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20/10/2008

Burnouté

Minée par la crise économique, une actualité plus que foisonnante, les nouvelles familiales et des projets extra-20 Minutiens, l'équipe de Starsky & Hutch met son blog en sommeil pour quelques semaines, en comptant bien retrouver l'énergie pour repartir de plus belle !

 

La reprise fera of course l'objet d'une newsletter : inscrivez-vous pour être tenus au courant !

 

A très vite et un grand merci à tous ceux qui nous encouragent à continuer !

 

Raoul Duke, cobaye Wiki-crash test

13/09/2008

On aurait pu dire, oh Dieu, bien des choses en somme en variant le ton

Dès qu'un journaliste de 20 Minutes est en société (reportage, conférence de presse, réunion de famille, soirée), il sait qu'il va être confronté à cette sempiternelle conversation :

-Et vous/tu travailles dans quel journal ?

-20 Minutes !

-Ah bon ?! Ils ont des journalistes ?! Je pensais que c'était juste des dépêches AFP !

A ce stade, plusieurs options s'offrent à nous. Par exemple tenez :

Logique

-Effectivement, je ne suis pas là. Je suis transparent, je suis concept.

Classique

-Ben non tu sais tous les journaux utilisent l'AFP. Nous on fait le plus gros des articles avec nos propres infos, et pour le reste on utilise l'AFP.

Cynique

-Ah ben oui mais tu sais faut quand même bien quelqu'un pour les sélectionner et les mettre en page les dépêches, ha ha !

Belliqueux (jetant un Perrier-citron à la figure du fat)

-Monsieur, je choisis l'épée ! Sept heures trente demain sur le pré, amenez vos témoins !

Pratique

-Merde ! Grillé... Ecoute, ça peut rester entre nous ? Sinon j'ai aucune chance de conclure ce soir...

Certaine de ces options ont déjà été testées. Malheureusement, si elles ont le mérite de remettre le maladroit à sa place, elles plombent quelque peu l'ambiance.

 

Raoul Duke, master 3 Bergerac

 

12/09/2008

Au temps pour la fancy-fair

On le craignait, et Dro Kilndjan, programmateur du festival , l'a confirmé : il n'y aura pas d'auto-tamponneuses pour la dixième édition de Marsatac. "On a encore plus de chapiteaux, on n'a plus assez de place", explique Dro. Dommage : en 2006, les auto avaient eu un très vif succès pour aider les spectateurs à patienter entre deux concerts.

En revanche, Marsatac a fait un gros travail pour améliorer encore le son : "On a travaillé à la fois sur la sono et la distance entre les scènes, détaille Dro. Mais c'est difficile parce qu'on joue sous chapiteaux, ouverts en plus vers le plein air."

Tout semble fin prêt pour la dixième édition. La onzième, en revanche, ne sait toujours pas où elle va loger l'an prochain. On croise les doigts pour les plages du Prado : après tout, on y a bien mis la coupe du monde de beach soccer.

 

29/08/2008

Bis repetita placent

Dans le tumulte de notre départ en vacances, j'avais oublié de vous raconter la visite de Michèle Alliot-Marie à Marseille, le 8 juillet dernier.

L'objet de la visite en lui-même était déjà baroque : MAM venait installer une des ses "unités territoriales de quartier", des flics qui vont faire exactement la même chose que la police de proximité, enterrée par Sarkozy quand il était ministre.

A Marseille, en plus, on l'a même pas attendue pour faire de la "pol-prox" : ça fait 17 ans (oui, dix-sept*) qu'on bénéficie d'une unité de prévention urbaine, des flics qui vont en civil et sans arme faire le tour des asso, des salles de sport, des centres sociaux etc. pour faire le lien avec les habitants et, le cas échéant, faire remonter leurs doléances.

Ca n'empêche sûrement pas la délinquance, mais ça figure parmi les raisons (avec l'OM, la plage, la topographie etc.) pour lesquelles les "quartiers" n'explosent pas à Marseille. Il y a l'économie souterraine aussi, bien sûr, mais elle doit être tout aussi importante à Paris, et Paris explose quand même.

Et puis pour une fois que l'Etat envoie quelques flics supplémentaires pour faire autre chose que de la répression pure et simple, on va pas cracher dessus...

 

Raoul Duke, criminologue par correspondance

 

*Grâce soit rendue aux directeurs de la sécurité publique qui, allant parfois à l'encontre de l'air du temps politique, ont préservé cette unité. Itou pour les centres de loisirs de la police qui organisent les activités sportives sur les plages pendant l'été.

