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07/01/2008

Le petit Stéphane est attendu à la locale 20 Minutes Marseille, le petit Stéphane

Radio Nostalgie nous a averti cet après-midi :

"Nostalgie remettra les clés de la voiture de Starsky et Hutch mercredi 9 janvier 2008 à 11h au Cinéaqua à Paris.  Stéphane X*, l’heureux gagnant du jeu concours organisé sur l’antenne en novembre dernier,  repartira de Paris pour Marseille d’où il est originaire, au volant de la Ford GRAN TORINO de la série culte !"

Et nous on a raté ce concours alors euh Stéphane, si tu es en ville, passe pour qu'on fasse une photo souvenir, c'est pour le blog...

 
 

*Nom zappé par la rédaction pour la sécurité du monsieur.

Oups

Suite à une erreur de manip de Hutch dans le tableau de bord, l'aspect de ce blog a été radicalement modifié. Toute la locale harcèle le service informatique pour comprendre où nous avons gaffé.

 

Raoul Duke, apprenti web codeur 

27/12/2007

Napoleon Bonaparte is alive and well and living in Istres

C’était il y a quinze jours. Toute la presse des Bouches-du-Rhône s’était ruée à Istres pour l’annonce officielle du retour en politique de François Bernardini. Un exemple magnifique de la guerre de mouvement en politique.

L’ancien premier secrétaire du PS 13 et ex-président du conseil général nous avait donné rendez-vous au point le plus haut d’Istres, sur la place de l’église Notre-Dame de Beauvoir, dans la vieille ville datant du moyen-âge.

Là, sur une petite dalle en béton battue par le vent, et tout autour de laquelle on aperçoit Istres et son église, le fils prodigue nous annonce qu’il sera bien tête de liste aux municipales contre le PS... mais qu’il ne se présente pas aux cantonales !

« Je connais quelqu’un qui doit se remettre à respirer en ce moment » sourit-il, en pensant très fort à Jean-Noël Guérini, son successeur qui lui a piqué à la fois la fédé socialiste et le conseil général.

Du côté de la presse, on est un peu sur le cul. Bernardini a beau dire que « la vengeance n’est pas chez moi un moteur dans l’action politique », on a du mal à y croire. Surtout quand il dit que depuis son départ pour cause de condamnation, « Istres a perdu son éclat ».

D’autant que Bernardini fait tout pour gagner le canton. Celui-ci comprend à la fois une partie d’Istres, dirigée par sa fidèle Nicole Joullia, et Fos sur Mer, dirigée par René Raimondi, PS légitimiste. Istres est très peuplée, mais a peu de taxe professionnelle, Fos a beaucoup de taxe professionnelle, mais est peu peuplée. Pour l’emporter, Bernardini choisit donc de mettre le paquet sur Istres en présentant un candidat et un suppléant istréen, avec Nicole Joullia comme candidate.

Curieux, on demande donc à Nicole Joullia qui sera son suppléant. « Je pensais avoir été claire, s’étonne-t-elle. Il s’agira évidemment de François Bernardini. »

Et là, on dit : « bravo l’artiste ! ». Car si Joullia l’emporte –ce qui a de sérieuses chances de se produire, vu les réseaux de Bernardini à Istres- le PS va se retrouver dans une position impossible au conseil général : s’il est trop méchant avec Joullia, celle-ci peut tout à fait démissionner de son mandat, faisant ainsi re-rentrer Bernardini dans l’assemblée départementale.

De son côté, Nicole Joullia assure être prête à travailler avec tout le monde et souligne qu’elle n’a « toujours pas reçu » sa lettre d’exclusion du PS... S’ils veulent s’éviter un dilemme pénible, les socialistes ont intérêt à se battre jusqu’au bout pour ce canton.

 

Raoul Duke, docteur en Austerlitz

22/12/2007

Pas vu, pas pris

Jean-Claude Gaudin pense que les journalistes de Libé ont "les cheveux longs, les ongles sales et des pulls en serpillière". La belle affaire... Comme le dit Michel Henry, correspondant régional de Libé, interviewé par Marseille L'Hebdo, y a pas de quoi fouetter un chat dans c't'histoire.

C'est légitime et de bonne guerre de remettre Jean-Claude à sa place, mais faut-il lui en vouloir d'avoir des idées comme ça ? Ce genre de propos moqueur et / ou insultant, tout le monde en a, les journalistes les premiers, qui seraient fort marris si on les enregistrait lors de leurs conversations d'apéros entre collègues (ou tout simplement quand on discute entre nous, à peine sortis de conférence de presse).

