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07/11/2007

Rions un peu avec MPM

Argument imparable de la communauté urbaine Marseille-Provence Métropole, sur le site web du Vélo, pour inciter les Marseillais à monter en selle : 

"En voiture, l’air respiré se trouve à hauteur des pots d’échappement : il est donc très pollué. A vélo, en étant placé bien au-dessus des pots d’échappement, vous respirez un air plus sain et vous restez moins longtemps dans les zones les plus embouteillées qui sont aussi les plus polluées. "le vélo", c’est donc le moyen idéal pour se maintenir en forme !"

C'est vrai, quoi : il n'y a qu'à tenter la montée de la rue Breteuil aux heures de pointe pour se sentir tout regaillardi, les poumons bien dégagés.

 

Raoul Duke, docteur en petite reine  

Crash test

Manque de pot, ma carte d'abonnement au Vélo ne marche pas. La hotline Jean-Claude Decaux tombe des nues : "C'est la première fois que ça nous arrive !". Raoul Duke, toujours ce soucis d'inscrire des records...

N'y tenant plus, l'écume aux lèvres, je loue un vélo avec ma carte bleue. Première sensation : on est plutôt bien assis, et l'engin donne une sensation de sécurité et de solidité. Bornes de dépose simples à manoeuvrer, bon éclairage, système pour protéger bas de pantalons et long manteaux (ou robes et jupes pour vous mesdames). Tout confort.

Inconvénients : cette bécane pèse trois tonnes, il n'y a que trois vitesses dont une "mollets d'acier" et deux "je pédale dans le vide". Le tout combiné à des freins plutôt mous et à un changement de vitesse qui se manoeuvre en sens inverse d'un dérailleur classique : il va falloir du temps pour s'habituer. C'est pas demain que je vais laisser tomber mon Décathlon 21 vitesses, amortisseurs et freins de compète. En plus, il est dispo 24h/24, lui.

 

Raoul Duke, docteur en petite reine 

Roulez, jeunesse

Le Ravi, facétieux, souligne que les vélos à louer marseillais sont inaccessibles de 24h à 6h du matin, heures où ils seraient pourtant fort utiles aux fêtards noctambules, et où il n'y a généralement pas un bus et peu de bagnoles dans les rues.

Malgré ces handicaps, les abonnements semblent fonctionner à plein : trois semaines après avoir renvoyé le formulaire, je viens de recevoir ma carte, et je suis le 2000e  et quelque abonné. Marseille, déclarée apte au vélo.

 

Raoul Duke, docteur en dérailleur 

05/11/2007

Ni haine, ni violence

Intervention d'un prof, militant syndical, ce matin lors de l'assemblée générale des personnels, à la fac Saint-Charles, suite à l'accrochage entre étudiants et direction à la fac de lettres : "Les actes de violence ne sont jamais justifiables, qu'ils soient dirigés contre des enseignants, des personnels techniques ou administratifs ou même des étudiants." Tout est dans le "même"...

Blog + journaliste = ?

La blogosphère perd une grande plume. Collègue du service France de 20 Minutes, excellentissime journaliste et grand pote devant l'éternel, David Carzon arrête son blog, et il s'en explique sur le site Blogonautes.
 
Je suis assez d'accord avec lui sur la difficulté à tenir le rythme, et assez admiratif de la capacité de Mr Dave à oser aussi la fiction. Mais je reste persuadé qu'on peut parler de journalisme sur un blog. Ne serait-ce qu'après la lecture du blog de Paul Moreira, grand reporter à Capa. David s'en va, Moreira continue. Big up à tous les deux.
 
 
Raoul Duke, docteur en journalisme 

28/10/2007

On n'est jamais si bien sabré que par soi-même

L'article de Libération sur l'arrestation d'un sans-papiers, mercredi, dans les bureaux de la préfecture, permet de toucher du doigt une notion essentielle au journalisme, mais tellement difficile à décrire : la notion d'angle.

Dans son article, Michel Henry choisit de s'intéresser au dilemne auquel sont confrontés tous les sans-papiers : aller ou ne pas aller en préfecture pour faire avancer leur dossier, au risque de se faire arrêter.  Pour traiter cet angle, Michel Henry met de côté les autres faits survenus suite à cette arrestation : la compagne du sans-papier et trois militants RESF emmenés au poste, une manif RESF qui bloque les accès au centre de rétention avec au final l'intervention des CRS qui dégagent -en les portant à la main !- les militants jusqu'au boulevard Casanova.

