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02/07/2006

La politique, c'est simple comme un coup de

C'est en passant à la gare, tout à l'heure, que ça m'a frappé : nos fameux TER, qui sillonnent Toulon-Aubagne-Marseille-Gardanne-Aix, dont la fréquentation augmente non-stop malgré leurs retards chroniques, eh bien ce sont des exemples parfaits du bordel qu'est la décentralisation en France.

En dehors de 88 528 journalistes, combien de personnes en France savent que pour ces TER :

-c'est le conseil régional qui achètent les wagons

-la SNCF qui fournit les conducteurs de rames et les contrôleurs

-Réseau ferré de France qui fournit les voies sur lesquelles circulent les trains ?

Et là encore, on est dans un cas de figure relativement simple. Que dire de la construction d'un collège où :

-c'est généralement la mairie qui fournit le terrain

-le conseil général qui constuit le bâtiment, puis gère le personnel technique

-l'Etat qui fournit les profs ?

De droite comme de gauche, je ne compte plus les élus qui racontent : "dans les réunions, on est obligé de dire à nos électeurs, "ça c'est pas de ma responsabilité". Puis on se tourne vers notre collègue de l'autre collectivité, et les électeurs hallucinent" ... 

Ces élus sont pour une bonne part d'entre eux élus au Parlement. Pour mettre un peu d'ordre et de "lisibilité" dans la décentralisation, il faut une loi organique et p'têt bien même une révision de la constitution (qui pour le moment n'établit aucune hiérarchie entre commune, département et région). Au boulot, les gars ?

 

27/06/2006

Lapiiiin

20 Minutes Marseille, objet de test industriel ! Une société d'insecticide nous a appelé ce midi pour nous dire qu'elle avait vu le blog et notre problèmes de mites. "Nous développons un nouveau modèle de pièges anti-mites et nous vous proposons de les tester chez vous gratuitement. Une fois les pièges pleins, vous nous les renvoyez pour qu'on étudie leur efficacité".

Starsky fut immédiatement collée de joie au plafond, Sandrine et notre stagiaire Anouk se voyaient déjà témoignant dans une futur pub TV anti-mites...

Las, l'entreprise a rappelé quelques instants plus tard pour décommander : entretemps ils avaient trouvé un labo pour faire leur test. L'in vitro plutôt que la mise à l'épreuve en conditions réelles... Où va l'industrie, je vous le demande !

RAU au grand coeur

A 20 Minutes, on nous bassine régulièrement que nos lecteurs, notre coeur de cible pour-qui-on-écrit-et-pour-qui nos-annonceurs-salivent ce sont les JAU, jeunes actifs urbains, qui en plus "surconsomment Internet".

Il faut croire que les JAU forment une majorité silencieuse puisque ceux qui nous appellent ou qui viennent nous voir sont majoritairement des RAU,  retraités âgés urbains, qui ne trouvent pas le journal au métro et n'ont pas Internet (d'où leurs appels et visites).

Tous les jours, on a ainsi une gentille mamie qui vient nous prendre deux exemplaires pour faire les Sudoku avec sa voisine. Cet après-midi, elle nous a amené un ballotin de pralines. On a eu beau lui dire qu'il fallait pas, que ça lui revenait cher pour un journal gratuit, elle a tenu bon. Depuis, donc on mange des pralines à la santé de nos chers RAU.

26/06/2006

Sous les pavés

Lu sur un mur de l'école primaire place Corderie : "Rêve de révolte"

25/06/2006

L'entreprise, c'est poésie

Lu sur une affichette près d'une caisse au parking préfecture : 

" Jamais tu ne feras qu'un crabe marche droit. Aristophane (450-386 av JC). Ce moment de poésie vous est offert par Vinci Park"

 

Vous avez du courrier...

Dans le courrier, une lettre avec un timbre belge. Des nouvelles du pays ! Fébrile, je l'ouvre et tombe... sur 36 pages d'une "Petit revue d'histoire révisionniste" remettant en cause l'existence des chambres à gaz.

C'est "imprimé aux Pays-Bas", j'imagine qu'ils envoient ça à tous les journaux. J'ai envie de vomir.

Et alors ?

Réaction de jeudi Jean-Claude Gaudin à l'élection de Daniel Simonpieri à la présidence de la commission équipements à la communauté urbaine : 

 "Et alors ? Daniel Simonpieri est maire de la deuxième ville de l'agglomération, cher ami. Nous n'avons rien à lui reprocher. Certes quand il était d'une autre étiquette politique... Mais là il a évolué. Et sur le logement social aussi il va évoluer".