D'ailleurs maintenant, chaque fois que je parle avec un confrère dans un lieu public, je vérifie s'il y a pas un micro à proximité. La transparence absolue, très peu pour moi.

 

Raoul Duke, docteur en science politique 

Direct du gauche

L'alliance gauche-extrème gauche, c'est pas pour demain. La liste "Marseille contre-attaque à gauche" en a donné très clairement les raisons la semaine dernière. Copyright Samuel Joshua, un des porte-parole de la LCR à Marseille :

"Pour nous, le débat droite/gauche est toujours d'actualité. Plus de 70% des foyers fiscaux de Marseille déclarent moins de 2500 € de revenus par mois. Marseille est une ville populaire, et c'est ce Marseille-là qu'on veut défendre, alors que les autres veulent s'en débarasser."

"Guérini se présente aux élections sans même se réclamer du PS. Il prône l'ouverture, le pragmatisme. Cette idée de pacification du débat politique, c'est une idée sarkozyste."

"On ne se trompe pas d'adversaire, on a toujours appelé à battre la droite. De là à s'allier à Guérini... Il y a quelques convergences dans nos programmes respectifs, mais c'est très limité. Et puis, il y a l'Histoire. Il y a pas mal de gens chez nous qui n'ont toujours pas digéré d'entendre Guérini se vanter avoir rayé des listes 14 000 Rmistes dans le département." 

Rions un peu avec Standard & Poor's

Le marchand de sable est passé, la neige étend son manteau blanc et toi, fidèle lecteur, tu croyais pouvoir échapper à un post bien politico-financier sous prétexte que raaah allez quoi, c'est Noël ?! Mouhahahaha ! Petit canaillou, va !

Entre deux bouchées de bûche et un bisous à ta grand-mère, prends quand même le temps de te pencher sur cette info, relevée par Libé : aux Etats-Unis, un opérateur financier, ACA Financial Guaranty, s'est fait dégrader de douze niveaux d'un seul coup par la célèbre agence de notation Standard & Poor's.

ACA est passée en un instant de la note A à CCC, ce qui a fait fuir en courant tous les investisseurs et gravement handicapé ses clients parmi lesquels une filiale du Crédit agricole.

Quel rapport avec Marseille me diras-tu lecteur, qui te languis de retourner à ta bûche de Noël ? J'y viens. Comme l'a souligné le tout récent rapport d'orientation budgétaire de la communauté urbaine de Marseille, la situation financière internationale a un impact sur les comptes des collectivités locales, et donc sur tes impôts.

Pour faire court, si les banques sont dans la dèche because crise des "subprimes", elles ont moins d'argent à prêter et elles le prêtent plus cher. Donc les collectivités ont plus de mal à emprunter et se retrouvent confrontées à un choix cornélien : arrêter d'investir ou augmenter tes impôts.

Rien de bien neuf jusque-là. Ce qui est nouveau (pour moi du moins) c'est qu'une agence de notation aussi réputée que S&P puisse se rendre compte du jour au lendemain qu'une société est en fait douze crans au-dessous du niveau de fiabilité et de solidité auquel elle l'estimait jusque-là.  

Jean-Louis Tourret, adjoint (UMP) aux finances, répète à qui veut l'entendre que la mairie de Marseille est notée AAA- (ou AA- je sais plus) par les agences de notation, ce qui lui permet d'emprunter à des taux très favorables.

Quand je vois avec quelle acuité les agences de notations ont vu venir la crise des subprimes, et quand je me souviens des doutes sibyllins que la chambre régionale des comptes a exprimés sur la "sincérité des comptes" de la ville et de la communauté urbaine de Marseille, je me sens vachement rassuré.

 

Raoul Duke, standard et pauvre   

16/12/2007

Paie pour te faire casser : le fils du retour de la vengeance

Une formation de journalisme de l'académie d'Aix-Marseille nous envoie une demande pour leur verser une part de notre  taxe d'apprentissage.

Joint à la demande, un exemplaire de leur journal-école avec, en édito, un petit texte qui casse les journaux gratuits et internet. Bizarrement, l'édito ne s'en prend pas aux autres formes d'information gratuite, commes les radios et télés privées. Après tout, il s'agit juste d'entreprises comme TF1, RTL ou Europe 1.

Ne nous vexons pas pour autant : "Le journalisme, c'est porter la plume dans la plaie" comme disait notre cher Albert Londres.