Un angle c'est ça : un axe pour aborder le sujet, qui amène à mettre en avant certaines infos et à ne pas en traiter d'autres.

Le même jour, votre serviteur rédige lui aussi un papier sur cette arrestation. Las ! Par fatigue, manque de temps, lassitude, you name it, je m'en tiens à un simple compte-rendu des faits, avec une légère mise en perspective ("regain de tension trois jours après le procès de Florimond Guimard").

Promis, je ferais mieux la prochaine fois.

 

Raoul Duke, master en auto-critique 

27/10/2007

Full frontal

Dimanche dernier, au petit déjeuner, je vais à la conférence de presse de Marine Le Pen, pour la fin de sa tournée des militants de Paca.

Je me dis "Certes je suis un petit enragé de bobo gauchiste, mais je suis avant tout journaliste. Et puis voilà une occasion de vivre le choc érotique que décrit Philippe Katerine dans son tube 20-40-2005*" : 

Pas de bol : de toute la conférence de presse, je ne me suis jamais trouvé dans le dos de la vice-présidente du FN. Et de face, en ce qui me concerne : aucun choc érotique.

 

Raoul Duke,  docteur en fantasmagorie

 

* "Ouais tu sais c'était samedi là à côté de la maison de la radio. Je marchais dans la rue et pis y a une fille juste devant moi avec ses grands cheveux blonds tu vois ?

"J'ai commencé à la suivre parce -que ..ch'ais pas j'avais envie de baiser pis tout d'un coup elle s'est retournée et là qu'est-ce que je vois ?

"Putain Marine Le pen nan nan Marine Le Pen nan mais, tu le crois pas tu le crois pas ? Putain Marine Le Pen nan nan mais Marine Le Pen nan mais, tu le crois pas, tu le crois ça ?"

Copyright Phillipe Katerine 

26/10/2007

Gendarmes couchés

J'avais cherché cette citation dans mes notes, et comme je ne l'ai pas retrouvé je me suis demandé si je l'avais rêvée : Renaud Muselier expliquant sans rire que les utilisateurs du Vélo devraient rouler sur la rue "parce que ça forcera les voitures à ralentir et ça contribuera à réduire la circulation auto en ville". Et puis cette semaine Marseille l'Hebdo publie la lettre d'une lectrice qui relate des propos similaires tenus par Maurice Talazac, adjoint au maire à la voirie.... Après tout, c'est vrai qu'un cycliste, c'est plus pratique qu'un casse-vitesse : pas besoin de faire des travaux pour le mettre sur la rue et puis, quand tu roules dessus, ça abîme moins tes amortisseurs.

 

Raoul Duke, docteur en petite reine 

Jour. éch. scorp. cont. mit. si pas s. s'abst.

Serait-ce lui qui nous a débarassé de nos mites ? Ou est-ce une tentative désespérée d'un confrère pour liquider la concurrence ? Hier, quelques minutes avant de fermer le journal, la rédaction a découvert sous un bloc tiroir un petit scorpion vivant, gris et noir, long comme deux phalanges. Prestement écrasée, la bestiole a été évacuée par les toilettes. Si c'est le début d'une invasion, je préfère qu'on nous rende nos mites.
 
Raoul Duke, master en Planetary 

Les patrons, dans la rue

Moment rare hier, sur la scène de l'Opéra : à la fin de son discours, à la tribune, Jacques Pfister, président de l'association Marseille, capitale européenne de la culture 2013 et accessoirement président de la chambre de commerce, se met à chanter  "Mo-ti-vé ! Mo-ti-vé ! Il faut se motiver" devant plus de 500 personnes.

Truuuuuth, huuuurts

Proposition sympa de Bernard Latarjet, directeur général de l'association Marseille Capitale Européenne de la culture 2013 :

"Nous allons proposer à des journaux de détacher des journalistes pour travailler sur des thématiques de la Méditerranée, des enquêtes au long cours, sur plusieurs mois. Bien sûr nous prendrons en charge une grande partie des frais. Nous savons bien que les entreprises n'ont généralement plus les moyens de financer ce genre de choses."

Euh merci Bernard. Tu as raison, mais ça fait mal quand même de se l'entendre dire. 

