait laissé la fédé et le CG à Guérini et qui revient en force cette année après avoir fait élire son bras droit Nicole Joulia à la mairie d'Istres...

"Mon prédécesseur à la présidence du conseil général n'est pas socialiste [Bernardini a effectivement été exclu du PS depuis], je n'ai donc pas de commentaire à faire" a souri Jean-Noël. Et même pas un petit merci.

10/01/2007

Proverbes japonais

Michel Vauzelle, président (PS) de la région Paca, lors de ses voeux à la presse :

 

-"Une démocratie qui recule c'est une démocratie qui n'avance pas", à propos de la décentralisation

-"C'est facile de critiquer Georges Bush depuis un pupitre de président de région", après avoir dénoncé les erreurs américaines en Irak

-"On peut parler sans langue de bois, mais le lendemain il faut voir ce que ça donne", sur les déclarations de Ségolène Royal en Chine  

 

Dans la cour des grands

Enflez, chevilles ! 20 Minutes Marseille était invitée hier à la table d'honneur, avec le président, pour les voeux à la presse de Michel Vauzelle. Las, le repas ayant finalement commencé une heure et demie après la convocation des invités, on a dû s'éclipser en catastrophe finir le journal et on a pas pu goûter au repas...

Elevons le débat

Voeux à la presse de Michel Vauzelle, hier, au conseil régional. Nouveau dispositif cette année : d'abord l'apéro et le discours, PUIS le repas. Très en verve, Michel s'est lancé 45 minutes durant sur, dans l'ordre :

-la lutte entre les grands blocs culturels Chine, Inde, Etats-Unis

-la préservation de la culture latine

-la vidéosurveillance et la lecture à distance des informations numériques

-la nécessité d'une assise populaire pour l'Europe

-la ségrégation entre les générations

-mondialisation et régionalisation

-l'aménagement du J4

-la décentralisation

-les TOS

-les contrats de projet Etat-région.

 

Avec quelques classiques dont "la province est de plus en plus méprisée par le grouvernement à Paris", et "le grouvernement lance des projets seuls et demande aux régions de payer".

07/01/2007

A défaut de pistes cyclables

En cette période de voeux à marche forcée, une question est sur les lèvres de tous les journalistes marseillais (y compris ma pomme) : quel sera cette année le cadeau à la presse du conseil général ?

L'an dernier, Jean-Noël avait carrément acheté en Chine une centaine de vélos pliables. Las, ceux-ci avaient été bloqués à la douane pour non conformité d'un ressort. Auront-ils finalement passé la frontière pour arriver aux journalistes nécessiteux ? Suspense...

 

Raoul Duke, vendu au grand capital 

 

PS : Dans le tiercé des cadeaux l'an dernier, le conseil général arrivait en tête avec son vélo pliable, suivi à distance par le conseil régional et son grand panier en osier avec vaisselle et coussins pour pique-nique. La mairie de Marseille fermait la marche avec un agenda Moleskine grand format et le beau livre d'Albert Londres Marseille, porte du Sud.

23/12/2006

Star d'un jour, star toujours

Dernier conseil municipal de l'année.

Samia Ghali (PS) s'est lancée dans un laïus soporifique sur le thème "le conseil général et la région investissent aussi dans les quartiers difficiles, y a pas que la mairie c'est vrai quoi !",

Cris du coeur sur les bancs de droite : 

Renaud Muselier : "Mais rendez-nous Mennucci !!!"

Jean-Marc Benzi "Oui ! Un Ségolin, sinon rien !!!"

Mennucci se marre, mais n'aura pas l'effronterie d'abréger le supplice de sa camarade. 

07/12/2006

Un jour à Alger

Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille :

« La mairie n'a pas à gérer l'OM, elle n’est pas faite pour se substituer aux pros du foot. Libéral, je sais ce que c’est, libéro, je sais pas ».

