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30/10/2006

Seuil de tolérance

Durant les émeutes l'an dernier, la situation était "normale" à Marseille. D'après la préfecture et les marins-pompiers, quatre à six voitures brûlaient chaque jour en ville. Aujourd'hui, un confrère qui habite aux Caillols voit brûler "une voiture tous les trois jours" sous ces fenêtres. Evidemment, ces incendies volontaires ne relèvent pas tous des violences urbaines : il y a pas mal d'escroqueries à l'assurance. Mais bon, tout de même...

Droit de réponse

Non content de poursuivre le récit de ses tribulations à 20 Minutes Marseille (dans le désordre : le jeu de mot qui tue et la photo paparazzi), Flo livre enfin ma réponse aux fielleuses accusations de Starsky. A écouter absolument pour tous ceux qui attendent impatiemment un 20 Minutes enfin délivré de ses oripeaux extrême gauchistes.

Perdant / perdant : célébrer ou ne pas célébrer un anniversaire

Les habitants du quartier, le procureur, le préfet... Tout le monde tombe sur le dos de la presse après l'incendie du bus qui a grièvement blessé la jeune Mama, samedi soir.

"A force de vouloir célébrer les anniversaires des émeutes, on crée des vocations", tance le préfet. "On a jamais eu d'incendiaires à Marseille jusqu'à présent. Ils ont dû s'inspirer des images des bus de la région parisienne", estime la RTM. 

Moi-même, en voyant notre une de vendredi (une photo de bus de la RATP cramé la veille), je me sens mal en pensant qu'il y a un risque pour que cette photo ait pu donner  des idées aux quatre types qui ont attaqué samedi soir.

Pour autant, comment pourrait-on ne pas parler des attaques de bus dans les banlieues ? Comment pourrait-on justifier qu'un an après les émeutes, on ne cherche pas à savoir si la situation a évolué ?

 

Raoul Duke, docteur en question d'éthique 

 

27/10/2006

Tu prends quoi ?

Dans notre grande série : "dans ce métier, il faut arriver à évoquer froidement des trucs graves, coco" :  

Un des grands problèmes de la locale Marseille est de gérer les évenutels doublons entre les sujets de nos pages locales et ceux des pages France, qui sont, elles, publiées dans toutes les éditions. 

Cela donne lieu à des batailles avec Stéphane, chef du service France (fou de foot, auteur d'un livre sur l'OM et accessoirement notre copain et patron à Starsky et moi-même, à l'époque où nous étions correspondants en région pour 20 Minutes).

Sur des sujets comme le Rainbow Warrior, les procès de l'OM, la grève à la RTM, d'un côté, il y a Marseille qui veut garder ses sujets pour pouvoir les traiter sous un angle local, de l'autre le service France qui veut aussi en parler "parce que la France a le droit de savoir".

Régulièrement, nous appelons donc France pour vérifier s'il y a pas un sujet d'actu qui risque de partir chez eux. C'est l'occasion de conversations qui heurterait sûrement les oreilles du profane. Dernier exemple en date, jeudi :

-Allô-bonjour-allez-l'OM...

-Salut poulet, je t'appelle parce qu'il y a une vague d'hystérie qui vient de frapper notre région. Je te donne le tiercé dans le désordre : deux collégiens de 13 ans écroués à Nice pour le viol d'une camarade,  un mec gravement blessé à coups de machette dans le Var pour une histoire de bagnole, et les condamnations pour évasion en Corse

-Aaah je vais prendre le viol

-Oui mais tu fais quoi dessus ?

-Ah bin on a pas beaucoup de place, une brève au maximum

-Oui mais moi là-dessus je fais un 710

-Alors s'il y a un doublon c'est pas grave

-Et je prends la machette aussi

-OK

-Ciao 

 

 

25/10/2006

Caguettes

Communiqué du syndicat FO, majoritaire chez les employés de la ville et la communauté urbaine de Marseille, après le braquage du bureau municipal de la rue de Lodi (la fin a été enlevée, la ponctuation a été respectée) :

"COMMUNIQUÉ DE PRESSE"

"Bureaux municipaux de proximité :

"Le personnel à nouveau victime d'une agression 

" Ce mercredi 25 octobre 2006, en début de journée, un individu cagoulé et armé d'une matraque s'est introduit dans le bureau de proximité de Lodi, et a contraint le personnel à lui remettre le contenu du coffre (passeports, cartes d'indentité etc.).

"Les agents de sexe féminin, ont évidemment été fortement choquées".