Réaction de Claude Vallette, président (UMP) de la commission urbanisme à la communauté urbaine :

"Simonpieri ne va pas travailler seul sur le logement, c'est un dossier transversal qui concerne toutes les commissions. Et puis on pourrait se poser les mêmes questions si la commission équipement avait été présidée par le maire [PS] d'Allauch"

Pas faux : située elle aussi dans la communauté urbaine, Allauch a elle aussi été mise à l'index par le préfet pour n'avoir pas respecté ses objectifs de construction de HLM. Mais que disent les chiffres ? Selon la préfecture :

Marignane : 34 000 habitants, 147 HLM à construire sur 2002-2004, 0,7% réalisés

Allauch : 19 000 habitants, 191 HLM à construire sur 2002-2004, 17,3% réalisés 

Sam Fisher, I presume ?

Enorme talent d'infiltration de notre étudiant-reporter-photographe Flo qui a réussi hier à entrer à la convention logement de la communauté urbaine et à assister à la conférence de presse de Jean-Claude Gaudin.

Il a donc pu voir à quel point la presse locale, 20 Minutes compris, est teigneuse avec les élus locaux.

Raoul Duke, docteur en on vous cache tout on vous dit rien 

21/06/2006

My poor buttom

L'itinéraire via St Férréol, c'est pas mal mais un peu moins confortable : sur les portions pavées, on a l'impression de faire un Paris-Roubaix...

 

20/06/2006

Démocratie, quand tu nous tiens

Attac, intialement "mouvement d'éducation populaire", est en train de se déchirer sur la question de devenir ou non un mouvement politique. Ca me rappelle cet épisode du congrès national d'Attac organisé à Arles en 2004, grand moment dans le genre "l'altermondialisme n'est pas du tout une forme d'élitisme".

Lors d'un atelier débat avec des militants, auquel j'assistais en bon petit reporter de la presse gratuite, Bernard Cassen, économiste et président d'honneur d'Attac, avait dit sans rire aux militants : "du point de vue d'Attac, il n'y a que deux types de médias qui sont intéressants. La presse economique, parce que ce sont des spécialistes et qu'on peut débattre avec eux. Et la presse quotidienne régionale, parce qu'ils ne comprennent rien à l'économie et reprennent nos communiqués in extenso".

Bande-annonce

Bientôt en exclu podcast sur ce blog : la rédaction 20 Minutes Marseille durant la première mi-temps de France-Suisse. Et en prime : un extrait live du rock-band de Hutch !

Off ze record

La communauté urbaine a très officiellement dévoilé vendredi dernier les grandes lignes du plan logement qui doit être présenté jeudi lors de la convention avec-le-grand-public-et-tout à la Criée. Mais à part ça ça sera une journée où les politiques vont écouter les Marseillais et intégrer leur avis dans le plan communautaire sur le logement.

Faut pas l'faire chier, Renaud (bis)

Nouveau pêtage de plomb de Muselier au conseil municipal de lundi. Alors que Patrick Mennucci (PS) le harcèle sur le retard annoncé dans le chantier du tramway "et qui en plus doublonne avec le métro", "Fils de Provence" explose : "Mais assez de mensonges ! Assez ! Tais-toi, vas, tu comprend rien ! T'as un gros teston [tête, in le Dictionnaire du parler marseillais] mais tu peux pas comparer plus de trois chiffres à la fois !". Les arguments de fond, y a que ça de vrai.

Où s'épaissit le mystère des mites...

A force de poser des pièges, on se rend compte d'un truc bizarre : nos mites ne semblent pas avoir besoin de manger.

La preuve : dans la salle de doc, lieu complètement fermé 99% de la journée, il n'y a pas un gramme de restes alimentaires, et pourtant le piège à mites ne désemplit pas. Conclusion effroyable : nos mites sont des mutantes qui n'ont même pas besoin de manger pour vivre. Aaaaaargh !

D'où le plan d'attaque concocté par Starsky : rangement total des armoires avec mise à la poubelle de nos vieux journaux (ce qui va me demander un effort surhumain, mais bon), puis aspersion de gaz juste avant notre suspension de parution pour les vacances.

L'utilisation de libellules, un temps envisagée, a dû être abandonnée. Parce qu'après la rédac aurait été pleine de libellules, ce qui nous aurait encore plus ennuyé parce qu'on aurait pas eu le coeur de tuer des bestioles si mignonnes.