« Villepin, il est brutal mais il est brillant »

« A Marseille, le symbole du pouvoir il est dans le bureau du maire. Mais dans le bureau du maire y a pas un rond ».
 

26/11/2006

Et vous ça va ? Ben, moyen, quoi...

L'Expansion publie un passionnant classement de 62 villes françaises, selon leurs dépenses, par rapport au nombre d'habitants (X euros par tête de pipe, quoi).

L'on apprend donc que Marseille (ville+communauté urbaine) est classée :

-1ère dans les dépenses de sécurité, principalement via le budget alloué aux marins-pompiers

-8e dans les dépenses d'environnement et d'urbanisme

-20e dans les dépenses en soutien scolaire et rénovation d'écoles

-23e dans l'aide aux démunis et au logement

-61e dans les dépenses en équipements culturels et sportifs

"Dans un classement, l'important, c'est d'être dans le premier tiers", me disait mon papa !

N'empêche : pour 2013, plutôt que de viser le titre de capitale européenne de la culture, Marseille devrait peut-être plutôt candidater pour être capitale européenne de la sécurité civile...

 

Raoul Duke, docteur en ces chiffres auxquels on fait dire ce qu'on veut

 

17/11/2006

Si tu t'occupes pas de politique, mon ami, la politique s'occupe de toi

Reportage hier après-midi et jusque tard le soir parmi les militants, dans les bureaux de vote du PS. J'adore la politique, mais je n'ai jamais franchi le pas de l'engagement dans un parti. Pour ne pas perdre mon statut d'observateur-neutre-et-privilégié, et parce que je ne me vois pas faire des compromis sur mes opinions politiques.

Ca faisait longtemps que je n'avais pas interviewé des militants PS. Surprise (?!) : j'ai découvert beaucoup de jeunes (20-30-40), revenus à la politique après le 21 avril 2002 et le référendum sur l'Europe. Ils parviennent à être à la fois engagés et lucides, à s'empailler sur le choix de leur candidat tout en disant "tous derrière celui qui sera choisi" (Ségo en l'occurence).

Evidemment, tous ne sont pas comme ça : dès la victoire de Royal, plusieurs militants ont décidé de rendre leur carte (voir sur le blog de DSK). Pour des questions de principe, ce qui est tout aussi louable.

Depuis hier je médite tout de même cette remarque d'un militant marseillais, membre du staff de Ségolène : "Entrer dans un parti politique, c'est accepter de faire des compromis, de renoncer à certaines de nos idées personnelles pour en faire avancer d'autres par la force du parti". Et ça, coco, je me demande si ça pourrait pas aussi être une belle définition du journalisme.

 

Raoul Duke, docteur en maïeutique 

12/11/2006

Trust fund

Jean-Claude Gondard, secrétaire général de la mairie de Marseille, à propos de la médiathèque Rivoire et Carret : "On ne comprend pourquoi les associatifs sont inquiets. Nous avons dit que nous ferions cette médiathèque et on va la faire. C'est comme si les gens ne croyaient pas ce que dit la mairie".

25/10/2006

Démocratie participative, avec ou sans rémunération ?

Alors que tous nos élus locaux, particulièrement à la région Paca, ne parlent que de démocratie participative, Libération remet les pendules à l'heure en rappelant les expériences berlinoises en la matière : au lieu d'organiser des grands happenings en théorie ouverts à tous mais trustés par les militants associatifs, les Allemands ont créé un système où des électeurs sont tirés au sort et rémunérés pour leur participation au processus d'élaboration ou de suivi des politiques publiques.

Avantage : tout le monde a la parole. Inconvénient : on peut tomber sur un échantillon d'électeurs qui ne comprennent rien au problème qu'ils doivent examiner.

Après tout, cela arrive aussi parfois à l'occasion des élections... 

 

Raoul Duke, docteur en mandat impératif 

19/10/2006

Boule de cristal

Le doublement de la ligne TER Aix-Marseille va coûter 160 millions d'euros, 250% de plus que prévu selon le préfet. Un tel chantier a-t-il pu être sous-estimé à ce point ?