A letter from home

Depuis le temps j'avais oublié. Je n'ai pas tiqué quand j'ai vu le timbre belge sur l'enveloppe. Je me réjouis de recevoir un courrier de mon pays, j'ouvre... et je tombe sur le dernier numéro du petit journal d'histoire révisionniste.

Démocratie participative, avec ou sans rémunération ?

Alors que tous nos élus locaux, particulièrement à la région Paca, ne parlent que de démocratie participative, Libération remet les pendules à l'heure en rappelant les expériences berlinoises en la matière : au lieu d'organiser des grands happenings en théorie ouverts à tous mais trustés par les militants associatifs, les Allemands ont créé un système où des électeurs sont tirés au sort et rémunérés pour leur participation au processus d'élaboration ou de suivi des politiques publiques.

Avantage : tout le monde a la parole. Inconvénient : on peut tomber sur un échantillon d'électeurs qui ne comprennent rien au problème qu'ils doivent examiner.

Après tout, cela arrive aussi parfois à l'occasion des élections... 

 

Raoul Duke, docteur en mandat impératif 

24/10/2006

Laisse ton casque à la maison

Ça fait très longtemps qu'on veut faire un reportage sur les audiences en comparution immédiate (avant, on disait "flagrant délit") au tribunal de Marseille. Je passe ce matin à l'accueil du TGI pour savoir comment ça se passe.

Derrière son pupitre, une dame très gentille, lunettes de grand-mère sur le bout du nez.

-Bonjour, je voulais savoir où se déroulent les comparutions immédiates...

-Il a été arrêté quand ?

-Pardon ?

-Il a été arrêté quand ?

-Ah, pardon ! Je suis journaliste, je voulais voir comment se passent les audiences... 

-Ah d'accord. C'est tous les jours à partir de 17h. Mais venez sans casque.

-Sans casque ?

-Si vous venez en moto, n'amenez pas votre casque au tribunal. Les policiers ne vous laisseraient pas entrer...

-Le journal est juste à côté, je viendrai à pied. 

 

Pan ! Dans l'équerre !

Pincez-moi !!! L'Equerre d'Argent, équivalent en architecture du prix Goncourt, a été décernée à l'architecte Franck Hammoutene et à la ville de Marseille pour le nouvel hémicycle du conseil municipal, sous la place Bargemon.

Ce truc ignoble, à l'esthétique de bunker, dont les portes en bois massif font 30 cm d'épaisseur et pèsent deux tonnes, y compris celles des toilettes pour handicapés, dont les sièges pour le public ressemblent à des fauteuils de mauvais cinémas des années 30, dont la lumière est à 90% artificielle, ce truc est ce qui se fait de mieux en architecture !!!!

En même temps, peut-être que c'est comme le Goncourt : il y a des années où le vainqueur a du succès parmi ses pairs, mais pas auprès du public.

 

 

23/10/2006

Diffamation radiophonique

Starsky est partie en voyages de noces au Brésil en assassinant son binôme par podcast interposé, avec la complicité de Flo ! Hutch a immédiatement exigé un droit de réponse et mis un contrat sur la tête de Starsky via un groupe de chasseurs Jivaros.

Fonction d'agenda : le grand quizz

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Dans notre grande série "la presse ne vous dit pas ce qu'il faut penser, mais ce à quoi il faut penser", voici un petit jeu intéressant.

Soit une liste de sujets potentiels (20_MN_MRS_QCM.doc) que l'on doit traiter en deux pages (une page et demi, en fait) dans la rubrique Marseille de 20 Minutes, édition du 23 octobre 2006.

Sachant que l'on dispose d'un nombre limité d'emplacements, chacun avec sa taille (donnée ici en nombre de caractères, espaces compris) : 

-980 (avec photo)

-1065

-1500 (avec photo) + encadré 200

-900 + encadré 300

-710

-430

-quatre "brèves" de 300 chacune.

Que choisir, et sur quels critères ?

Ce matin, ça a donné 23-MAR-P2.pdf et 23-MAR-P3.pdf.

Défi : trouver les critères qui ont dicté nos choix, et dire si ces choix sont justifiés. 

 

Raoul Duke, docteur en tout le monde s'en tape de ce sujet, coco 

19/10/2006

Au fond, derrière le standard

Damned ! Flo est en stage chez nous depuis trois semaines et on vous a même pas raconté comment ça se passe : foncez sur sa rubrique Inside Man !