 

Raoul Duke, docteur en humilité

Trop beaux pour être vrais

Déception : les magnifiques pins parasols qui ornent la nouvelle halle de la gare Saint-Charles sont des faux.

Un communiqué reçu ce week-end nous explique que leur tronc est "naturel" (?) mais tout leur feuillage est artificiel. Ces "arbres reconstitués" permettent de "donner une identité spécifique à un lieu en s'affranchissant des contraintes de la vie des végétaux", précise le fabriquant.

Je ne sais s'il faut s'en réjouir ou en pleurer, de devoir recourir à du plastique pour avoir de la beauté et "s'affranchir des contraintes de la vie".

 

Raoul Duke, apprenti jardinier  

Plus près de toi, mon Dieuuuu

Sauf incroyable retournement de situation, le prochain maire de Marseille sera un catholique, pratiquant et fervent. Jean-Noël Guérini et Jean-Claude Gaudin sont en effet tout deux des croyants fidèles en notre seigneur Jésus-Christ et son Eglise romaine.

Le maire sortant a ainsi été un des rares hommes politiques français invités par son gouvernement aux obsèques de Jean-Paul II, geste qu'il dit avoir beaucoup apprécié. L'évènement avait d'ailleurs fait un peu jaser puisque la mairie de Marseille, laïque par définition, avait malgré tout accordé un jour de congé à ses agents à l'occasion de l'enterrement du pape.

De son côté, Jean-Noël Guérini, comme le rappelle L'Express cette semaine, a découvert la foi sur le tard mais ne manque jamais d'aller se recueillir devant le mur des lamentations lors de ses voyages à Jérusalem.  Récemment, une visite de quartier prévue dans le cadre de la campagne a dû être annulée pour cause de messe.

Ce n'est pas une nouveauté* mais c'est toujours bon de le rappeler : l'Eglise catholique est à Marseille un réseau discret mais efficace.  

Faut-il pour autant s'inquiéter de voir des croyants dans nos hautes sphères politiques ? Personnellement, ça ne m'angoisse pas trop. Des hommes qui fréquentent la paroisse du père Ottonello ne sauraient être complètement mauvais...

 

Raoul Duke, bouffeur de curés, baptisé agnostique

 

*Surtout pas depuis la parution de Gouverner Marseille, par Samson et Péraldi, désormais disponible en poche, pas cher ! 

 

 

Appel à témoin artistique

C'est un/une artiste, ou un collectif d'artistes. On ne voit jamais de nom ou de coordonnée sur ses/leurs oeuvres. Et pourtant, elles sont partout. Sur l'ancien magasin Casa de la rue de Rome, repeint en ville du far-west. Sur la devanture de l'ex-cinéma UGC La Canebière, affublé de fausses affiches de films. Ou sur la vitrine d'un magasin abandonné au Vieux-Port, recouvert d'une petite fille format "lou ravi".

Ces petits moments de poésie urbaine sont miraculeusement épargnés par les services du nettoyage, sans doute eux aussi touchés par ces oeuvres qui embellissent la ville comme ça, simplement, juste pour le plaisir.

Grand(s) modeste(s), le ou les artistes ne laisse(nt) aucune trace pour remonter jusqu'à lui (eux) et le(s) féliciter. Quiconque a des informations le(s) concernant est prié de contacter la rédaction 20 Minutes Marseille, en charge de l'enquête.

 

Raoul Duke, docteur en friches commerciales 

 

08/12/2007

Aï-euh !

Par vice ou goût de l'inconnu, you name it, je m'entête à emprunter régulièrement nos beaux vélib -pardon, "Le Vélo"*. Et bien m'en prend car je découvre à chaque fois de nouveaux motifs d'extase.

L'absence totale d'amortisseur par exemple : un pur plaisir quand vous vous mangez un trottoir**  ou un nid de poule, surtout dans une descente, assis sur 23 kilos d'acier lancés à pleine vitesse. Des amortisseurs de roue avant, c'est disponible sur le premier vélo entrée de gamme à Carrefour, mais pas sur nos beaux "Le Vélo" à 3 000 euros pièce. 

 

Raoul Duke, contribuable ingrat 

 

*Comme l'a souligné Gad Elmaleh lors de son dernier spectacle à Marseille, ce nom est effectivement une véritable trouvaille. A rapprocher du nom "Stade de France" pour le super-stade de Saint-Denis. 

**Parce que oui j'avoue, je monte sur les trottoirs. Je préfère slalomer entre les piétons que me faire masser les côtes par le pare-buffles d'un 4X4 Pajero. C'est idiot de ma part, je sais...