"Qu'un projet soit plus cher que prévu n'a rien d'étonnant, estime un haut fonctionnaire de l'Equipement. On tombe toujours sur des complications inattendues". Sur la ligne Aix-Marseille, par exemple, les travaux à mener sur les voies à l'arrivée à Saint-Charles se sont avérés plus importants que prévu.

Mais, aussi et peut-être surtout, les équipes techniques la jouent finaude : "On a toujours tendance à sous-estimer  pour ne pas effrayer les financeurs" confesse ce même haut fonctionnaire. Problème induit tout de même : les financements complémentaires n'arrivent pas toujours à temps et le chantier prend du retard.

Ça vaut tout de même mieux qu'une bonne estimation avec pas de chantier du tout.

 

Raoul Duke, docteur en travaux publics 

09/10/2006

Decaux : des pros

L’histoire n’est pas propre à Marseille, mais elle est quand même savoureuse pour apprécier le tour de main de Decaux dans les contrats de mobilier urbains (abribus, sucettes, sanisettes, colonnes Morris et autres panneaux publicitaires). En 1969, la ville de Marseille veut renouveler son mobilier urbain : Decaux est seul à postuler, en proposant de le faire gratuitement en échange de la gestion des emplacements pub.

Au fil du temps, Decaux fait signer à la mairie des avenants fort avantageux : la ville prend en charge 50% du nettoyage et de l’entretien du mobilier, les frais de raccordement au réseau électrique et, même, paie une redevance à Decaux pour les « informations municipales » (les plans de quartier par exemple), qui figurent au dos des sucettes.

A Marseille comme ailleurs, il a fallu un certain temps aux municipalités pour se rendre compte qu’elle se faisaient enfler, et renégocier les contrats au vu de l’explosion du marché de l’affichage publicitaire en ville.

Bizarrement, la majorité UMP-UDF à la communauté urbaine de Marseille a dû attendre que la gauche tire la sonnette d’alarme la semaine dernière pour se rendre compte que oui, tiens, il était possible de renégocier (selon des sources concordantes, comme on dit, la réflexion a commencé au mieux il y a une semaine, à l’issue d’une commission finance). Aux dernières nouvelles, le contrat marseillais devrait aller jusqu’à son terme, au 1er janvier 2010. Decaux a encore quatre ans pour se gaver.


Raoul Duke, docteur en journalisme

08/10/2006

Cordon sanitaire

Une nouvelle fois, jeudi, j'ai pu mesurer combien aux yeux de nos politiques, Daniel Simonpieri, ex-FN, ex-MNR, est redevenu un élu "normal".

Conférence de presse sur la sauvegarde de l'étang de Berre. Tous les maires du pourtour de l'étang (donc Simonpieri) sont là, avec plusieurs associatifs et militant écolos.

Tout le monde se félicite que sur ce dossier, élus et associations ont sur travailler "main dans la main" en oubliant les étiquettes politiques. Et de se contre-congratuler les uns les autres, Simonpieri compris à qui, qu'ils soient de gauche ou de droite, les élus donnent du "cher Daniel" par-ci, "cher Daniel" par-là.

Que Simonpieri soit légitime à travailler à une solution pour l'étang de Berre, c'est logique. Mais tout ces gens ont-ils oublié que, même s'il a rompu avec les partis fascisants, Simponpieri a toujous dans sa majorité des gars qui sont ouvertement racistes, au point de faire des tirades anti-maghrébins en plein conseil municipal* ?

 

 

*Cf le test du conseil municipal de Marignane réalisé par Le Ravi et qui a donné lieu à une plainte du Mrap contre cet élu...

29/09/2006

Bout du tunnel

Finalement, la première ligne du tramway sera coupée en deux pendant ses premiers mois d'exploitations : le tunnel Noailles a pris du retard dans ses travaux, pour des raisons qui échappent toujours à la presse (on en est au moins à la sixième explication différente entre la RTM, la ville et la communauté urbaine).