De notre côté, le plus grand motif d'étonnement est ses citations répétées de Bruce Willis dans Piège de Cristal...

Et j'ai eu un flash / Houhouhouhouuuuu / En quat' couleurs

Hallelujah ! J'ai été exaucé ! La compagnie Lieux publics relance les flashmobs à Marseille !!! Inscriptions, site web, et en avant !!!

Boule de cristal

Le doublement de la ligne TER Aix-Marseille va coûter 160 millions d'euros, 250% de plus que prévu selon le préfet. Un tel chantier a-t-il pu être sous-estimé à ce point ?

"Qu'un projet soit plus cher que prévu n'a rien d'étonnant, estime un haut fonctionnaire de l'Equipement. On tombe toujours sur des complications inattendues". Sur la ligne Aix-Marseille, par exemple, les travaux à mener sur les voies à l'arrivée à Saint-Charles se sont avérés plus importants que prévu.

Mais, aussi et peut-être surtout, les équipes techniques la jouent finaude : "On a toujours tendance à sous-estimer  pour ne pas effrayer les financeurs" confesse ce même haut fonctionnaire. Problème induit tout de même : les financements complémentaires n'arrivent pas toujours à temps et le chantier prend du retard.

Ça vaut tout de même mieux qu'une bonne estimation avec pas de chantier du tout.

 

Raoul Duke, docteur en travaux publics 

Une dernière bouffée

Reportage d'anticipation réalisé par nos talentueux collègues de 20 Minutes Paris sous la houlette du non moins talentueux Grégory Magne.

Marseille se lance évidemment dans son propre projet pour prouver que le Sud sait lui aussi manier humour et vidéo.

 

PS : LN, help, comment fait-on pour insérer du Youtube directement dans le blog ??? 

13:05 Publié dans Copinages | Lien permanent | Commentaires (1)

Droit à l'image

Coup de fil hier suite au papier sur la santé des jeunes et les ravages des accidents de la route. Une mère, dont le fils de 22 ans est mort dans un accident de moto, et qui a reconnu dans la photo illustrant le papier le lieu et les circonstances du décès de son fils.

On ne sait pas s'il s'agit vraiment de lui (on avait choisi une photo prise dans les Yvelines pour éviter ce genre de problème), mais il y a là une vraie question d'éthique. Les accidents de la route ont lieu sur la voie publique où, normalement, le droit à l'image des passants est le plus limité.

A-t-on pour autant le droit de photographier des victimes d'accidents sans leur consentement ? D'un côté, comment le leur demander alors qu'elles sont souvent inconscientes ? Et si on ne prend pas ces photos, comment montrer la réalité des accidents de la route, qui ont tué 180 jeunes de 15-24 ans en Paca l'an dernier ?

La maman qui appelait hier était d'ailleurs tout à fait d'accord pour montrer des photos explicites d'accident dans ce genre de papier. C'est juste que là il s'agissait peut-être de son fils...

 

Raoul Duke, docteur en prévention routière 

09/10/2006

Huile de genoux

Grande première ce matin : j’ai fait Fort-Saint-Jean à jardins du Pharo (2,4km) en vélo, en 11 minutes chrono, contre 25 au minimum à pied (avec traversée en Ferry Boîte) !

Constats :

-vers 9h15, ça roule pas mal, on peut même se permettre d’emprunter le trottoir le long du quai de Rive Neuve, même si beaucoup de passages piétons n’ont pas d’abaissement « en bateau », ce qui fait mal aux amortisseurs.

-en jouant sur les vitesses, la cote n’est pas dure à monter, contrairement à ce que je craignais.

-vers 13h, pleine heure de pointe, c’est plus stressant, il faut plus zigzaguer mais on avance quand même

-contrairement à ce que dit la Fubicy sur son site national, le cycliste, « situé très au dessus du niveau des pots d’échappement », respire quand même beaucoup de gaz

-quand on peut arriver à destination et garer son vélo sur une barrière pile devant l’immeuble, c’est vraiment un gain de temps démentiel

Kitsche et culte

Peut-être l’arme ultime pour sauver 20 Minutes Marseille. Mais comment faire pour le sortir de son sommeil millénaire et le faire surgir de la Méditerranée ?

Baroud d’honneur


Je sais que je mène un combat perdu d’avance, mais pour faire plaisir à Starsky j’ai décidé d’un peu rationnaliser mon bureau.

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Evidemment, même si j’ai jeté beaucoup de papiers (dont plusieurs vieux de 30 mois), certains ont juste été déplacé en dehors du champ de vision de Starsky. 
 