Max et les dérailleurs

Comme dit une copine, Marseillaise pur jus : "à vélo, on se prend pour une voiture, pour un piéton, ou un vélo, selon ce qui nous arrange". Et ce mépris total de la réalité, quelque part, fait du cycliste un vrai Marseillais. J'ai vécu ça en direct pas plus tard que ce matin.

Pour inaugurer mon premier trajet maison-journal, j'ai failli me faire écraser par une bagnole (une Mercedes Benz noire tout de même, ça aurait eu de la classe).

En effet, pour schuinter les embouteillages rue Breuteuil, je zigzaguai entre les deux filles de voitures quand soudain j'eus l'idée de passer sur le trottoir, coupant la route sous le nez de la Benz qui ne m'avait pas vu...

Une fois la frousse passée, j'ai décidé d'opter pour un itinéraire bis via la rue St Fé, avec achat d'un masque avec filtre à air pour la prochaine fois où je me retrouve empégué dans les embouteillages.

19/06/2006

Retour vers le futur antérieur

L’hémicycle du conseil est dorénavant équipé d’un timer pour mesurer le temps de parole restant à chaque groupe. Au début du conseil, hier vers 8h30, cela donnait :
Adjoints : 40 minutes
UMP : 45 minutes
UDF : 10 minutes
PS : 35 minutes
PC : 24 minutes
Verts : 10 minutes

Quand le temps de parole est dépassé, la ligne du groupe correspondant s’affiche en rouge et compte le surplus. Hier, compte tenu des 10 minutes supplémentaires accordées pour le débat sur le compte administratif, personne n’a dépassé son temps de parole.

Pu-putsch, le retour

Après avoir tenté de se faire élire en Champagne, Bruno Mégret est depuis quelques séances revenu au conseil municipal de Marseille. Il reste assis, ne prend jamais la parole, et puis s’en va.

Déflorer le sujet

Renaud Muselier explique à La Provence samedi que s’il y a un problème pour le tramway dans le tunnel Noailles, il exigera de la RTM « qu’elle apporte une réponse technique ». Mais à part ça, « pour respecter la loi Sapin sur les appels d’offre », la communauté urbaine refuse toujours de dire si la RTM a oui ou non remporté la délégation sur le tramway.

Applaudissements à gauche

Copyright conseil municipal de Marseille, 19 juin 2006 :

« C’est facile de faire semblant de souder des rails avec un casque sur la tête » Annick Boët (PC) à Renaud Muselier


« En plus ils sont pas toujours à la même hauteur, les rails, celui de gauche est plus haut »

« C’est celui de gauche, c’est normal » Annick Boët (PC) et Jean-Marc Benzi (UMP)

« Vous êtes l’homme des tunnel dans cette ville, mais pour les voitures ». Annick Boët (PC) à Jean-Claude Gaudin au sujet du tunnel Noailles, pour le tramway

« Vous avez compris que l’enjeu des prochaines municipales sera votre gestion chaotique des transports et du stationnement à Marseille ». Patrick Mennucci (PS) à Jean-Claude Gaudin.

« L’exposition au centre bourse où 50 000 personnes sont passées pour nous dire « continuez » ça montre qu’il y a eu une concertation ». Gérard Chenoz (UMP) sur le projet de réhabilitation du centre bourse

16/06/2006

Jusqu'au bout extrême, puis retour

Les élus PS et PC de la communauté urbaine de Marseille nous apprennent que Simonpieri, maire de Marignane, ex-FN, ex-MNR et toujours aussi à droite toute (lire Le Ravi de ce mois-ci), a été élu par la majorité UMP président de la commission équipements à la CUM. C'est cette commission qui s'occupe, entre autres, de la politique de logement sur les 18 communes de l'agglomération marseillaise.

Un ancien frontiste, maire d'une commune qui figure parmi les plus mal classées en matière de logement social, crucifié tout récemment par la chambre régionale des comptes (crc_paca_marignane.pdf), nommé président de cette commission, alors que la CUM a déclaré la mobilisation générale sur le logement, notamment le logement social... Sans commentaire.

A une époque pas si lointaine, Jean-Claude Gaudin avait passé des "accords techniques" avec le FN pour gérer la région. Puis le Front était devenu infréquentable. A croire que c'était simplement une question d'étiquette et non d'idées...

Répétition = pédagogie (et réciproquement)

Suite à mon papier sur quelques affaires toujours en cours dans le milieu du foot, Lille nous demande un droit de réponse pour "préciser certains points de cet article".

