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23/12/2006

Papier papier / Alger jour 4

Dans l'avion du retour. Par acquis de conscience, je suis allé vérifier siège 27 E s'il y restait mon polar japonais oublié à l'aller. Peine perdue, évidemment.

Pour atteindre le cockpit, nous avons été contrôlés :

-aux rayons X et détecteurs de métaux pour entrer dans l'aéroport

-aux rayons X et détecteurs de métaux pour entrer dans la zone d'embarquement

-par une fouille manuelle juste avant d'entrer dans l'avion

Avec, toujours au pied de la passerelle, une paire de flics à fusils à pompe. Le peu que j'ai vu de l'Algérie m'a donné envie d'y revenir, pour retrouver des racines familiales et développer des sujets d'articles que l'on a fait qu'entrapercevoir. Seulement maintenant il y a marqué "journaliste" sur mon passeport.

 

Un pied dans l'eau / Alger jour 3

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L'après-midi, alors que nous visitons le port d'Alger, je me rends compte que je n'ai aucune photo exploitable pour illustrer mon article sur les échanges maritimes Marseille-Algérie. Tout ce qu'on a pu voir, ce sont les terminaux à conteneurs, où l'on n'aperçoit  même pas la mer à l'horizon.
 
Igor, journaliste à LCM, réussit à négocier une visite en voiture avec la sécurité portuaire. J'embarque avec lui. On sort à peine de la réception à la Wilaya, j'ai encore sur le dos ma veste de complet et ma chemise "top-classe-grandes-occasions", et voilà qu'on se retrouve cheveux aux vents sur la plage arrière d'un pick-up qui fait le tour du port, conduit par deux vigiles sympas sans lesquels on ne passerait pas les nombreux barrages.
 
Le port d'Alger, de l'aveu même de son directeur, est vétuste. Partout il y a des conduites de mazout qui fuient. Elles laissent des traces noires qui imbibent le sol, une odeur entêtante dans l'air. Sur ce terminal, beaucoup de navires turcs. On salue les marins, ils ne parlent pas anglais ni français, on s'exprime par gestes.  Alors qu'on est fin d'après-midi, il y a une lumière étonnante, encore plus belle que celle de Marseille (ce n'est peut-être pas la meilleure photo pour le montrer mais bon...).
 
Au bout d'une demie-heure de vadrouille, on repart vers le bâtiment de la direction, où a lieu la réunion "business". Mon portable sonne : ma soeur Caro appelle pour savoir comment on s'organise pour le repas de Noël. 

De l'utilité d'une escorte / Alger jour 3

medium_IMG_2124.jpgUn des nombreux membres de la police algérienne qui nous ont suivis tout au long de notre séjour. Cette photo a été prise quelques minutes après l'arrestation un peu musclée d'un barbu qui voulait parler à Gaudin avant la visite de la basilique Notre-Dame d'Afrique.

Dans le discours officiel, l'Algérie est "sécurisée", la guerre contre le terrorisme est finie. Il y a encore quelques attentats dans les campagnes*, mais rien de commun avec  la guerre des années 1990.

On en voit pas moins des flics en uniforme partout. Ils se postent juste sur l'itinéraire de la délégation, me direz-vous. Peut-être. Sauf que quand vous rentrez en taxi un soir à 22h vous constatez, même si officiellement il n'y a pas de couvre-feu, qu'en pratique il n'y a personne dans les rues à part des flics**.

Ajoutez à ça des portraits du président Bouteflika dans tous les lieux publics (cafés compris) et parfois on a comme l'impression d'être dans une dictature militaire. Mais ça n'est évidemment qu'une mauvaise impression due au fait que l'on a une escorte...

Grande question philosophique que celle de l'escorte.

Inconvénients :

-les Algérois, qui voient défiler deux cortèges comme ça par mois, nous regardent un peu comme des bêtes curieuses

-ça donne l'impression de voyager dans une bulle stérile

-ça crée effectivement une sentiment d’insécurité 

Avantage (le seul) :

-dans une ville embouteillée, ça permet d’enquiller les rendez-vous

 

 

*Site web du ministère français des Affaires étrangères en juin 2006 :

"L’amélioration de la situation sécuritaire en Algérie s’est poursuivie au cours de l’année 2005. Pour l’heure, la politique de concorde civile, puis de réconciliation nationale, n’ont pas permis de mettre totalement fin à la violence, même si le terrorisme a enregistré une décrue significative. Selon un bilan établi à partir de sources de presse, environ 470 personnes ont trouvé la mort dans les dix premiers mois de 2005 (670 personnes pour toute l’année 2004), dont environ 110 civils. A comparer aux 11.400 morts enregistrés au cours de l’année 1997 qui fut la plus meurtrière".