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Mais je compte bien à court terme ranger ces deux piles étiquetées « documentation » dans nos classeurs sur nos belles étagères...
 
 
 
 
 
 

 

Decaux : des pros

L’histoire n’est pas propre à Marseille, mais elle est quand même savoureuse pour apprécier le tour de main de Decaux dans les contrats de mobilier urbains (abribus, sucettes, sanisettes, colonnes Morris et autres panneaux publicitaires). En 1969, la ville de Marseille veut renouveler son mobilier urbain : Decaux est seul à postuler, en proposant de le faire gratuitement en échange de la gestion des emplacements pub.

Au fil du temps, Decaux fait signer à la mairie des avenants fort avantageux : la ville prend en charge 50% du nettoyage et de l’entretien du mobilier, les frais de raccordement au réseau électrique et, même, paie une redevance à Decaux pour les « informations municipales » (les plans de quartier par exemple), qui figurent au dos des sucettes.

A Marseille comme ailleurs, il a fallu un certain temps aux municipalités pour se rendre compte qu’elle se faisaient enfler, et renégocier les contrats au vu de l’explosion du marché de l’affichage publicitaire en ville.

Bizarrement, la majorité UMP-UDF à la communauté urbaine de Marseille a dû attendre que la gauche tire la sonnette d’alarme la semaine dernière pour se rendre compte que oui, tiens, il était possible de renégocier (selon des sources concordantes, comme on dit, la réflexion a commencé au mieux il y a une semaine, à l’issue d’une commission finance). Aux dernières nouvelles, le contrat marseillais devrait aller jusqu’à son terme, au 1er janvier 2010. Decaux a encore quatre ans pour se gaver.


Raoul Duke, docteur en journalisme

C'est pas moi c'est eux

Renaud Muselier, premier adjoint au maire, interrogé sur l'absence de piste cyclable sur la Canebière du futur :  "C'est le collectif Vélos en ville qui m'a demandé de faire et une zone 30, de mettre les vélos sur la route et de faire passer les pistes cyclables par les allées Gambetta. Après, moi sur la Canebière j'ai de la place, on pourra toujours faire une piste si c'est nécessaire". Sans doute avec juste un bon coup de peinture, comme sur les allées du Prado...

Et pendant ce temps, Maurice Talazac, adjoint à la voirie, répète qu'on ne fera pas de piste cyclable sur la Canebière.

PAM PAM PAM PÂÂÂÂÂÂM....

La CGT a finalement laissé le conseil d'administration du PAM voter le contrat avec deux entreprises privées (MSC et Port Synergy) pour le futur terminal conteneurs Fos 2XL. La CGT a voté contre, mais n'a pas perturbé le CA.

En échange, toutes les parties de Fos 2XL se sont mis d'accord sur un calendrier de négo. Le port a évité le pire. Mais rien, rien de rien n'est résolu.

Fos 2XL doit permettre de traiter chaque année 2,1 millions de conteneurs, dont 1,5 million sur les terminaux MSC et Port Synergy). Pour que tout fonctionne, il faut que toute la chaîne soit sûre. Or, sur les dernières grèves des agents du PAM, on s'est aperçu qu'il suffisait d'une toute petite minorité de grévistes pour tout bloquer. Aujourd'hui, alors que les dockers de Marseille se sont beaucoup calmés, mais les portiqueurs du PAM continuent de faire la pluie et le beau temps sur le port.

Explication : les bateaux sont déchargés par des grues gigantesques qui enjambent les quais et qu'on appelle des portiques. Jusqu'ici, les portiqueurs de Marseille sont presque tous des agents du PAM et bénéficiaient de conditions de travail euh, disons très avantageuses* et presque tous sont militants CGT.

Donc le jour où la CGT décide que là c'en est trop, elle met les 200 portiqueurs en grève et tout le port est bloqué. 

Pour ne pas être tributaire de la CGT, MSC et Port Synergy veulent avoir leurs propres portiqueurs. La CGT ne veut évidemment pas de ça, et pour le moment ce problème aussi simple qu'insoluble n'a toujours pas fait l'objet d'une mise à plat.

Parce que l'on ose pas poser haut et fort la question : le port de Marseille peut-il se développer aujoud'hui avec un système de gestion et des statuts issus du secteur public ?