Saison deux

Starsky et Hutch strike back ! La folle actualité de ces derniers jours (et des jours à venir) nous a trop titillé, voilà donc un retour de stylo qu'on espère aussi fréquent qu'il est humainement possible. Avec, en passant, un grand merci à tous ceux qui nous ont encouragé à nous y remettre !

 

Raoul Duke, docteur en journalisme 

06/07/2007

Panne de stylo

Ce n'est sûrement pas une surprise après ces presque deux mois de silence, mais autant officialiser : le blog de 20 Minutes Marseille est mis en sommeil.
 
Les législatives, la réorganisation du journal, le concert du big band Albert London (exclusivement composé de journalistes de 20 Minutes Marseille)... Tout ça nous a détournés du web.
 
Si à la rentrée, on trouve la ressource de relancer ce blog, il y aura une annonce officielle dans la version papier de 20 Minutes.
 
D'ici là, merci à tous nos lecteurs et un tout bon été !
 
 
Raoul Duke, docteur en burn out

18/05/2007

Encyclopédiste

Passionnante interview du philosophe Michel Serres dans Télérama, journal des bobos gauchistes :

"Longtemps, j'ai été frappé par le caractère répétitif des informations : catastrophes naturelles, renversements de régimes politiques, conflits armés, meutrtres etc. Rien de neuf, en apparence, depuis la guerre de Troie. Pourtant les changements arrivent toujours, à leur pas lent de colombe comme disait le vieux père Nietzsche. Mais personne ne les voit venir ! [...]

Aucune institution, aucun politique ne tient compte de l'immense savoir que nous avons acquis. Au point que je reformulerais votre question, en demandant : savez-vous qui sont aujourd'hui les décideurs ? Sans doute ne sont-ils pas ceux que l'on croit, sans doute ne sont-ils pas ce que la société du spectacle donne à voir, à grande lumière et bruit étourdissant." 

Journaliste, plutôt que de suivre Sarkozy et son nouveau gouvernement, intéresse-toi plutôt aux petites mains de Wikipedia !

Travailleur-travailleuse

Communiqué de presse de Roland Blum, député-maire (UMP) du 11-12, en juin dernier, à propos du projet de fermeture de l'usine Nestlé de Saint-Mené :

"Il n'est pas acceptable qu'une société qui fait des bénéfices supprime ou même délocalise 68 emplois à Marseille. Cet excès de libéralisme néglige une fois de plus la dimension humaine."

C'est comment déjà, le nom de ce parti qui ne veut pas entendre parler d'interdiction de licencier pour les entreprises qui font du bénéf ? 

Full frontal

Décryptage de Jean-Claude Casanova, directeur de la revue Commentaire, interviewé par Le Monde

"Nicolas Sarkozy cherche la communication directe et même la communication de confrontation. Ce qui lui donne d'ailleurs une assez grande marge de manoeuvre : partant de positions très tranchées, il se ménage toujours la possiblité d'évoluer en donnant le sentiment d'avoir écouté." 

Chance ? On a pas encore croisé d'hommes ou de femmes politiques provençaux qui pratiqueraient ce genre de communication. Ce n'est sûrement que temporaire...

17/05/2007

Nous avons encore du courrier...

... notamment le n°11 de Dubitando, "petite revue d'histoire révisionniste". Bleeeeearg

Encore un effort !

Apparemment très surpris qu'on ne lui ait pas répondu, le groupe Precepta nous renvoie une proposition d'achat de sa splendide étude de marché qui casse la presse gratuite. Bis repetita...

Ca mange pas de pain

Idée fulgurante de Guy Teissier, député-maire (UMP) de la 6e circonscription, en campagne pour sa réélection :

"Je défendrai l'exonération d'impôt sur le revenu pour les étudiants qui travaillent pour financer leurs études".

Merci de rapidement présenter à Guytou un étudiant suffisamment riche pour être imposable, mais suffisamment peu pour avoir besoin de travailler pour financer ses études. 

12/05/2007

Un bel ouvrage

Si vous ne devez lire qu'un seul article avant la finale de la Coupe de France, foncez sur la présentation du match écrite par Michel Henry, dieu vivant du journalisme et accessoirement correspondant de Libé à Marseille. Ou mieux : achetez l'édition papier. Vous y verrez le superbe reportage photo sur l'OM par Eric Franceschi, dieu vivant du photojournalisme et accessoirement correspondant de Libé à Marseille.