Partout dans ta ville

 

C'est un des premiers papiers que notre grande copine Sarah a écrit pour 20 Minutes : un reportage à la découverte du Parkour, groupe de yamakasis marseillais. Ils s'entrainent partout en ville (pas qu'à Marseille d'ailleurs), c'est à la fois époustouflant et élégant.

15:50 Publié dans Copinages | Lien permanent | Commentaires (0)

Sophisme, quand tu nous tiens

Il fut une époque où quand on tuait un préfet en Corse, les nationalistes répondaient "Nous condamnons l'acte, mais pas ses auteurs". Aujourd'hui nos hommes politiques ont trouvé leur charmante variante du même raisonnement : "Je condamne l'action de ce parti politique mais je m'allie avec ses élus locaux."
 
Dernier exemple en date : François Bayrou, qui ne sait toujours qui choisir comme tête de liste pour notre bonne ville de Marseille. La dernière fois que le leader du MoDem nous a fait le plaisir de venir à Massilia, il a évidemment subit un feu roulant de questions sur le sujet. Extraits :
 
"-Il y a ceux qui, comme Nicolas Sarkozy, veulent imposer une société à l'américaine. Et il y a ceux qui, comme nous, pensent que c'est un modèle dangereux pour la France...
 
-Vous êtes contre le projet de société de l'UMP. Vous compter donc refuser toute alliance avec la droite au second tour des municipales ?
 
-Je fais la différence entre Nicolas Sarkozy et des élus locaux avec lesquels nous pouvons travailler."
 
Comme c'est pratique... Parce qu'évidemment, comme se tue à nous le répéter Jean-Claude lors des conseils municipaux, la politique nationale et la politique locale, ça n'a ab-so-lu-ment rien à voir !
 
Pensez donc !  Gérer l'eau en régie publique ou via une société privée, donner tel terrain municipal à une société HLM ou à un promoteur, construire des routes ou des voies de bus, tout ça n'a rien à voir avec de l'idé-ô-lô-gie ou une certaine vision du monde ! C'est uniquement du pragmatisme !
 
Notons que l'argument n'est pas utilisé qu'au MoDem  : dans une interview à Libé, Arlette vient de sortir peu ou prou le même pour justifier des listes LO-PS dès le premier tour des municipales. Alors sois un peu moderne gamin :  en 2007, les frontières politiques, les points d'achoppement, tu sais, tout ça, ça n'a plus d'importance.
 
 
Raoul Duke, docteur en rhétorique 
 
 

02/12/2007

Rions un peu avec la ville de Marseille

Nouvel épisode de notre grande série "ma main droite ignore ce que fait ma main gauche" :  

La mairie de Jean-Claude Gaudin présente demain l'avancement de son "plan local de publicité" qui prévoit "la suppression de 30% des panneaux publicitaires pour améliorer la qualité de vie, le patrimoine et l'environnement urbain Marseillais."

Dans le même temps, la communauté urbaine de Gaudin Jean-Claude vient de permettre à Jean-Claude Decaux, équipementier urbain, de rajouter 80 panneaux publicitaires dans Marseille, au dos de chaque station de nos beaux vélib'.

Le tout avec une petite prime pour Decaux de 49 millions d'euros d'argent public, étalés sur quinze ans. Améliorer l'environnement urbain des Marseillais, ça coûte vraiment un bras.

 

Raoul Duke, docteur en pollution visuelle 

 

01/12/2007

Ca sent le sapin

Dialogue enregistré jeudi entre Hutch et Benjamin, du service culture de 20 Minutes, à Paris :

-Salut ! J'ai eu ton mail. Tu veux un 800 signes sur les forces et faiblesses de Marseille pour être capitale européenne de la culture ?

-Ouais on fait une page comparative des villes candidates en France. Tu vois, avec un papier forces et faiblesses pour chaque.

-Et c'est grave s'il y a beaucoup plus de faiblesses que de forces ?

-Quoi si c'est si grave que ça ? C'est quoi le principal argument pour Marseille ?

-Bin on est super tournés vers la Méditerranée. Et puis comme le dit notre maire : "L'Europe ne récompense pas la ville qui est déjà la mieux équipée, mais celle qui a la plus forte dynamique culturelle".

-Boah fais comme tu veux. Tu sais j'ai eu des mecs au ministère de la Culture. Pour eux Marseille part vraiment pas favorite.

-Attends, on a la Méditerranée !!... Bon je t'envoie ça vite. Allez ciao

-Salut. 