Le LOSC signale donc que la visite des flics dans leurs bureaux n'a visé qu'à "consulter le dossier d'un ex-joueur [...] Le LOSC n'a ainsi présenté aucun motif d'inquiétude dans cette affaire et a cooopéré sereinement et en toute transparence avec la police judiciaire".

J'avais pour ma part simplement indiqué que "la juridcition interrégionale de Marseille [...] a lancé en octobre un série de perquisitions au siège de huit clubs dont [...] Lille". Etait-ce de nature à faire croire aux lecteurs que Lille aurait trempé dans du lourd ? Question...

Raoul Duke, docteur en tapis vert

PS : A ceux du LOSC qui me liraient, ce post ne constitue en rien la réponse à leur demande de rectif. Celle-ci est actuellement en cours d'examen.

Sur les quais

Lu sur un pilier du club Pernod, quai des Belges, où stationnent beaucoup de cars de flics :

"CRS : Camion Rempli de Singes"

Lu sur un lampadaire près des Prud'hommes des pêcheurs :

"Je ne déteste personne, je me sens léger"

Point de non-retour

Et voilà, le premier pas (ou plutôt le premier tour de roue) est fait : j'ai roulé ce matin du Fort Saint-Jean à Castellane, aller-retour. Et il est clair que je ne vais plus pouvoir me passer de mon vélo. J'ai sué comme un boeuf (chaque poil a eu sa goutte, comme dit Philippe Katerine), j'ai mal aux genoux, mais ça valait le coup.

Zizgag entre les piétons, entre les voitures, grillades de feu rouge, contresens dans les voies de bus : en fait à Marseille on roule encore plus fou en vélo qu'en voiture. Et les flics, qui le voient, s'en foutent !

Dorénavant, j'attends avec encore plus d'impatience les 70 km de pistes cyclables promis-juré-craché-pour-2008-par-Renaud-Muselier... 

Un petit nid douillet

Florent, notre étudiant-photographe-reporter favori est venu lundi à la rédaction pour un documentaire style Le Jardin Extraordinaire (vous aviez ça sur vos télé en France?) sur Starsky et Hutch surpris dans leur milieu naturel. Starsky étant partie dans la savane pour nourrir la meute, Sandrine et moi-même lui servâmes de guide...

12/06/2006

Raoul Duke, premier essai

Pour mettre en oeuvre mes bons conseils de journaliste-qui-prône-les-déplacements-en-transports-en-commun-et-en-vélo-roller-ou-
trottinette-parce-que-bon-on-peut-tout-de-même-pas-continuer-comme-ça, je me suis acheté un vieux VTT à la braderie organisée dimanche par le collectif Vélos en ville, avec marquage de sécurité et tout.

Reste à rouler avec. Ce matin, j'ai pas eu le courage de l'emmener pour partir en reportage : il y avait beaucoup de montées sur le chemin. En même temps, si je m'arrête à ce genre de détail, je vais pas souvent rouler dans Marseille...

Jusqu'au bout extrème (droite)

A lire absolument dans Le Ravi de juin : un reportage au conseil municipal de Marignane. Après avoir été FN, puis MNR, Daniel Simonpieri se retrouve aujourd'hui divers droite, apparenté UMP au sein du conseil général et de la communauté urbaine de Marseille.

En conseil municipal, ça donne un grand moment de débat politique où majorité et opposition rivalisent de tirades racistes : à Marignane, l'opposition n'est composée que de mecs de droite, souvent anciens potes de Simonpieri, passés depuis à la "résistance".

Le Ravi, mensuel satirique régional, 2€ en kiosque, super et pas cher (et ils font des abonnements très bien aussi !)

11/06/2006

Où Raoul Duke disserte de l'instabilité professionnelle des footballeurs

En matière de foot-business, la presse (et même un peu 20 Minutes) a souvent tendance à crucifier clubs et agents de joueurs, oubliant un peu vite que les joueurs eux-mêmes sont parties prenantes du système.

Pas plus tard que la semaine dernière, je brocardais sur ce blog l'agent de Franck "Scarface" Ribéry, qui était en pleine montée d'enchères entre l'OM, l'OL et le Royal Fotball Club de Waterloo-Wallonie (CFA2 belge).

Le procès des transferts de l'OM nous a pourtant utilement rappelé le rôle des joueurs dans la relation trouble qu'ils entretiennent avec leurs clubs. Le savoureux Licio d'Onofrio, qui a la grande époque "avait" une trentaine de joueurs dont Ravanelli et Dugarry, a rappelé que ses poulains ne voulaient jamais rien lui payer et ne lui ont jamais rien payé. D'où l'obligation de manger sur les transferts (au moins 10% sur le montant global) et, partant, de les multiplier.