 

26/08/2008

Que de la boucheu

Cri du coeur de Bernard Latarjet, directeur de la candidature pour Marseille-Provence 2013 :

"La faiblesse de notre dossier dont je n'ai pas parlé, le handicap le plus lourd, c'est le scepticisme. Et quand je parle de scepticisme je suis poli. Ca c'est un vrai handicap. Quand on entend des députés du territoire ricaner à Paris sur notre candidature, c'est terrible. Parce que tout finit par se savoir au sein du jury, à Bruxelles."

L'accusation est lourde, mais vraie. Plusieurs responsables politiques locaux de haut niveau ("senior" comme on dit dans la presse américaine) ne se privent pas de dire "off" que Marseille a déjà perdu la course pour être capitale européenne.

Latarjet, au contraire, croit dur comme fer dans les chances phocéennes. Il est payé pour, direz-vous. Certes, mais son argumentaire est quand même très pertinent.

En gros : de par son métissage, ses tensions sociales, son ouverture vers l'Orient, son économie de l'échange, Marseille est à la pointe de tous les défis auxquels vont être confrontées les grandes villes européennes. L'argument portera-t-il ? Réponse le 16 septembre.

D'ici là, Latarjet enjoint tout le monde à l'optimisme : "Même si vous n'êtes pas convaincus qu'on peut être capitale européenne de la culture, dites quand même que vous la voulez !" Sourions encore quinze jours et Marseille est sauvée.

 

Raoul Duke, docteur en journalisme

 

22/08/2008

No sitting

Marseille fait la chasse aux bancs publics et une lectrice de Rue 89 s'en offusque fort justement ici.

 

21/07/2008

Fiat Lux

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C'était une de mes premières rencontres d'une légende vivante marseillaise. Trois mois après le lancement du journal, j'interviewais Lux B. (et Gary) pour la sortie du premier album du Oaïstar. Starsky m'avait gentiment mis la pression sur le thème : "faut pas que tu chies ce papier, on nous accuse déjà suffisamment d'être des Parisiens".

Le jour J, calé derrière un demi à la terrasse du Pointu, j'avais mal commencé ma journée, confondant Lux avec un autre quidam. Mais une fois l'authentique repéré, la matinée avait été plus que sympa. Ouverts, curieux de tout, super marrants, les deux compères ont été des mines intarissables d'anecdotes, de réflexion et de bons mots.

Depuis, je les avais entr'aperçu sur scène, les ratant hélas lors de la soirée d'ouverture de la Fiesta 2007 où ils avaient mis le feu sous la passerelle de l'A55.

Vendredi, Massilia a annoncé le décès de Lux, à 47 ans, des suites d'une longue maladie. L'olibrius rejoint Tatie Ninja, et comme elle il va manquer à cette ville. Ceux qui veulent peuvent aller déposer un message de soutien ici.

Et pour la route, on s'offre un petit revival avec Commando Fada.



30/06/2008

Empire du milieu


 
Internaute sagace, CyberPeople a eu l'excellente idée de mettre en ligne les documentaires réalisés par France 3 Méditerranée sur le grand banditisme de Marseille et de la Côte d'Azur. Avec, à la caméra et à l'enquête, les écrivains de polar Philippe Carrese et François Thomazeau. Ci-dessus le premier volume, sur Tani, alias Gaetan Zampa.
 
 

Ville d'eau sous la glace

 
 
Après Marseille, Aix en Provence a elle aussi vécu son Freeze ! A déguster sans la musique, sauf si vous trouvez qu'une performance artistique basée sur l'immobilité se marie bien avec du Muse.
 
 

20/06/2008

Un petit coup de vice

Suite à un rapport de la Cimade, on s'est un peu penché sur les conditions d'accueil des sans-papiers à la préfecture des Bouches-du-Rhône*. Notamment le problème des arrestations au guichet du bureau des étrangers.

Les p'tits gars des Bouches-du-Rhône s'étaient déjà illustrés l'an dernier en arrêtant un sans-papiers venu déposer son dossier, quelques mois à peine après un arrêt de principe de la Cour de cassation condamnant ce genre de pratique. A l'époque, j'avais abordé le sujet, mais trop superficiellement. Le rapport de la Cimade fut l'occasion de rattraper le coup.