Au final j'ai pêché par pessimisme : entre les collaborations OM-Merlan, le foisonnement de petites structures de théâtre ou d'arts de la rue, la volonté de Latarjet de redynamiser la vie nocturne à Marseille, j'ai dû me faire violence pour ne pas occulter les faiblesses de Marseille. Journaliste de peu de foi !

 

Raoul Duke, docteur en impartialité 

Ne dites pas à ma mère que je suis socialiste, elle croit que je suis candidat à la mairie de Marseille

Ô toi, électeur, jette un oeil attentif aux premiers documents de campagne de Jean-Noël Guérini. Il y a quelque chose que tu n'y verras pas : des références aux partis politiques.

Guérini l'avait dit dès l'annonce de sa candidature : il veut s'appuyer sur "tous ceux qui veulent changer Marseille", sans prendre en compte "les appartenances aux partis". Il est donc assez logique que lui non plus ne mette pas en avant son étiquette politique.

Mais il y a aussi une dimension mathématique à l'affaire : Guérini ne peut gagner que s'il arrive à rassembler toute la gauche ET à grappiller la quasi-totalité de l'électorat MoDem. Le supporter de Bayrou étant encore un objet politique non-identifié, qui sait si l'affichage d'un sigle "PS" voire "PC" ne le ferait pas s'enfuir à toutes jambes ?

Dans le logo de campagne de Jean-Nono, le "M" de Marseille est en orange, couleur du MoDem, au milieu d'un cercle rouge. Un lapsus, sans doute.

 

Raoul Duke, docteur en signalétique 

25/11/2007

Sad but true

C'est Laurent, venu me remplacer pendant deux jours, qui m'a fait la remarque :

-Félicitations, dis donc.

-Hein ?

-Le bureau !

-Ah ! Oui...

Effectivement depuis bientôt trois semaines, les piles sur mon bureau n'ont PAS augmenté. Tout n'est pas encore totalement rangé mais c'est quand même aux deux tiers vides, et je range les nouveaux papiers au fur et à mesure.

Il faut définitivement me rendre au jugement de Starsky : ce n'est pas une incapacité mentale au rangement. C'est bien une question de flemme. Truuuuuuth huuuuuurts.

 

Raoul Duke, apprenti Bene Gesserit 

Les chiffres ne mentent pas

Le sondage commandé par l'UMP contient également des enseignements pour le MoDem, qui balance encore entre deux candidats pour Marseille : l'ex-UDF et adjoint au maire Jacques Rocca-Serra, ou le député européen ex-Verts et opposant au maire Jean-Luc Bennahmias.

D'après le sondage TNS Sofres, 69% des Marseillais ont entendu parler de Rocca-Serra, contre seulement 34% pour Bennahmias.  Dans le même temps, 41% des sondés ont une "bonne opinion" de Rocca-Serra, 42% sont sans opinion ; 17% ont une bonne opinion de Bennahmias, 73% sont sans opinion.

Moralité : la candidature de Bennahmias est forcément compromise ? Voire. Car on peut interpréter ces chiffres dans l'autre sens* : il peut être plus facile de faire campagne avec un candidat inconnu, et de lui forger une belle image, que de faire campagne avec un candidat plus connu mais qui a déjà des ennemis.

Tout est donc possible pour Bayrou. Le Béarnais devrait être à Marseille demain pour décortiquer un autre sondage, réalisé par le MoDem, pour voir qui est le meilleur candidat pour Marseille. Chiffres chiffres chiffres...

 

*Sans même parler du signal qu'envoie Bayrou vers la droite s'il choisit Rocca-Serra, vers la gauche s'il choisit Bennahmias. 

L'électeur est contradiction, l'électeur est schizophrénie

Au-delà de l'amusante bataille de sondages que se livrent PS et UMP, il y a quelques chiffres assez étonnants à sortir de ces enquêtes-réalisées-auprès-d'un-échantillon-représentatif-de-700-personnes

-inscrites-sur-les-listes-électorales,selon-la-méthode-des-quotas.

Mandaté par le PS, l'institut BVA a interrogé ces sondés sur la crédibilité des candidats selon plusieurs thèmes. En gardant bien à l'esprit que dans un sondage, plus l'écart est important, plus la marge d'erreur est faible, ça donne :

Crédibilité sur le logement : JNG 55%, JCG 25%, NSP 20%

Crédibilité sur la propreté : JNG 47%, JCG 30%, NSP 23%

Crédibilité sur  l'emploi : JNG 45%, JCG 33%, NSP 22%

Sur trois thèmes cruciaux pour Marseille, Guérini est en tête. Mais ces sondages sont-ils fiables ? Remarquons que l'enquête BVA donne Guérini "plus crédible" que Gaudin en matière d'écoles primaires, alors que le conseil général n'a strictement aucune compétence dans ce domaine. 