Je n'ai évidemment pas la réponse, mais l'Etat et le PAM semble avoir leur petite idée, puisqu'ils font appel au privé. Ne pas poser le problème en ces termes ne fait que repousser l'échéance, et perdre un peu plus de temps au port.

 

Raoul Duke, docteur en barre à bâbord 

 

*Salaire moyen de 2 900 € par mois plus prime de rendement pouvant aller jusqu'à 1 000 € pour... 16h de travail hebdo, avec un accord local qui fait que deux portiqueurs sont affectés à chaque grue, alors qu'il n'y de travail que pour un seul pilote. Chiffres tirés du rapport de la Cour des comptes sur les ports français qui, selon la Cour, n'ont pas été contestés.

 

PS :  Autre problème épineux au PAM : le nouveau terminal de Gaz de France à Fos, où les bateaux gaziers viennent décharger leur cargaison. Pour des raisons de sécurité, GdF veut que ce soit ces agents qui effectuent les branchement des bateaux. La CGT, majoritaire au PAM, refuse. Et quel syndicat est majoritaire à GdF ? La CGT. Comme dit un haut fonctionnaire de la préfecture : "il y a beaucoup de conflits suicidaires au port de Marseille"...

08/10/2006

Cordon sanitaire

Une nouvelle fois, jeudi, j'ai pu mesurer combien aux yeux de nos politiques, Daniel Simonpieri, ex-FN, ex-MNR, est redevenu un élu "normal".

Conférence de presse sur la sauvegarde de l'étang de Berre. Tous les maires du pourtour de l'étang (donc Simonpieri) sont là, avec plusieurs associatifs et militant écolos.

Tout le monde se félicite que sur ce dossier, élus et associations ont sur travailler "main dans la main" en oubliant les étiquettes politiques. Et de se contre-congratuler les uns les autres, Simonpieri compris à qui, qu'ils soient de gauche ou de droite, les élus donnent du "cher Daniel" par-ci, "cher Daniel" par-là.

Que Simonpieri soit légitime à travailler à une solution pour l'étang de Berre, c'est logique. Mais tout ces gens ont-ils oublié que, même s'il a rompu avec les partis fascisants, Simponpieri a toujous dans sa majorité des gars qui sont ouvertement racistes, au point de faire des tirades anti-maghrébins en plein conseil municipal* ?

 

 

*Cf le test du conseil municipal de Marignane réalisé par Le Ravi et qui a donné lieu à une plainte du Mrap contre cet élu...

Mon portefeuille et l'aménagement du territoire

Pour une fois depuis très longtemps, j'ai fait cet après-midi un Paris-Marseille en avion. Le vol était à 55€ TTC, j'avais pas trouvé de bon tarif TGV, j'ai tenté.

L'expérience est intéressante sur le plan horaire : en partant de Paris le plus tard possible, on fait le trajet (d'une station de métro parisienne à la station de métro Gare Saint Charles) en 4h, ce qui représente une demi-heure de plus que le train.

Sur le plan tarifaire, y a pas photo : 55€ étant le meilleur tarif que puisse offrir Air France, si on y ajoute le prix des navettes pour l'aéroport (8€ jusqu'à Orly, autant jusqu'à Saint-Charles), on atteint 71€, presque le prix d'un billet plein tarif en TGV.

Quant au confort, c'est une question de priorité : ceux qui craignent la mort dans un attentat terroriste prendront l'avion. Ceux qui préfèrent pouvoir s'assoir dans leur siège sans avoir à subir une fouille au corps prendront le train.

Apparemment, la deuxième catégorie est majoritaire sur Paris-Marseille puisque le train rafle 66% des parts de marché sur cette ligne. Avec le développement du TGV, l'avion perd petit à petit son intérêt sur les lignes nationales. Il ne reste compétitif qu'à partir de vol moyen-courrier européens. Or, sur ces lignes, les compagnies traditionnelles sont fortement concurrencées par les low-cost.

De ce côté-là, les élus de Paca ont parfaitement pigé le coup puisque tous se battent pour avoir une ligne TGV près de chez eux (Aix, Marseille et Toulon se démenant pour être sur le tracé de la LGV vers Nice) et / ou faire atterrir quantité de low-cost (le terminal MP2 à Marignane).

Alors que la mécanique n'est pas encore lancée, on voit déjà les débuts du phénomène : les quelques lignes  low-cost sur Marseille ont permis à l'aéroport de stabiliser son trafic malgré l'effondrement des navettes Marseille-Paris (il suffit de voir le terminal Marseille aux 2/3 vide un dimanche soir, c'est assez surprenant).  Dans le même temps, les TGV Bruxelles-Marseille -5h30 de train tout de même- ne désemplissent pas. Qui a dit que nos politiques n'arrivaient jamais à anticiper ?