Plus de six mois après notre premier article sur ces arrestations, où en est-on ? Eh ben à peu près pareil. Sauf que la préfecture a tout de même la classe de ne plus arrêter les sans-papiers qu'elle a convoqué pour un entretien à propos de leur dossier de régularisation. 

Les autres, en revanche, peuvent être arrêtés au guichet s'ils n'ont pas été convoqués. "C'est comme si ils étaient dans n'importe quel lieu public", explique la préf'.

Question tout de même : comment fait un sans-papier pour venir déposer son dossier de régularisation, la toute première fois ?

Il n'a pas été convoqué, donc il peut se faire arrêter. Alors les mieux informés passent par une association comme la Cimade ou RESF, pour faire à leur place la première visite en préfecture. Les autres n'y vont tout simplement pas.

Et ils restent clandestin, à la merci du moindre contrôle d'identité. Et ça se passe tous les jours, à Marseille, France. Kafka aurait pu être un bon écrivain français. 

 

Raoul Duke, sale petit bobo gauchiste

 

*Article du 13/06/2008 :

Selon un rapport,les étrangers
seraient mal accueillis à la préfecture

Files d ’attente dès 5 h du matin,
accès laborieux à l ’information,délai
d ’instruction interminable des dos-
siers,arrestations de sans-papiers
directement au guichet …D ’après
un récent rapport de la Cimade,
les étrangers seraient en général
mal accueillis dans les préfectures
et notamment à Marseille.«Le
site de la rue Saint-Sébastien (6e)
n ’est en effet plus en phase avec
les besoins actuels,
reconnaît
Didier Martin,secrétaire général
de la préfecture des Bouches-du-
Rhône.Des travaux ont quand
même été réalisés,comme la mise
en place de guichets spécialisés
pour orienter le public.»

Dans son rapport,la Cimade dé-
nonce également la reprise des
arrestations d ’étrangers sans-pa-
piers (cinquante-six cas recensés
à Marseille en 2007)directement
à la préfecture.Démentant tout
piège tendu aux sans-papiers,la
préfecture reconnaît quelques ar-
restations «au compte-gouttes »,
mais «seulement en cas de pré-
sentation spontanée,jamais après
convocation postale,comme ce
pourrait être le cas dans n ’importe
quel lieu public »
.        Sa.M.

Rions un peu avec la secrétaire d'Etat à la Ville

Fadela Amara vient de présenter aujourd'hui son grand plan pour redynamiser les banlieues. A côtés de quelques idées simples mais efficaces (style généraliser les bus pour emmener les enfants de banlieue dans des écoles de centre-ville), se pose, comme d'hab', la question des moyens.

Après une longue concertation pour "faire un diagnostic" (paske jusqu'à présent on avait visiblement du mal à voir pourquoi les habitants des cités n'ont pas le moral), Fadela annonce un milliard d'euros dont, accrochez vos ceintures, 500 millions pour "désenclaver" les quartiers et développer les transports en commun.

Sachant que les deux lignes de tram de Marseille ont coûté 470 millions à elles seules, soit Fadela se fout de la gueule du monde, soit l'enveloppe sert uniquement à aider les collectivités locales, qui devront mettre elles-mêmes la main au portefeuille, soit cette somme sera destinée uniquement à des bus en site propre, beaucoup moins chers et beaucoup plus rapides à mettre en service.

Cette semaine, avec Sandrine, on se disait que le réseau de transports en commun de Paris a mis plus de deux générations (1900-1970) a atteindre la maturité. Marseille et le reste de la "province" ont encore du temps devant elles.

 

Raoul Duke,  piéton à son corps défendant

 

15/06/2008

Pas mieux

C'est une petite phrase, comme ça, surgie au détour d'une interview et qui prend soudain une envergure insoupçonnée. Mardi je discute avec Séverine Robillard, présidente de l'association Afibiaac, qui vient d'obtenir en justice le droit pour des enfants allergiques de manger avec leurs copains, dans les cantines des crèches municipales.

On discute un moment des motifs du jugement, de la façon de l'appliquer concrètement dans les cantines, et puis je finis par lui demander si elle est contente d'avoir gagné après ce long combat (presque deux ans de procédure). "C'est une victoire pour nous, c'est vrai, dit-elle. Mais en même temps c'est simplement faire appliquer à Marseille ce qui se fait partout ailleurs en France."