Remarquons aussi que Gaudin est jugé "plus crédible" (10 points de plus que Guérini) en matière de transports en commun, mais "moins crédible (14 points de moins) en matière de circulation. Alors que les deux thèmes sont tout de même étroitement liés. Le sondé, acteur politique facétieux.

 

Raoul Duke, quizz master 

Effet d'annonce, mode d'emploi

Jean-Noël est déjà en campagne, Jean-Claude attend. Tout deux se sont cependant déjà lancés dans un festival d'annonces... disons "très ambitieuses".

Jean-Noël veut entre autres : 

-les JO à Marseille en 2020

-le métro jusqu'à Septèmes les Vallons

Jean-Claude veut notamment :

-une nouvelle digue dans le port pour accueillir les croiséristes directement en centre-ville

-un palais des congrès et des expos sur les quais d'Arenc

Que nos politiques aient des rêves et des projets, qui s'en plaindra ? Cependant, à ce stade de la campagne municipale, alors qu'aucun des principaux challengers n'a de programme et encore moins de plan pour le financier, tout cela relève d'un cas d'école de l'effet d'annonce.

Au hasard :

-le métro jusqu'à Septèmes, c'est au minimum plus d'un milliard d'euros de travaux, soit le budget annuel de la ville de Marseille.

-la nouvelle digue, c'est 300 à 500 millions d'euros, soit le prix du nouveau tramway, dont le financement a été particulièrement aisé pour nos collectivités locales.  

Dans cette situation, l'effet d'annonce est un piège particulièrement subtil pour la presse. Le journal ne relève pas l'annonce ? C'est ne pas rendre compte d'un grand engagement du candidat. Il en rend compte, sans commentaire : il est taxé de naïveté, voire de manipulation de son lecteur. Il met l'annonce en perspective, en évoque toutes les difficultés financières et technique ? Il est pessimiste, et devrait attendre d'avoir le plan de financement du programme avant de juger. Quoiqu'il fasse, c'est imparfait, ce qui est un bon résumé du métier de journaliste...

 

Raoul Duke, spin doctor  

18/11/2007

N°10 : y a bon Canada Dry !

Ca a la gueule du foot, ça sent comme le foot, on dirait du foot, mais c'est pas du foot. C'est de l'art. Avec N°10, joué samedi au Vélodrome, le théâtre du Merlan a fait une fracassante reprise dans le paysage culturel marseillais.

Imaginez la tribune Jean Bouin remplie de quelques centaines de spectateurs qui encouragent un mec, tout seul sur le terrain, qui rejoue sans ballon les gestes de Platini lors de la demi-finale mythique France-RFA de 82*. 

Des cultureux, des familles nombreuses, des gamins des cités voisines, qui tous se marrent à "jouer" un public de foot : quand l'artiste s'énerve après avoir reçu un avertissement de l'arbitre -tout aussi invisble que ses coéquipiers-, la tribune gronde "Maaais, y a rien ! Aux chiottes, l'arbitre !". Sur un corner, Platini manque une reprise de la tête. Un fan dépité lance : "Putain mais t'es tout seul, là ! "

Surplombant la foule, le journaliste Didier Roustan fait le commentaire en direct et joue le décalage : "Aaah il fait une chaleur torride ici à Séville. Mais l'ambiance dans le public est un peu froide..." Démenti quelques minutes plus tard, alors que Jean Bouin se lance dans une ola pour lutter contre le Mistral glacé.

A la mi-temps, tout le monde va pisser et/ou s'acheter un demi, comme dans un vrai matche. Sauf que c'est une performance artistique. Et qu'elle a réussi à faire participer le public, un public hétéroclite en plus. Si Marseille, capitale européenne de la culture, c'est ça tous les jours, je signe des deux mains.

 

Raoul Duke, apprenti tifosi 

  

*Autre mérite de cette performance : elle a aussi permis à des incultes comme votre serviteur de voir à quel point même des footballeurs de grand talent comme Platini passent le plus clair de leur temps à courir à vide et à faire des appels de balle. Le foot, art de jouer aussi SANS le ballon.

17/11/2007

Jean-Marc, ça le gratte dans le dos

Le ralliement à Guérini des élus municipaux communistes est aussi un superbe bras d'honneur à la fédération du PC 13, qui voulait avant tout parler avec le PS de programme et d'union de parti à parti avant de faire quoi que ce soit.