En plus, les compères ont commis la veille un superbe portrait de Nasri. Comme le martèle Sandrine à longueur de saison, y a pas de mystère : de tous les Olympiens, Nasri est celui qui progresse le plus régulièrement, qui est le plus constant. C'est aussi celui qui rentre manger tous les midis chez ses parents. Et dont le père a refusé qu'il parte jouer à l'étranger avant qu'il atteigne sa majorité.

 

Raoul Duke, master en PES5 

Je crois qu'il essaie de communiquer

La génération montante a déjà tout (?) compris des relations presse... Coup de téléphone reçu jeudi par Sandrine :

"Bonjour je suis étudiant à l'école de comerce Euromed. Euromed est partenaire de Schibsted, qui est actionnaire à 25% de 20 Minutes, et on voulait annoncer une exposition qu'on organise, des voitures de collection..."

Equitable café

Cri du coeur d'un candidat FN aux législatives : "20 Minutes c'est correct. Vous parlez du FN. En bien ou en mal, mais vous en parlez."

Je ne sais qu'en penser. 

10/05/2007

Cold sweat down my spine

Procès hier après-midi des douze mecs poursuivis après la manif anti-Sarko de dimanche soir, sur le Vieux-Port.

Une centaine de personnes sont venues manifester leur soutien devant le tribunal. A l'intérieur, la salle est pleine à craquer. 

Les policiers qui se sont dits victimes des prévenus (qui les auraient frappés à coups de pieds et des jets de bouteilles ou de pierre) sont absents. La présidente tacle le procureur : "Sans les victimes, je ne vois pas comment on peut faire ce procès !"

Il faut donc renvoyer l'audience à une date ultérieure. Le tribunal n'est pas disponible avant le 25 mai. Presque un mois. Les prévenus présentent toutes les garanties pour revenir se présenter devant la justice : ils ont un emploi, des enfants à charge pour beaucoup, des casiers vierges ou de toutes petites condamnations... Et pourtant, le procureur demande systématiquement leur maintien en détention provisoire !

Il déroule ses arguments. Sur les bancs de la presse, nous sommes cinq journalistes. Et on se regarde tous, effarés. 

Car pour le procureur "Nous ne sommes pas devant un mouvement social, une manifestation classique. C'est une manifestation contre la démocratie, contre une moitié de la population qui a choisi un élu avec une forte participation. Alors que le nouveau gouvernement n'a encore pris aucune mesure, aucune décision, on manifeste contre la  République, contre le suffrage universel. [...] Le trouble à l'ordre public est majeur et n'a pas été épuisé par la garde à vue*. Monsieur L [un des prévenus] n'est pas un militant associatif. On ne va pas dans une manifestation quand on n'en connaît pas les tenants et les aboutissants."

Fort heureusement, les avocats de la défense haussent le ton. Me Jacquemain, surtout, dont la voix tonne dans toute la salle, malgré l'accoustique merdique : "En démocratie, on a pas le droit de s'en prendre aux forces de l'ordre. On a le droit de participer aux élections, mais on a aussi de se réunir, de manifester, que ce soit la joie place de la Concorde ou de la tristesse à Marseille !"

En fin de soirée, le tribunal renvoie l'audience au 17 octobre et libère tout le monde en attendant. Et sur les bancs de la presse, on pousse un ouf de soulagement.

Il y a trois semaines, la justice avait repoussé le procès du militant RESF Florimond Guimard. Après avoir fixé elle-même l'audience au 20 avril, elle avait finalement estimé que la date "était trop proche des présidentielles" et que ça pouvait prendre "une tournure politique".

La justice ne fait de politique. La justice est impartiale. La justice n'est jamais tout à fait la même ni tout à fait une autre.

 

Raoul Duke, master en droit 

 

*Qui a tout de même duré 48h, plus une nuit aux Baumettes avant le procès, pour des délits somme toute minimes. Les "blessures" infligées aux policiers étant toutes inférieures à huit jours d'ITT.

08/05/2007

Dans les vestiaires de l'équipe adverse

Je le voulais, j'y ai eu droit : suivre la soirée électorale de dimanche à la permanence de l'UMP. Arrivé sur place vers 19h30, la salle de la rue Sainte-Cécile est déjà pleine. Excellente occasion de réviser tous mes préjugés de petit gauchiste Science Po mal dégrossi.

Car surprise (?) : dans l'assistance, il y beaucoup de jeunes, plutôt fashion, de très jolies filles (un peu BCBG, mais pas plus que nombre de jeunes socialistes), quelques quadra-quinquas artisans, ouvriers, les inévitables mamies friquées du 8e... Toutes les classes sociales ou presque (j'ai pas croisé de chômeurs ou d'intermittents).