Et là jouez hautbois résonnez musette, je me dis que cette phrase est tellement vraie et pourrait s'appliquer à tellement de choses dans cette ville : avoir un  métro ouvert jusqu'à 22h30 en semaine, quelle merveille, avoir des terrains de foot en libre accès, génial, avoir une vraie coopération intercommunale, quelle bonne idée ! Marseille, le pays où on a du soleil et la mer et le reste, ben on s'en fout...

 

Raoul Duke, docteur en c'est quand même un peu gâcher

 

08/06/2008

Micro (d'argent) dans les dents

Le 3 octobre prochain, NTM fera son grand retour à Marseille sur la scène du Dôme. Un team-up avec IAM, un temps évoqué, a été refusé par les rappeurs marseillais qui prennent ce genre de décisions "à l'unanimité", disent-ils.

Etant fan des deux groupes, leur décision me chagrine, mais elle peut se comprendre. Avant de reformer NTM, Kool Shen ne s'était pas privé de tacler IAM en s'en prenant à ces groupes "qui restent sur scène depuis plus 20 ans" et qui feraient mieux d'arrêter.

Quelques semaines plus tard, le duo parisien décidait de faire renaître NTM. Y a pas que les Marseillais qui ont que de la bouche...

 

Raoul Duke, rap français old school

 

25/05/2008

Eeeeeh dis, toi ! Tu aimes jouer les statues de sel ?

 
 
Après les flashrue de Lieux Publics, voilà un nouveau happening urbain des plus sympas : la version marseillaise du freeze ! L'inscription pour les prochains, c'est
 

En ce dimanche de gris et d'orage

A tous ceux qui doutent encore que Marseille soit devenue une ville touristique : une boutique de souvenirs - pas une échoppe, un magasin ouvert toute l'année, qui ne fait que ça, pas de presse, pas de tabac - a ouvert sous les arcades au quai du Port. Et même par ce temps maussade, il attire du monde. Marseille, pas encore tourista, déjà un peu marina.

 

Raoul Duke, marseillais immigré 

23/05/2008

Qui a brisé le vase de Soisson ?

Le rassemblement des dockers et agents du port mardi a tourné à la baston avec les CRS*. A qui la faute ?

D'emblée, en début de manif, les forces de l'ordre interdisent aux grévistes de se poster devant la mairie. Pas question leur donner la possibilité de caillasser directement la façade si ça tourne mal.

On se jauge pendant deux bonnes heures. Quelques discussions entre flics et grévistes, quelques insultes ("tu essuyeras le con de ta femme avec !" lance tout de même un docker à un CRS qui décroche une banderole accrochée aux barrières anti-émeutes)...  Ca reste malgré tout bon enfant. Mais tout s'accélère quand la délégation syndicale sort de la mairie, et veut faire son rapport aux manifestants.

Les cinq-six élus CGT veulent parler depuis un des bancs ronds en métal installés devant la mairie. Les RG ne veulent pas. "Si on se met au milieu de tout le monde, on va pas nous voir", avance un syndicaliste. Bizarre : il suffirait pourtant de se jucher sur la cabine des quatre engins de chantier que les grévistes ont amené avec eux pour être parfaitement visible de la foule, sans lui faire franchir le cordon de CRS...  

Mais les syndicalistes persistent. Tout en appelant au calme dans un mégaphone, ils demandent aux grévistes de se rapprocher. Quelques dockers commencent à bousculer les flics pour tenter de passer. Ceux-ci les repoussent, et la baston démarre.  

Au final, après presque une heure d'émeute, Pascal Galéoté (CGT port) et Stéphane Stamatiou (CGT dockers) font le bilan : "Aujourd'hui ce sont des pères de famille qui ont manifesté. On est venu tranquillement, on a rien cassé, pas une voiture, pas une vitrine**. Le gouvernement tente de faire passer un message de fermeté. Nous on vient dialoguer, et on prend des lacrymos. Les portuaires sont pas des enfants de choeur, ce sont des hommes, des vrais. S'il faut le montrer, on hésitera pas."

Si on faisait du mauvais esprit, on dirait que nos vaillants portuaires venaient de le démontrer le matin même. Mais bon c'était pas le but de la manif...

 

Raoul Duke, apprenti streetfighter 

 

*Récit dans 20 Minutes, et dans LibéMarseille

**Ce qui est vrai, au demeurant. Une voiture de police municipale vandalisée dans le feu de l'action, mais aucun bien privé endommagé. 