Dès l'annonce du ralliement, jeudi midi, toutes les rédactions tentent donc de joindre Jean-Marc Coppola, secrétaire départemental du PC. Las ! Jean-Marc  est en déplacement, à Cuba (sic). Qu'à cela ne tienne : on tente d'avoir son adjoint pour avoir le point de vue de la fédé. On laisse des messages, on attend une réponse...

Jusqu'à l'arrivé de ce fax, à 16h44 : 

"Information aux journalistes

Actuellement en mission de coopération à l'étranger, Jean-Marc Coppola s'exprimera à son retour sur la crise de la gauche marseillaise."

 

Parler de "crise du parti communiste" ou de "coup de couteau dans le dos de ces traîtres de conseillers municipaux" eut été plus exact... 

Camarade, ta décision est logique

On le sentait venir* depuis pas mal de temps, mais depuis jeudi c'est officiel : les élus communistes du conseil municipal de Marseille se rallient à Jean-Noël Guérini dès le premier tour. Qu'est-ce qui justifie cet acte politique majeur ? Des raisons avouables et inavouables, toutes très valables.

Officiellement, le groupe "communistes et partenaires" (parce qu'il y a pas mal d'ex-communistes dedans, notamment Annick Boët, ex-president du groupe et soutien de Bové aux présidentielles) se rallie au panache socialiste pour permettre "le plus large rassemblement à gauche" pour battre l'UMP.

Quand on voit les résultats des dernières élections à Marseille,  le rassemblement à gauche s'impose en effet : au premier tour de la présidentielle, les candidats de gauche additionés font 37% tout mouillés. Vu que le mode de scrutin à Marseille impose en plus de se battre sur huit circonscriptions à la fois, l'union semble indispensable.

Dans le même temps, l'union permet au PC d'éviter une très certaine déculottée** : à la présidentielle, Marie-George Buffet n'a recueilli que 2,6% des voix à Marseille. Le parti a fait un peu mieux aux législatives, tournant entre 4% et 6%***. Pas assez pour être sûr d'être remboursé de ses dépenses de campagne s'il décidait de se lancer seul. Enfin, il n'est jamais mauvais de faire plaisir au PS, sans le soutien duquel le PC ne peut plus gagner une élection (municipale, législative, sénatoriale) dans les Bouches-du-Rhône.

Au final, voici une décision de ralliement très rationnelle, certes dure à avaler pour l'honneur des communistes mais qui est dans l'intérêt de la gauche et du parti.

Dans le même temps, les Verts décident courageusement**** de se compter en partant seuls à la bataille au premier tour. Aller dans le mur en sachant pertinemment qu'on y va, ça a de la gueule.

 

Raoul Duke, master en science politique 

 

*Dès le lancement de l'annonce de la candidature de Guérini : ce jour-là, sur le plateau de France 3, à côté des socialistes marseillais, il y avait déjà Frédéric Dutoit, maire PC du 15-16. L'élu avait immédiatement intégré l'équipe de campagne du candidat socialiste. A la différence de Marianne Moukomel, des Verts, présente elle aussi à France  3, mais qui n'a pas franchi le pas.

 

**Comme celle qui s'annonce très certainement pour les Verts s'ils se présentent seuls au premier tour : cf leur 3,3% de voix aux dernières législatives.

 

***Dutoit mais à part, qui a atteint 19%, battu sur le fil par... un socialiste.

 

**** Par 23 voix contre 11 en assemblée générale des militants marseillais. 

12/11/2007

Que d'eau, peu d'eau

L'opposition relance ce matin en conseil municipal le débat sur le prix de l'eau, après l'article de l'UFC-Que Choisir qui accuse la Société des Eaux de Marseille de se faire une marge de 56%.

Les élus UMP-UDF se récrient, disent que la SEM a de lourds investissements à réaliser, beaucoup d'installations à entretenir etc. Tout ça est bel et bon mais concerne uniquement le prix de l'eau, et pas la marge que la SEM se fait dessus.

Au bout d'un quart d'heure sur ce thème, le maire clôt la discussion d'un "On tâchera de vous donner des explications sur la marge." Si même le maire reconnaît que jusque-là, il n'y en a pas eu...

Quarantaine

Ce matin, au conseil municipal, Jean-Claude Gaudin s'en prend, sans citer le nom, à la CGT qui "avec seulement quelques individus, bloque pendant deux semaines le port de Marseille".