 **Site web du ministère français des Affaires étrangères, conseil aux voyageurs :

"Pour des raisons de sécurité, le transport interurbain en commun par route reste très fortement déconseillé. Le risque de faux barrages dressés par les groupes armés est toujours à redouter sur un certain nombre de routes, y compris des axes très fréquentés, souvent à la tombée de la nuit.  "

 

13/12/2006

Face, à la mer / Alger, jour 2

Dans notre série "Les élus sont aussi des humains comme les autres", Laure-Agène Carradec, adjointe (UMP) aux espaces verts, nage le crawl sur la terrasse de la wilaya. A noter que Laure-Agnès (comme d'ailleurs le secrétaire général de la ville, Jean-Claude Gondard) a amené sa Digicam et filme à tours de bras les coulisses de la délégation. 

medium_IMG_1930.JPG

 

Consoeurs / Alger, jour 2

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Jean-Claude Gaudin, interviewé par des journalistes algériennes, à la wilaya. Plus on est proche du centre d'Alger, plus on voit des jeunes femmes, sans voile, habillées à l'Européenne. Dans les quartiers périphériques, il y a plus de femmes voilées. Dans les rues commerçantes, les unes discutent avec les autres, sans que cela semble susciter de tension.  

Grand prix d'architecture / Alger, jour 2

Oubliez le pavillon Daviel, le Capitole, l'Hôtel de ville de Paris... Le plus beau bâtiment municipal de l'hémisphère occidental est à Alger. Quelques vues (non retravaillées, excuses) de la willaya (préfecture) :

Depuis le boulevard qui longe le port, en contrebasmedium_IMG_2099.JPG

.

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Le hall d'entrée. Inconvénient : les marches sont lustrées, donc très glissantes. Le directeur des hôpitaux de Marseille en a raté trois d'un coup...

 

 

 

 

 

 

 

 

medium_IMG_1804.JPG Lmedium_IMG_1849.JPGe dôme  qui éclaire  l'entrée du premier étage, avant la salle de réception. C'est dans ce cadre magnifique qu'on s'est rendu compte de la disparition de notre consoeur de l'AFP. Angoisse sourde dans un cadre prestigieux. Un vrai film de Hitchcock.

 

 

 

 

 

 

 

La salle de réception. Contenance : 300 personnes, hypothèse très basse.

Chargée, la barque / Alger, jour 2

A midi, nous sommes invités à déjeuner par le wali (préfet) d’Alger, au Hilton s'il vous plaît. Menu : soupe et « nem » à l'agneau, agneau aux épices, puis couscous AVEC agneau, pâtisseries algériennes (légères...) et fruits. Un photographe algérien : « D’habitude on s’arrête à l’agneau aux épices mais là ils veulent nous impressionner ».

Allô papa tango charlie / Alger, jour 2

Panique le matin alors qu'on arrive à la préfecture ("Willaya") d'Alger : on a perdu notre consoeur de l’AFP. Elle ne répond à ni sur son portable, ni au téléphone de sa chambre.

On s’inquiète, on commence déjà à imaginer des histoires de rançon. Finalement, Corinne, attachée de presse de la ville, demande au concierge de l'hôtel d'aller voir dans sa chambre… Il la trouve dans son lit, endormie.

Chatoyants paysages / Alger, jour 2

Comment faire pour boucler ses papiers pour 18h quand le programme officiel de la visite ne comprend pas de temps mort et qu’on a déjà 1h30 de retard sur le programme ? On tape ses articles dans le bus. Ce qui aide vraiment à profiter du paysage...

Comme disait notre président Chirac dès sa première visite officielle aux Etats-Unis : « Tu parles d’un marathon ! Même pas le temps de s’arrêter pour laisser pisser les chiens ! »

07/12/2006

Dixit

Cherif Rahmani, ministre algérien de l'aménagement du territoire, sur la perception de son pays à l'étranger : 

« Je ne sais pas pourquoi, l’Algérie a toujours cette image de pays qui est encore au milieu du gué »

Le même, sur la réforme de l'administration algérienne :  

« Les administrations sont dressées pour être prêtes au combat »



06/12/2006

La difficile vie du reporter de délégation / Alger jour 1

medium_IMG_1701.2.JPGLa chambre au Sofitel est une vraie tuerie. Lit à matelas en plume, qui a fait l'unanimité dans toute la délégation (pas une conversation au p'tit déj qui n'aborde la question). Trois téléphones : un à côté du lit, un sur le bureau, un -mains libres- dans les toilettes. Kit couture pour les vêtements amochés, open-bar gratuit (mais sans alcool, pays musulman oblige), tubes de crème hydratante...