22/05/2008

Mea maxima culpa

Nico a raison, je poste trop peu souvent, et en suis fort marri. Pour vous éviter de venir sur le site pour rien, je vais tenter la mise en place de la Newsletter. Inscriptions en bas de la colonne, à gauche :-)

 

Raoul Duke,  docteur en journalisme

26/04/2008

Belsunce Breakdown

Gerry Meaudre, réalisateur du documentaire Marseile Transit sur France 5, est un type passionnant. En plus d’avoir un œil photographique (il faut voir ses images de Belsunce, notamment celle des enfants regardant les pelleteuses en action depuis un balcon), le bougre dispose d’un œil acéré pour décortiquer la réalité d’un quartier.

Morceaux choisis que je n’ai pas eu la place de mettre dans son interview, une heure magnifique de discussion sur Belsunce, Marseille, et cette haine que la ville entretient pour son centre populaire :

"La production a eu du mal à accepter qu’on n’arrive pas comme ça dans un quartier. J’ai loué un appartement à angle de la rue Thubaneau et des Récollets, j’ai pris plusoieurs mois, j’ai pris mon temps dans les cafés, j’ai tourné avec des gens qui connaissaient bien le quartier, pour établir un rapport de confiance."

"Ce n’est pas un quartier dangereux mais les habitants sont tellement agacés, on les a tellement montrés du doigt que quand ils voient un journaliste ils disent c’est pas un zoo ici ou alors ils veulent absolument vous montrer ce qui se passe chez eux."

"J’ai essayé de trouver des gens qui n’étaient pas des portes-parole autoproclamé des quartiers."

Dans dix ans, une bonne partie de Belsunce sera probablement chinoise. Les Chinois s’implantent le long de la Méditerranée, car les villes du Nord sont saturées. Ils ont commencé par Naples, et maintenant ils arrivent à Marseille.

"La rue Thubaneau est une véritable catastrophe. On se demande ce qui se passe au sein des équipes d’urbanistes. Une rue fonctionne par son hétérogénéité. Si on ne fait que logement et si on transforme tout les rez-de-chaussée en locaux d’artiste, ça va se fermer. Les artistes ont besoin d’intimité, ils ne se donnent pas en spectacle en permanence. En bannissant les cafés, tout les lieux de convivialité, on en a fait une rue morte, lyophilisée."

"Il y a une tendance à laisser pourrir le quartier pour justifier des grands mouvements de reconquête."

28/03/2008

J'ai fait un rêve

Bruxelles, ville très comparable à Marseille en termes de population et de superficie*, a remanié son réseau de bus de nuit.

Dorénavant, les vendredi et samedi soirs, vingt lignes parcourent la capitale au rythme d'un bus toutes les 20 minutes, jusqu'à 3h du matin.

Le service de nuit a une tarification spéciale : 3€ le voyage**. Cher mais tout de même meilleur marché qu'un taxi. Le restant de la semaine, les principales lignes de bus, métro et tram voient leur dernière rame partir vers 0h30 - 1h du matin, à 1,5€ le ticket**. 

Bruxelles est capitale de l'Europe, me direz-vous. Ça aide, mais Marseille ne veut-elle pas être capitale de l'Euroméditerranée ?

En plus, de nuit, un réseau de bus c'est efficace puisqu'il n'y a plus de bouchon. La RTM planche sur la question, nous avait certifié en janvier dernier Josiane Beaud, directrice générale.

Jusqu'à  présent, Marseille bénéficiait royalement de dix lignes de nuit, entre 22h et 1h, à raison d'un bus toutes les demi-heures, voire toutes les heures.

On croise les doigts. De toutes façons, ça peut pas être pire.

 

Raoul Duke, apprenti urbaniste 

 

*Un million d'habitants pour les deux agglomérations, sur 160 km2 pour Bruxelles et 150 km2 pour Marseille, auxquels s'ajoutent 80 km2 de calanques.

**Prix du billet solo : il y a évidemment possibilité d'avoir des réducs via des cartes 10 voyages ou des abonnements. 

15/02/2008

Des deux mains

Le site de sorties Cityvox a eu la bonne idée de lancer un système de pétition en lignes à l'occasion des municipales. En gros, ça fonctionne un peu comme un blog : vous postez votre sujet de pétition, et les internautes le signent. S'il atteint le millier de signatures en ligne, la pétition est transmise à l'autorité que vous avez indiquée en enregistrant votre pétition.