L'idée d'une navette pour relier les deux extrémités du tunnel, lancée par Muselier dès que le problème a été révélé, est finalement abandonnée : "Sous la pression, notamment des médias, on avait essayé de trouver rapidement une solution", expliquait hier Muselier. Faut-il en vouloir à nos hommes politiques de parler parfois à tort et à travers ?

C'est Renaud qui régale

Déclarations sans rire de Renaud Muselier*, hier, lors du déjeuner de presse préparatoire au conseil municipal :

"Comme toujours, Chirac réalise un parcours parfait au niveau diplomatique "

"Raffarin a été un grand Premier ministre, même s'il n'a pas été perçu comme tel par la population" 

"Dans les deux mandats de Chirac, la majeure partie de ce qui avait été promis a été fait"

 

 *Premier secrétaire de la fédération UMP des Bouches-du-Rhône, premier adjoint au maire de Marseille, président d'Euroméditerranée

26/09/2006

Local, national, global

Comment traiter la campagne présidentielle au niveau local ? La question nous angoisse à 20 Minutes Marseille. Faut-il raconter les ambitions nationales des stars politiques marseillaises (en vrac Mennucci, Guérini, Benhamias, Muselier, Gaudin) ? Faire un reportage sur la visite de Ségolène au marché de Vitrolles ? Un énième portrait de Gérard, militant marseillais et chiraquien depuis 30 ans mais qui maintenant en pince pour Sarkozy ?

Starsky est partisane de s'intéresser d'abord aux programmes des candidats. Voir les conséquences qu'ils auraient sur la vie locale des Marseillais. Sera-ce possible ? On en discutait la semaine dernière avec Rafi, confrère du Ravi, journal plus que pointu en actu politique. Décliner localement les programmes lui semblait plus que compliqué. A moi aussi. Mais l'espoir n'est pas mort. Any ideas are welcomed...

 

Raoul Duke, maître en science politique

 

Un mégaphone appelé Ségolène

Jean-Noël Guérini, président (PS) du conseil général 13, invite Ségolène Royal vendredi au collège de la Joliette pour lui présenter l'opération Ordina 13. D'un point de vue de strict protocole, la démarche peut s'expliquer : Ségolène n'est plus ministre des affaires familiales, mais elle reste présidente du conseil régional Poitou-Charentes et, à ce titre, gestionnaire de lycées.

Mais invitant et invités y ont bien sûr aussi un intérêt politique : Ségolène vient se faire adouber officiellement par la patron de la quatrième fédé socialiste de France, et Jean-Noël obtient le soutien (et surtout le retentissement médiatique qui va avec) à une politique d'équipement informatique qui n'a longtemps pas fait l'unanimité dans le département. 

Reste à savoir si les médias nationaux parleront ne serait-ce qu'une seconde d'Ordina 13, entre deux commentaires sur la stratégie de Royal aux présidentielles. Au pire, il y aura les images : il s'agira alors de glisser un logo "Ordina 13" quelque part dans le viseur des photographes et cameramen, entre Ségo et Jean-Nono. Dans la com, tout tient à des détails.

06/09/2006

Volonté politique / Axe, pour nous les hommes

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Quand je suis arrivé à Marseille en 1997, la toute neuve municipalité Gaudin claironnait dans La Provence qu'elle allait transformer le cours Lieutaud, la rue Paradis, la rue Breteuil, la rue de Rome et quelques autres en "axes verts-axes fluides" où plus personne ne se garerait en double file.

Pour inciter les Marseillais au civisme, la mairie avait promis une répression féroce et avait même enrôlé Laurent Blanc, à l'époque capitaine de l'OM, dans une grande campagne "respectez les couloirs de bus". C'était il y a dix ans.

(Ci-dessus, le panneau toujours en place rue Breteuil) 

 

27/08/2006

C'est bon pour le moral

A toi qui pense que communiste = CGT : écoute cette bien belle histoire.