Renaud Muselier, secrétaire départemental, assailli par les caméras : "En rassemblant 53% des voix avec une participation de plus de 80%, Nicolas Sarkozy a un mandat clair pour réussir la réforme." Et c'est vrai.

Je sors pour filer à la préfecture récupérer les premières estimations. Un peu plus bas dans la rue Sainte-Cécile, au théâtre Divadlo, quelques électeurs de gauche tentent de s'arracher des sourires en proposant d'aller "à la soirée merguez" de l'UMP. Je repense à ce militant croisé à la sortie, mort de rire au téléphone : « Aah maintenant ils vont bouger les Rmistes, on va les faire travailler, ces bâtards ! ».

Je grimpe dans ma voiture, que j'ai laissée en vrac à cheval sur un trottoir. Direction la préfecture, gardée par dix cars de police...

Franck est amour, Franck est pardon

Franck Ribéry a accordé cette semaine un entretien à France Football, journal dont il disait pis que pendre il y a un an après que celui-ci a publié une fausse interview de lui.

Remarquons au passage qu'en dehors d'avoir présenté des excuses, France Foot n'a jamais expliqué le fond de l'affaire : on ne sait pas si l'interview a été complètement pipotée, si elle émanait d'un proche de Francky (son agent ?), ni si elle a fait l'objet de la moindre relecture avant publication plein pot à la une. Les voies du journalisme sont impénétrables...

 

Raoul Duke, docteur en confession 

07/05/2007

Balisé

Reportage hier au tournoi "Tu footes, tu votes" dans les quartiers Nord, où le collectif Bouge ta France emmenait les footeux et leurs proches en navette, jusqu'aux bureaux de vote.

Sur place, tout le monde ou presque pense que c'est plié, que Royal va perdre, mais l'ambiance est bonne malgré tout.

Dans un joyeux chahut, on suit avec une consoeur de M6 l'équipe de la Viste jusqu'à son bureau de vote. Arrivés devant l'urne, l'ambiance se tend : le président du bureau refuse qu'on filme ou photographie les jeunes en train de voter. "Les autres personnes qui sont là, ça pourrait les gêner d'être photographiées en train de voter" lance-t-il sans rire.

On tombe des nues : jamais jusque-là on avait eu de problèmes pour travailler dans des bureaux de vote. Mais il est vrai que c'était en centre-ville... On appelle la mairie, ça remonte jusqu'au bras droit du maire. Et on apprend que le cabinet de Jean-Claude a établi une liste de bureaux où la presse a le droit de prendre des images. Dans les autres, c'est interdit, ou alors il fallait demander une autorisation avant. 

Donc, pratiquement, il fallait appeler à l'avance Bouge te France, se mettre d'accord sur l'équipe qu'on va suivre, récupérer l'adresse de leur bureau de vote et avertir la mairie. Bref, transformer un reportage d'ambiance sympa et spontanée en opération des forces spéciales.

Au bout d'une demie-heure de palabres, on obtient finalement le feu vert pour le bureau de la Viste, avec une option pour un autre bureau de la Castellane. Paule, de M6, en a marre :"Perdre autant de temps sur ce genre de conneries, ça sape toute la pêche qu'on a pour faire du reportage..." L'affaire a effectivement été une douche froide pour tout le monde, journalistes et jeunes électeurs.


Raoul Duke, docteur en media planning 

05/05/2007

Ca fait avancer la cause...

Sensation bizarre pour ce premier mai : le même jour, des militants RESF et des marins CGT arrivent à empêcher l'expulsion d'un père de famille algérien, et les derniers occupants du camp des Don Quichotte passent leur dernière journée sur place, avant d'être évacués par la police. 

Dans les deux cas, la mobilisation des associations a été forte, mais la situation des personnes concernées s'est-elle améliorée ?

Le père de famille a été ramené au centre de rétention, d'où la préfecture arrivera bien à trouver un ferry algérien sans marin CGT pour le foutre dehors.

Aucun Don Quichotte n'a encore été relogé de façon pérenne.  

Mais même si à court terme elles ne changent rien ou peu de choses, ces actions ont au moins le mérite de mettre les pouvoirs publics devant leurs contradictions.