Les Marseillais et les Aixois ont déjà créé une dizaine de pétitions. La plupart tourne autour de l'environnement, des transports et de l'accès à la ville pour les handicapés. Avec, au milieu, une petite perle  : une pétition qui vise "pour contrer toute idée fantasque avant qu'elle ne germe", à empêcher la délocalisation de Notre-Dame de la Garde sur l'île du Frioul. Mettant exceptionnellement en veilleuse ma neutralité journalistique, j'ai signé cette pétition.

 

Raoul Duke, journaliste engagé 

25/01/2008

Faudrait savoir, Bernard

Après avoir appelé "à ne pas tomber dans l'auto-dénigrement", Bernard Latarjet, directeur général de Marseille-Provence 2013, doit faire l'exact inverse : appeler à ce qu'on ne s'emballe pas en disant que Marseille, capitale européenne de la culture, c'est dans la poche.

Car Télérama n'en démord pas : "Reste Marseille ! Celle que tout le monde considère comme favorite, grâce à sa position géographique et au thème de son projet, tourné vers l'euro-Méditerranée."

Toujours dans Télérama, Latarjet démend illico : "On n'est pas favoris, c'est de l'intox ! Les quatre villes [Toulouse, Lyon, Bordeaux et Marseille] ont des chances égales." Tant que le jury ne se penche pas sur les heures de fermeture du métro, s'entend.

 

Raoul Duke, master cool-headed

  

20/01/2008

Sans pub

Cri du coeur de François Fillon, premier ministre, en visite à Marseille lundi :

"Plus Belle la Vie est la preuve que de ce que le service public peut faire comme programme de qualité."

Personne n'a semble-t-il eu le temps d'expliquer à Fillon que Plus Belle est produit par Telfrance, société tout ce qu'il y a de privé, et achetée ensuite par France 3, comme un bon épisode de NYPD Blue, série évidemment nulle affreuse violente et ricaine de surcroît.

08/01/2008

Sans commentaire

Parmi les facteurs qui compliquent le problème du logement dans les Bouches-du-Rhône, Michel Sappin place notamment "le problème des familles un peu bizarre avec de la polygamie. Il y en a plus ici que dans le Lot".

Repris de volée par Fred Guilledoux, de Marseille L'Hebdo, le préfet précise sa pensée :

"La polygamie, quantitativement ce n'est pas crucial, mais ça joue une rôle, ça complique le relogement des familles. Pendant des années, on en parlait pas. Moi je suis membre du Haut conseil à l'intégration, et je pense que c'est une question qu'on ne peut pas éluder." 

07/01/2008

Quand le commerce va, tout va

Michel Sappin, préfet des Bouches-du-Rhône :

"Nous avons vu avec plaisir que Plan-de-Campagne fonctionne le dimanche et que cela répond à un besoin. Je trouve qu'il n'y a rien de scandaleux à cela."

De scandaleux, sans doute pas, mais en l'état actuel de la loi, c'est tout simplement illégal. Et il nous semblait jusqu'ici que le rôle des préfets était de faire respecter la loi... 

Grève du zèle

Michel Sappin, préfet des Bouches-du-Rhône, cet après-midi :

"Nous avons effectué 1 217 reconduites à la frontière*. Cela représente 96% de l'objectif fixé par le ministère, et pourtant je suis toujours là ! C'est la preuve qu'on a pas l'oeil fixé sur le compteur des chiffres".

Tellement pas qu'un agent du bureau des étrangers a fait arrêter en octobre dernier, en préfecture, un sans-papiers venu déposer un dossier de régularisation, alors que ce type d'arrestation a été déclaré illégal huit mois avant, et par rien de moins que la cour de cassation.

Mais si on commence à se soucier de détails, on ne fait plus rien.

 

*Expulsion de sans-papiers, en politiquement correct 

Le petit Stéphane est attendu à la locale 20 Minutes Marseille, le petit Stéphane

Radio Nostalgie nous a averti cet après-midi :

"Nostalgie remettra les clés de la voiture de Starsky et Hutch mercredi 9 janvier 2008 à 11h au Cinéaqua à Paris.  Stéphane X*, l’heureux gagnant du jeu concours organisé sur l’antenne en novembre dernier,  repartira de Paris pour Marseille d’où il est originaire, au volant de la Ford GRAN TORINO de la série culte !"

Et nous on a raté ce concours alors euh Stéphane, si tu es en ville, passe pour qu'on fasse une photo souvenir, c'est pour le blog...