Le business serait peut-être plus clair si les agents étaient obligatoirement rémunérés par la personne dont ils défendent les intérêts (le joueur, théoriquement), à la manière d'un avocat. Ou si la rémunération, prise en charge par le club achetant, était encadrée comme peut l'être celle d'un notaire. Ca aurait en plus le mérite de montrer à nos footballeurs chéris que non, dans la vie, tout n'est pas gratuit...

Raoul Duke, docteur en actes notariés 

PS : Grand débat hier à Notre-Dame du Mont : faut-il prendre Ribéry comme titulaire ou le garder en joker une fois les défenses fatiguées ? Perso, je serais plutôt pour la deuxième solution... Vas-y Francky, c'est bon ... 

Déontologie

Le jour même du délibéré dans le procès de l'OM, RMC faisait de pleines pages de pub sur ses commentateurs vedettes pour le mondial, parmi lesquels Courbis Rolland, qui s'est tout de même mangé trois ans et demi de prison ferme (et qui fait appel évidemment). Déontologiquement classe.

Dans le même temps, l'épouse de Raymond Domenech commente tous les dimanches soirs les choix de son mari dans l'émission foot de M6. Et tout les week-ends, Mme Borloo présente les infos aux JT de France 2.

Mais comme le dit la charte des journalistes "le journaliste ne reconnaît que la juridiction de ses pairs en matière d'honneur professionnel"... 

09/06/2006

Le foot, gross malheur !

On s'en doutait déjà un peu, mais ça fait du bien de l'entendre dit haut et clair par la justice, copyright 6e ch. corr. TGI Marseille 9/6/2006 :

"Les exigences de la DNCG ont dû avoir une part dans la volonté de l'OM de dissimuler [certaines rémunérations]"

"Les explications avancées pour expliquer le montage du transfert de Bakayoko prêteraient à sourire s'il n'y avait les sommes détournées"

"On a pu mesurer que ces pratiques [de commissions occultes] étaient généralisées".

"La fraude a été un des outils de gestion de l'OM sur la période 1997-1999."

"Les peines d'amende maximales prévues par la loi apparaissent quelque peu dérisoires au regard des sommes détournées."

"Les demandes de l'OM en tant que partie civile ne peuvent être recevables. L'OM a des préoccupations que le tribunal ne peut faire siennes."

Demolition men (and women)

En deux heures de délibéré ce matin, la sixième chambre correctionnelle du TGI de Marseille a réduit à néant toutes les lignes de défenses de Robert Louis-Dreyfus dans le procès sur les transferts suspects de l'OM période 1997-1999.

"En plaçant la société OM dans la dépendance totale à Eric Soccer [holding détenue à 90% par RLD], Robert Louis-Dreyfus ne pouvait ignorer que l'esprit de la loi [sur l'organisation des clubs sportifs pros] était bafoué" estime le tribunal.

Et pourtant "l'accusé a essayé d'échapper à ses responsabilités [...] Robert Louis-Dreyfus ne pouvait pas s'en tenir à fixer "une enveloppe globale" pour le transfert des joueurs puisqu'il apparaît que les commissions frauduleuses étaient essentielles pour la conclusion de ces transferts. [...]"

" Le transfert de Laurent Blanc, premier transfert de l'ère Dreyfus, est emblématique : il se conclut avec un agent de joueur qui comparaissait au même moment devant le tribunal de Marseille dans le premier procès des comptes de l'OM. Dès lors, Robert Louis-Dreyfus ne pouvait ignorer les risques qu'il faisait courir à l'OM en passant par cet agent. [...] Ce procès aurait suffit à lui seul à alerter tout le monde sur les pratiques douteuses dans le milieu du foot. Les prévenus ont tous agi en connaissance de cause"

Quant à l'image de "fan désintéressé" de RLD, le tribunal remet les pendules à l'heure : "Au sein de l'OM, Robert Louis-Dreyfus a d'abord agi pour l'intérêt d'Adidas, puis pour avoir une reconnaissance personnelle dans le milieu du foot, au bénéfice de son image personnelle".

Au final, RLD est condamné au maximum : trois ans avec sursis et 375 000 € d'amende. Le président Vincent Turbeaux précise "pour les béotiens", que l'interdiction d'exercer dans le milieu du foot n'a pas été prononcée "car les poursuites ne le permettaient pas". Courageusement, RLD ne s'est pas présenté hier devant le tribunal. Il ira en appel, évidemment.

 
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