En bon journaliste-cynique-qui-observe-sans-jamais-participer, j'admire les militants qui arrivent à lutter toujours et malgré tout. Des gars comme Florimond de RESF, ou Claude de Vie et Terre, qui dort sur place avec les Don Quchotte depuis le début (31 décembre 2006...) J'envie leur détermination.

 

Raoul Duke, armchair activist

04/05/2007

Et ils ont quand même la foi

Y a pas que les électeurs qui disent des choses contradictoires : les journalistes aussi, comme le pointe le sondage* réalisé en mars dernier pour les assises du journalisme.

Vous me direz : un sondage c'est pas fiable. Sauf qu'à ce niveau de réponse, ça dénote quand même une certaine réalité... Comme le relève Télérama, "à 92%, les confrères sont inquiets sur l'avenir de la profession.

"Les deux tiers (surtout les jeunes et les vieux), estiment que l'exercice du métier évolue plutôt négativement.

"En cause : manque d'hommes, de temps et de matériel, pression économique de rentabilité."

Fini le temps où Woodward et Bernstein pouvaient passer leur semaine à traquer les sbires de Nixon sans même être sûrs de pouvoir publier quelque chose à la fin...  

Cependant, 70% des journalistes interrogés aussi se disent  "satisfaits de leurs conditions de travail". Allez comprendre...

 

Raoul Duke, docteur en journalisme 

 

*Réalisé auprès de 400 confrères de PQR, PQN, TV et radio. 

sondage_csa.2.pdf

analyse_jm_charon.pdf

Centrifuge, centripète

Réflexion de Maryse Joissains, députée-maire (UMP) d'Aix-en-Provence, pendant l'interview législatives :
 
"Vous savez, c'est bien qu'il y ait des extrêmes en politique et que ces partis fassent des voix.... S'il n'y avait pas l'extrême gauche, les partis de gouvernement n'auraient pas autant pris en compte les questions sociales. Et s'il n'y avait pas l'extrême droite, ils n'auraient pas pas parlé de la nation et du patriotisme. Les extrêmes permettent de faire émerger des thèmes importants dans le débat politique."

29/04/2007

National-local

Incroyable : 20 Minutes Marseille essaie de travailler ses articles en avance ! ! ! Sous l’impulsion de Starsky, nous nous sommes lancés dans une série pour présenter les circonscriptions des élections législatives. Du coup on passe notre temps à courir après les politiques, presque aussi étonnés que nous qu’on s’intéresse déjà à l’après-présidentielle.

Une des questions sempiternelles dans ce genre de papier consiste à demander quels sont les grands dossiers locaux sur lesquels le candidat veut axer sa campagne. Pour la législative, la question est délicate : normalement, le député vote des lois de portée nationale. Stricto sensu, il n’est pas représentant d’un territoire en particulier, mais de la nation entière.

Evidemment c’est pas aussi tranché, et nos députés se font fort d’intervenir pour obtenir, qui plus de policiers pour la commissariat, qui une rallonge pour réhabiliter la voie de chemin de fer afin de désengorger l’autoroute.

Et à force de discuter de ça avec les candidats (UMP, PS, PC…), qu’ils soient députés, maires, conseillers généraux, on voit se dessiner un côté passionnant de la politique, des enjeux cruciaux pour notre vie de tous les jours :

-les transports en commun, lesquels choisit-on ? Des bus, plus rapides à mettre en place, mais tributaires des bouchons ? Des trains, dont les voies coûtent horriblement cher et sont très longues à construire ?

-la culture d’accord, mais quels équipements ? De l’avant-garde pour attirer des vedettes et des recettes ? Du populaire pour donner un lieu de sortie aux étudiants et aux moins riches ?

-le logement, quelle gamme construire ? Des HLM pour les plus pauvres ou des logements moyenne gamme pour inciter des locataires HLM à devenir propriétaires, libérant de facto d’autres logements ?

Et j’en passe… Au fil de ces conversations se dessinent les responsabilités et les espoirs qui reposent sur les épaules de l’élu local*. Dans ces moments-là, le métier de politique est grand à mes yeux.



Raoul Duke, électeur pas impliqué



*Selon un de ses biographes, Pierre Mendès-France disait que c’étaient ses mandats de maire qui lui avaient le plus apporté, car il voyait concrètement l’impact de se réalisations chez ses administrés. Il citait souvent l’exemple des bancs que sa municipalité avait installés devant l’église du village, et qui avaient eu un franc succès.

 
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