Réplique de Robert Bret (PC) : "Et quand c'est un conseiller municipal* qui bloque le port pétrolier ?"

Pas de réponse de Jean-Claude, qui feint de ne pas avoir entendu.

 

 

*Mourad Kahoul, élu UMP et patron du comité des pêcheurs de Paca 

Oh les bonnes tables !

Pour ne pas faire de publicité à quelque marque que ce soit, certains passages de la conversation suivante ont été beepés.

Discussion entre Starsky et Hutch, enregistrée jeudi 8 novembre vers 12h35 à la rédaction de 20 Minutes Marseille, alors que Hutch est sur le départ : 

-J'y vais, je vais au déjeuner presse du conseil municipal

-Bon appétit, tu vas encore de gaver de plats traiteurs. C'est qui qu'ils ont pris à la mairie, comme traiteur ?

-La -beep*-. Je suis assez surpris d'ailleurs, c'est bon mais sans plus tu vois, pas super original. Tandis que la SNCM ils t'emmènent aux -keek- et là c'est autre chose ! 

-Bin ouais forcément, c'est un restaurant gastronomique !! La mairie, tu voudrais qu'ils t'emmènent au -toot- ?

-Bin ils pourraient, c'est juste à côté de chez eux et en plus ils ont un partenariat avec. Enfin de toute façon c'est pas plus mal. Au -toot- la cuisine est pas terrible.

-Oui j'avais entendu dire ça.

-Mais ils ont une super carte de vins !

-T'es vraiment qu'un journaliste mondain, t'as écumé tous les restaux de Marseille en déjeuner de presse !

-Oah non eh ! Bon allez je file.

 

 

*Chaque beep correspondant à un restaurant différent.

09/11/2007

Art invisible

Cri du coeur de Robert Assante, adjoint (UMP) à l'eau et l'assainissement : "Tous les bassins de rétention qu'on construit pour éviter les inondations, ça coûte une fortune* mais dans la population personne n'en verra le résultat, puisqu'il n'y aura plus d'inondation. Tandis qu'une nouvelle crèche ou un lampadaire, ça se voit." Tout cela est triste et vrai mais consolons tout de même Robert : dans sa délégation, il y a aussi l'incinérateur de déchets et ça, pour de bon, ça se verra.

 

 

*33 millions d'euros pour le seul bassin -à venir- sous le cours Puget.

Bout du tunnel

Je crois que Starsky a trouvé ZE argument pour me faire ranger mon bureau : "Tu sais, m'a-t-elle dit, dans ta pile de merdes, il y a des dossiers et des documents qui peuvent m'être utiles un jour, et ce jour-là je ne pourrais pas les retrouver. Il n'y pas que toi que tu handicapes avec ton bordel."

Touché par le remords et la justesse du propos, je me suis lancé dans un déblayage-tri intensif. En trois jours, j'ai nettoyé trois de mes quatre piles. Reste la plus dure : celle à droite de l'ordi, mélange infâme de communiqués, dossiers et coupures de presse. 

D'autant qu'en rangeant mes piles dans la documentation (tout n'est pas à jeter, tout de même), je commence à faire déborder certains cartons, d'où reclassement à faire derrière... Un vrai système de vases communiquants.

 

Raoul Duke, apprenti logisticien

07/11/2007

Ami casse-pieds, je t'aime

Il y en a un ou deux par semaine. Des gens qui appellent pour exiger "l'insertion d'un article" sur leur association de collectionneurs de poupées. Qui appellent pour demander si on peut les aider parce que les caves de leur HLM sont inondées (vécu, la semaine dernière). Et j'en passe...
 
Au premier abord, tous sont des casse-pieds. Mais quelque part quand on les a au téléphone, ils nous font nous rendre compte qu'ils considèrent le journal un peu comme un service public, quelque chose qui leur est utile et qui leur appartient. Et ça, d'une certaine manière, c'est une pensée très réconfortante.

Plein d'attention

Cet après-midi, j'appelle l'hôpital pour connaître l'état de santé du jeune sans-papiers qui s'est défenestré pour tenter d'échapper à des policiers qui venaient d'entrer dans le foyer où il habite.

Je tombe sur une infirmière qui, secret médical oblige, me confirme juste qu'il a effectivement été hospitalisé, et qu'il est toujours au bloc. "D'ailleurs on a eu un coup de fil de la police, m'explique-t-elle. Ils nous ont dit qu'ils ne le placeraient pas en garde à vue quand il sera sorti du bloc."

Qui a dit que la police n'avait pas de coeur ?

 
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