 

 

 

 

 

medium_IMG_1702.JPGEt surtout, le détail qui tue : la télé, située devant le lit, est aussi retransmise dans la salle de bains. Quand on allume la lumière et qu'on entre se brosser les dents, un haut-parleur diffuse le son de la télé dans la salle de bains, ce qui donne donne un effet duplex assez désagréable. Sauf quand on regarde Scooby-Doo à 7h30 le matin avant d'entamer une dure journée. 

(Photo Raoul Duke - Le haut-parleur ne se voit pas sur cette image. Remarquez cependant la position de l'artiste qui donne vraiment de son corps pour prendre ce cliché) 

 

Sur la route du Sofitel / Alger jour 1

Aéroport et Sofitel sont situés à la périphérie d'Alger. Dans ces quartiers, on construit beaucoup, des bâtiments collectifs traditionnels ou modernes, toujours à trois étages minimum.

Beaucoup sont déjà habités alors qu’ils ne sont pas finis. Le linge est suspendu sur les poutrelles de l’étage qui reste en chantier.

"Prenez du plaisir" / Alger jour 1

L’arrivée à Alger, c’est quelque chose : sur le tarmac, quatre flics entourent l’avion, fusil à pompe en bandoulière (mais tenu à l’envers).

A la douane, les journalistes sont mis à part. Les pisse-copies pensent qu’ils vont profiter d’un nouveau passe-droit. Erreur ! Nous sommes interrogés*, le matériel TV-radio est examiné sous toutes les coutures.

Finalement, le douanier nous libère un par un avec un « Merci ! Prenez du plaisir ! »

On monte dans les mini-vans. Lentement, le cortège s’ébranle : cinq bus et autant de vans, encadrés par des motos et des voitures de flics, toutes sirènes hurlantes. On dirait une colonne de chars Leclerc. En pleine heure de pointe (car nous nous déplaçons qu’aux heures de pointe), la police fait s’arrêter tout le monde pour nous laisser passer. Ils vont carrément jusqu’à nous faire prendre un pont à contre-sens pour gagner du temps.

 

*Mon interrogatoire :

-Vous êtes journaliste où ?

-Au journal 20 Minutes !

-C'est une télé ?

-Non, c'est un journal papier. 

-C'est quoi, c'est un journal politique ?

-Non. C'est un journal d'information générale, quoi. On parle de tout (air finaud)....

-Et c'est un quotidien ?

-Oui, c'est tous les jours . 

-D'accord (notant le tout sur ma fiche). Merci, passez. 

 

Chiches kebab / Alger jour 1

La délégation marseillaise, c’est près de 280 personnes. Moitié invitée par la ville, moitié par la chambre de commerce. La chambre transbahute ses invités dans des bus double étage Mercedes, flambant neufs, la mairie dans des vieux vans Toyota.

Au détour d'une conversation, on apprend, effarés, que les fonctionnaires des douanes et des hôpitaux qui nous accompagnent n’ont pas eu le choix de l’hôtel. Ils dorment donc comme nous tous, au Sofitel, dans des piaules à 180 euros la nuit alors qu’ils ne sont remboursés que 120 euros ! 

L'homme politique est un homme comme les autres / Alger jour 1

Le premier truc qui frappe dans la vie d’une délégation au départ vers Alger, c’est qu’on s’émerveille d’un rien.

On voit Jean-Claude Gaudin tirer lui-même sa valise. On voit le secrétaire général de la ville avec un jean. Et on se dit "Ouah, c’est fou, pourquoi ça m’étonne ?"

26/11/2006

Bientôt sur votre écran...

20 Minutes Marseille en direct live d'Alger ! Il se trouve que j'embarque le week-end prochain avec la délégation municipale pour trois jours de rencontres-colloques-signatures de contrat etc.

Le voyage sera aussi pour moi un retour à des racines méconnues, voire inconnues, puisque toute ma famille du côté maternelle est pied-noir d'Algérie (Alger et Oran).

Première étape du périple : obtenir le visa. Il faut remplir un document interminable avec mon adresse, celle du journal, les noms de mes parents, où je vais loger...

Analyse d'un confrère photographe, qui travaille beaucoup avec l'Algérie : "C'est un juste retour des choses. On les fait tellement chier pour les formalités quand ils viennent en France..." 

 
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