 

Raoul Duke, docteur en économie des transports 

06/10/2006

Concurrence déloyale

Dans une passionnante interview à Libé la semaine dernière le patron du Monde, Jean-Marie Colombani, essaye d'expliquer pourquoi il lance un journal gratuit après en avoir dit pis que pendre au moment du lancement de 20 Minutes et Métro.

Interrogé sur un risque de concurrence interne entre son gratuit et Le Monde, Colombani est formel : "regardez l'exemple de Marseille : Marseille Plus n'a pas enlevé de lecteurs à La Provence". Pourquoi donc avoir crié jusque-là à "la presse qu'on assasine", amigo ?

Calcul mental

Sachant que :

-la mairie de Marseille a prévu d'acheter en 2007 jusqu'à 180 000 euros de champagne*

-qu'une bouteille moyenne gamme coûte 35 euros l'unité (sans ristourne due à un achat en gros)

Qu'on part du principe (faux) que

-les bouteilles sont équitablement réparties entre les huit mairies d'arrondissement et la mairie centrale

-qu'une réception a lieu tous les jours dans chaque mairie, 365 jours par an

Combien de bouteilles de champ' voyez-vous sifflées en restant 24h dans une mairie ?

Réponse :

1,5 bouteille par jour et par mairie.

J'arrive pas à me rendre compte si c'est tellement énorme...




*Cf le dernier conseil municipal où Flo nous a appris que la délib est passée sans débat comme une lettre à la poste.

29/09/2006

Pourparlers de cessez-le-feu

Le piège-témoin de la salle de documentation est à moitié plein, celui de la salle de repos est rempli au tiers. Inutile de se voiler la face : notre offensive a échoué.

Nous envisageons désormais une paix des braves, voire une coexistence pacifique. Les pourparlers sont difficiles alors que le cessez-le-feu n'est pas totalement respecté : trois mites qui s'étaient égarées dans la salle de rédaction ont été abattues hier par la DCA. Chaque camp attribue à l'autre la responsabilité de cette escarmouche.

Bout du tunnel

Finalement, la première ligne du tramway sera coupée en deux pendant ses premiers mois d'exploitations : le tunnel Noailles a pris du retard dans ses travaux, pour des raisons qui échappent toujours à la presse (on en est au moins à la sixième explication différente entre la RTM, la ville et la communauté urbaine).

L'idée d'une navette pour relier les deux extrémités du tunnel, lancée par Muselier dès que le problème a été révélé, est finalement abandonnée : "Sous la pression, notamment des médias, on avait essayé de trouver rapidement une solution", expliquait hier Muselier. Faut-il en vouloir à nos hommes politiques de parler parfois à tort et à travers ?

C'est Renaud qui régale

Déclarations sans rire de Renaud Muselier*, hier, lors du déjeuner de presse préparatoire au conseil municipal :

"Comme toujours, Chirac réalise un parcours parfait au niveau diplomatique "

"Raffarin a été un grand Premier ministre, même s'il n'a pas été perçu comme tel par la population" 

"Dans les deux mandats de Chirac, la majeure partie de ce qui avait été promis a été fait"

 

 *Premier secrétaire de la fédération UMP des Bouches-du-Rhône, premier adjoint au maire de Marseille, président d'Euroméditerranée

26/09/2006

Local, national, global

Comment traiter la campagne présidentielle au niveau local ? La question nous angoisse à 20 Minutes Marseille. Faut-il raconter les ambitions nationales des stars politiques marseillaises (en vrac Mennucci, Guérini, Benhamias, Muselier, Gaudin) ? Faire un reportage sur la visite de Ségolène au marché de Vitrolles ? Un énième portrait de Gérard, militant marseillais et chiraquien depuis 30 ans mais qui maintenant en pince pour Sarkozy ?

Starsky est partisane de s'intéresser d'abord aux programmes des candidats. Voir les conséquences qu'ils auraient sur la vie locale des Marseillais. Sera-ce possible ? On en discutait la semaine dernière avec Rafi, confrère du Ravi, journal plus que pointu en actu politique. Décliner localement les programmes lui semblait plus que compliqué. A moi aussi. Mais l'espoir n'est pas mort. Any ideas are welcomed...

 

Raoul Duke, maître en science politique

 

 
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