 
 

*Nom zappé par la rédaction pour la sécurité du monsieur.

Oups

Suite à une erreur de manip de Hutch dans le tableau de bord, l'aspect de ce blog a été radicalement modifié. Toute la locale harcèle le service informatique pour comprendre où nous avons gaffé.

 

Raoul Duke, apprenti web codeur 

22/12/2007

Pas vu, pas pris

Jean-Claude Gaudin pense que les journalistes de Libé ont "les cheveux longs, les ongles sales et des pulls en serpillière". La belle affaire... Comme le dit Michel Henry, correspondant régional de Libé, interviewé par Marseille L'Hebdo, y a pas de quoi fouetter un chat dans c't'histoire.

C'est légitime et de bonne guerre de remettre Jean-Claude à sa place, mais faut-il lui en vouloir d'avoir des idées comme ça ? Ce genre de propos moqueur et / ou insultant, tout le monde en a, les journalistes les premiers, qui seraient fort marris si on les enregistrait lors de leurs conversations d'apéros entre collègues (ou tout simplement quand on discute entre nous, à peine sortis de conférence de presse).

D'ailleurs maintenant, chaque fois que je parle avec un confrère dans un lieu public, je vérifie s'il y a pas un micro à proximité. La transparence absolue, très peu pour moi.

 

Raoul Duke, docteur en science politique 

Rions un peu avec Standard & Poor's

Le marchand de sable est passé, la neige étend son manteau blanc et toi, fidèle lecteur, tu croyais pouvoir échapper à un post bien politico-financier sous prétexte que raaah allez quoi, c'est Noël ?! Mouhahahaha ! Petit canaillou, va !

Entre deux bouchées de bûche et un bisous à ta grand-mère, prends quand même le temps de te pencher sur cette info, relevée par Libé : aux Etats-Unis, un opérateur financier, ACA Financial Guaranty, s'est fait dégrader de douze niveaux d'un seul coup par la célèbre agence de notation Standard & Poor's.

ACA est passée en un instant de la note A à CCC, ce qui a fait fuir en courant tous les investisseurs et gravement handicapé ses clients parmi lesquels une filiale du Crédit agricole.

Quel rapport avec Marseille me diras-tu lecteur, qui te languis de retourner à ta bûche de Noël ? J'y viens. Comme l'a souligné le tout récent rapport d'orientation budgétaire de la communauté urbaine de Marseille, la situation financière internationale a un impact sur les comptes des collectivités locales, et donc sur tes impôts.

Pour faire court, si les banques sont dans la dèche because crise des "subprimes", elles ont moins d'argent à prêter et elles le prêtent plus cher. Donc les collectivités ont plus de mal à emprunter et se retrouvent confrontées à un choix cornélien : arrêter d'investir ou augmenter tes impôts.

Rien de bien neuf jusque-là. Ce qui est nouveau (pour moi du moins) c'est qu'une agence de notation aussi réputée que S&P puisse se rendre compte du jour au lendemain qu'une société est en fait douze crans au-dessous du niveau de fiabilité et de solidité auquel elle l'estimait jusque-là.  

Jean-Louis Tourret, adjoint (UMP) aux finances, répète à qui veut l'entendre que la mairie de Marseille est notée AAA- (ou AA- je sais plus) par les agences de notation, ce qui lui permet d'emprunter à des taux très favorables.

Quand je vois avec quelle acuité les agences de notations ont vu venir la crise des subprimes, et quand je me souviens des doutes sibyllins que la chambre régionale des comptes a exprimés sur la "sincérité des comptes" de la ville et de la communauté urbaine de Marseille, je me sens vachement rassuré.

 

Raoul Duke, standard et pauvre   

16/12/2007

Trop beaux pour être vrais

Déception : les magnifiques pins parasols qui ornent la nouvelle halle de la gare Saint-Charles sont des faux.

Un communiqué reçu ce week-end nous explique que leur tronc est "naturel" (?) mais tout leur feuillage est artificiel. Ces "arbres reconstitués" permettent de "donner une identité spécifique à un lieu en s'affranchissant des contraintes de la vie des végétaux", précise le fabriquant.

Je ne sais s'il faut s'en réjouir ou en pleurer, de devoir recourir à du plastique pour avoir de la beauté et "s'affranchir des contraintes de la vie".

 

Raoul Duke, apprenti jardinier  

 
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