Vendredi, Jean-Marc Coppola, élu coco et président du comité régional de tourisme Paca, se félicite de l'arrivée massive des compagnies aériennes low-cost sur Marseille. "Ça améliore l'accessibilité de la région" pour les touristes européens.

Rappelons donc que depuis le début de l'année, la CGT ne décolère pas contre l'arrivée de ces mêmes low-cost, "qui font du dumping social" en se plaçant sous l'égide du droit du travail britannique.

Exemple, si besoin était, que la politique, l'économie, le social, tout ça, c'est jamais tout noir ni tout blanc. Maître Obi-Wan Kenobi l'avait bien dit :  "only a Sith deals in absolutes".

11/07/2006

Tu l'as dit, Danielle !

Percutante analyse de Danielle Servant, adjointe (UMP)au logement à la mairie de Marseille : "aujourd'hui, on peut dire que le logement est un enjeu crucial à Marseille".

Avec 20 000 demandes de HLM en attente sur l'agglo, on peut le dire effectivement. 

04/07/2006

Savoir entendre des choses désagréables

Sortie d'une conférence de presse, on discute avec plusieurs confrères et deux élus PS marseillais. On leur demande pourquoi ils ne font pas déjà des propositions de programme pour les municipales, puisque visiblement ils ont déjà un peu réfléchi à la question. Réponse : "il faut qu'on discute avec les syndicats, les associations, les citoyens avant. Sinon ça va être un programme élaboré à quatre dans un bureau". Pas faux...

Autre explication, avancée quelques semaines auparavant  par un militant PS, un des "techniciens" qui travaille dans l'ombre des élus : "il y a certaines choses qu'on sait qu'il va falloir faire, mais qu'on ne peut pas dire, parce que ce sont des chiffons rouges électoraux". Pas faux non plus.

Régulièrement, à droite comme à gauche, on entend des hommes politiques nous dire en off "oui ça il faudrait le faire ou le dire, mais les électeurs ne peuvent pas l'entendre". Dans tout les domaines : les transports, les impôts, les déchets, j'en passe.

Dans ces moments-là, paradoxalement (?) je ressens beaucoup d'empathie pour les hommes politiques. Comment leur en vouloir ? Les citoyens veulent circuler facilement en ville, mais menacent dès qu'on commence à verbaliser les stationnements non payés. Pour pouvoir appliquer une politique, il faut d'abord se faire élire.

Reste ensuite à "bien trahir" ses électeurs, pour faire prévaloir l'intérêt général. Et ça, peu y arrivent. Un p'tit coup de mandat non-renouvelable, peut-être ?

Raoul Duke, docteur en politique politicienne 

02/07/2006

Grandes pattes

Assemblée plénière de la communauté urbaine de Marseille (CUM-MPM), lundi dernier. Pour étendre mes guibolles, je me suis comme d'habitude assis sur une chaise au fond, en retrait de la tribune presse. Cette fois je me retrouve à côté des plusieurs hauts fonctionnaires, chefs de services.  

Alors que les élus discutent de la part de la RTM (17%) dans le budget de fonctionnement de MPM, un des boss tape dans les côtes de son voisin : "la RTM, faudrait en faire un budget annexe (comme les pompes funèbres, ndlr) mouhahaha ! On verrait que c'est un tonneau des Danaïdes !". 

"Incroyable ! N'importe quoi!" s'indignent les deux mêmes, un plus tard, alors que Frédéric Dutoit (PC) critique -à tort- l'absence d'objectifs sur le le logement étudiant dans le programme local de l'habitat.

En revanche, quand le même Dutoit tacle la mairie de Marseille "qui conforte les prix élevés des promoteurs avec son chèque premier logement*", les chefs de service regardent leurs chaussures en silence... 

 

(*La mairie intervient auprès des banques pour aider un ménage à acheter son premier appart') 

 
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